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447- RiGOBERT ( s. ) y archevêque de Reims. Puni pnr la destitution etTexil , de sa fidélité à la première dynastie , il supporta sans murmure l'injustice de Charles-Martel ; et quand il pouvait recouvrer son siège » en bisant quelques sacrifiées h l'intrus » il ne voulut que la permission de finir ses jours dans le village qui l'avait vu naître. C'est ainsi que le sage , ou , ce qui revient an même , l'homme vraiment religieux , sait s'élever audessus de la puissance qui le persécute. Mort en 743.
Gemicoart.
448* RoBBB ( Jacques ) , ingénieur et géographe du Roi, est auteur d'un bon livre élémentaire sur la géographie , et de quelques ouvrages de littérature. Né en 1643^ mort en 1721. Soi^^ms*
449* RoBEBT 9 cardinal. Lorqu'en 1263, le pape Urbain lY donnait à la ville de Laon des preuves multipliées de son affection particulière , il décora de la pourpre romaine un simple religieux de l'abbaye de Stint-Vincent, dqpt il avait pu apprécier les vertus .et le savoir. Ce choix , non moins honorable pour celui qui le fit y que pour celui qoi en fut l'objet » causa sans doute autant de surprise h l'humble Robert qu'à la tourbe des esprits superficiek. Laon.
43o. Robert de Couci , architecte. Ce fut lui qui bfttit la cathédrale de Reims j qu'on regarde avec raison comme un des beaux monumens de l'architecture gotlùqoe » et dont les fondemens furent jetés en isii. Bendons grâce aux historiens de Reims de n'avoir pas
kissé périr un nom qui doit être cher à la religion et aux arts. Couci-le^Ckâteau.
45 1. Robert de Couci» le jeune ^ architecte. Nous leur avons la même obligation pour un autre Robert de Goucî» qu'il ne &ut pas confondre avec le précédent. Celui-ci fut chargé de continuer cette admirable église de Saint-Nicaise de Reims , ce chef-d'œuvre de hardiesse et d'él^ance » dont les arts déploreront à jamais la perte : il en fit la croix» le chœur et les chapelles. S'il est vrai que le caractère grandiose de l'arcUitecture gothique convienne de préférence peut-être aux édifices religieux , parce qu'il est lé plus propre à remuer l'imagination et à inspirer le recueillemtent , le dépar^ temé^t de l'Aisne ne doit pas moins se glorifier des deux Robert de Couci , que de François Blondel. Mort .eniSii. Couci'le- Château.
• 4^2. Robert de La Ferté-Milon , devint , en i84o^ abbé de Sainte-Geneviève de Paris , et général des chanoines régidiersde la congrégation de J^rance. La dignité de chef d'ordre qui fut le prix de ées. vertus, la sagesse de son gouvernement , l'humanité qui le porta à affranchir un village de la servitude féodale , voilà ses titres à la place qu'il occupe ici. S'il n'avait d^autre mérite que d'avoir transféré , d'une châsse de bois dans une châsse de vermeil, les reliques de la patronne de Paris, je consentirais qu'on louât sa pieuse magnificence : mais je. n'aurais pu céder au désir d'un de ses compatriotes qui, sur ce seul lait , le réputait digne d'être compté parmi les hommes célèbres duDéparteme^t. Il y aurait plus de
raison de prôner le talent de Torfévre, dont alors le travail fut regardé comme un chef-d'œuvre. Il ne faut pas confondre le Robert dont je viens de parler ^ avec un iiùire Robert , né à Marizj4e-Grand , près de La Ferté- Milon, qui parvint aussi , en 1426 > à la dignité d'abbé de Sainte-Geneviève y et qui mourut en i43s. Celui-là eut le malheur de tomber sous la domination des Anglais 9 et de se voir contraint de prêter serment de fidélité à leur roi. Il passa d'ailleurs pour un homme vertueux. Le premier Robert mourut en 1246.
La Ferté-MUon.
453. RocHECHouABT ( Jean - Frauçois - Joscph de) , cardinal et évcque de Laon , a honoré son beau nom de plus d'une manière. Il rétablit la paix dans son diocèse : il employa une partie considérable de son revenu au soulagement de l'indigence; et il servit l'état dans la carrière des ambassades. Il fallait toute sa sagesse , pour qu'il réussit dans celle de Rome , pendant laquelle on chassait de France les Jésuites , qui jouissaient d*une grande faveur auprès du Pape régnant. Louis XV l'avait cfiargé de faire , à Ricci, leur général, des propositions , au moyeh desquelles leur expulsion n'aurait pas eu lieu. La réponse de Ricci est connue : sint ut sunt , aut non sint. Il existe , à la bibliothèque de Laon , un autographe curieux du cardinal de Rochechouart : c'est un livret où il avait tracé, pour lui seul et en peu de mots , le portrait de tous les personnages qui, lors de son ambassade, composaient la cour de Rome. Mort en 1777. iMon.
454* Rochefoucauld (François L^ de la) , comte
de Rouci. Ni les grâces de l*esprit , ni une grande ré^ putatton militaire » ni même la fatoeur du Roi, ne purent le dérober aux poignards de laSt-Barthelemi. Rouci.
455. RocHBFOVCAtLi^ (Josias ou Jean-Josué de la ) , comte de Rouci » fils du précédent. Aimable et spirituel , il réunissait , dit le grave deThou , deux qualités héréditaires dans sa famille , l'enjouement et la yaleur. C'est de ces mêmes qualités qu'Horace composait Télo^ ge d'un des dieux oe la fable. Josias fut tué à Arques en i58g. Rouci,
456. Rochefoucauld (François II » de la)^ comte de Rouci» neveu du précédent. De grandes qualités personnelles » jointes h un beau nomi , le faisaient considérer comme un des chefs du parti protestant. On peut juger de son importance , par l'ombrage qu'elle faisait à la Cour. On le fit enlever de son château , pendant le siège de la Rochelle» la nuit du 32 janvier 1638 , et il ne fut relâché que l'année suivante^ , après qu'on se fut assuré de sa fidélité par un engagement solennel. Né en i6o5; mort en 1680. Rouci.
457* Rochefoucauld (Henri, delà), dit le vidame de Laon, fils du précédent. Il serait injuste d'omettre, dans une liste honorable, ce neveu, cet élève de Turenne, qui- avait droit de prétendre à tout. Heu?*.*, si quà fala aspera rumpat. Une mort trop prompte l'enleva au commencement de sa brillante carrière , et lorsqu'il s'était déjà montré digne des deux illustres
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familles auxquelles il appartenait. Il fut tué au siège de Mouzon » où il servait sous son oncle. BoueL
458. Rochefoucauld ( Gui de la ) » vidame de Laon^ neveu du précédent. Voici encore un jeune guerrier que poursuit la fatalité trop souvent attachée au titre de vidame de Laon. (Voyez Clacy, Craan et Montaigu). Gui avait les mêmes droits que son oncle Henri , pour arriver aux premiers honneurs militaires. Il trouva , comme lui , une fin glorieuse et prématurée au siège de Luxembourg en i684* Bouei.
459* Rochefoucauld ( Frédéric -Charles , de la), comte de Rouci , frère de Henri , était lieutenant-général » lorsque sa grande réputation militaire le fit appeler en Danemarck , pour y commander les armées en qualité de grand maréchal. Né en i633 ; mort en 1690. BaucL
460. Rochefoucauld (Marie-Charlotte , de la) , dernière abbesse de Notre-Dame de Soissons , oii elle finit ses jours» en 1806 » à Fâge de soixante-quatorze ans. Vrai modèle des vertus chrétiennes» elle supporta, avec une résignation angélique, Femprisonnement »les infirmités et Tindigence. Soiuons.
46 !• RoGirr (Jean de)» ou plutôt de Couci-Pinon , puisqu'il était de cette maison » porta dans Tordre de Piémontré » avec l'humilité d'un vrai religieux » des vues élevées et la capacité des afiaires les plus délicates. C'est ce qui fut reconnu à la cour d'Avignon où il résida»
comme procureur-général de son ordre. Il était consulté par tous ceux qui avaient à y traiter quelque chose d'important; et Ton se croyait certain de réussir, en suivant ses avis. Quand la dignité d'abbé-général vint à vaquer, il y fut promu toutd'une voix. Son gouvernement marque par un statut que l^istoire doit recueillir. On ù'avait pas encore érigé en principe Tinaliénabilité des biens ecclésiastiques, à laquelle le clergé dut le maintien de son crédit , quand il fallut être riche, pour être considéré : il fît arrêter , dans Un chapitre général, que les abbés ne pourraient, sous peine de destitution, aliéner ou hypothéquer les biens de leurs abbayes. On voyait son tombeau dans une chapelle de l'église de Prémontré , ^ù les ^seigneurs de Pinon avaient leur sépulture. Il mourut en i38i. Pinon,
462. RoNSiN (Charles-Philippe) , de méchant au-» teur dramatique , mérita par sa violence , de deveair général de l'armée révolutionnaire. Guerrier inepte , il se consolait de ses défaites par ses cruautés. Assez mal-adroit d'ailleurs pour se rendre suspect aux deux factions qui se disputaient le pouvoir, il finit par porter sa tête sur un échafaud en 1794; né en 1752. Soissons.
463. RoRicoN , évêque de Laon et chancelier de France ; fils naturel de Charles-le-Simple. Cet évêque , l'un des hommes les plus distingués de son siècle ', y figure avec éclat comme guerrier , comme homme d'état et comme savant. Mort en 976. Laon,
464* RosoY (Roger de), évêque de Laon , ne fot.
ni moins belliqueux 9 ni moins brillant que Horicon. Les Français. lui surent gré d'avoir ménagé le mariage de sa parente , qui descendait de Gharlcmagnc , avec Philippe - Auguste. Cette négociation lui fit d'autant plus d'honneur, qu'elle. fut traversée p^r la reine , femme de Louis-le-Jeune » lequel vivait encore. Mort en iso6. Bosoy.
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4^5. RoTHADB, évêque de Soissons. Moins &meux dans l'histoire de France qu'Hincmar de Laon » Rothade n'est pas moins célèbre dans celle de l'église par son démêlé avec Uincmar de Reims. Il fut aussi persécuté , déposé» emprisonné ; et il fut aussi rétabli par l'autorité pontificale sur son siège qu'il n'avait pas mérité de perdre. Mort en 871. Soissons.