‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliures (volume 2)Chapitre 45 sur 137 · Collection Léon Gruel · texte numérisé non relu

Collection Léon Gruel

Eëlioçi &. lmp E. Charreyre

RELIURE ADOS PRESERVATEUR

'XVIeSIECLEj

Estienne. La reliure est recouverte en veau estampé de roulettes à froid, et ornée aux angles de coins en cuivre ciselé avec cabochons; ceux du côté du dos sont reliés entre eux par une petite armature en cuivre, servant à retenir la peau préservatrice dont nous avons parlé plus

haut.

DROBET (Georges). — Malgré tous les détails que j’ai donnés dans mon premier travail (') sur Georges Drobet, il m’a paru intéressant de revenir sur le compte de ce relieur, au sujet de la société formée à Tours entre huit libraires et imprimeurs à la fin du xvie siècle qui, par suite des troubles de la dernière année du règne de Henri III, furent forcés de quitter Paris.

L’acte constitutif de cette société, dû aux recherches du D1 Giraudet, Tourangeau, a été publié avec des notes très intéressantes, à Tours, en 1877. Dans cet acte, nous voyons, parmi les huit libraires et imprimeurs asssociés pour la publication de divers ouvrages, figurer deux noms de relieurs : Georges Drobet et Abel Langelier.

L’association a commencé le 6 octobre i5c)i, et a duré jusqu’au mois d’octobre ïSgq. Georges Drobet quitta Tours, après avoir reçu de Henri IV le tirre de Maistre rellieur.

L’acte se termine par ce paragraphe : et a déclaré ledict de Robet ne savoir signer.

DROU François (Vassart Marie, veuve de). — D’un testament (2 3) en date du i5 octobre 1717, il résulte que la veuve de François Drou, libraire-doreur à Paris, parmi divers legs qu’elle fit à des cousines, à une filleule et à un filleul, donne et lègue à Agnès Cordier l'usufruit d’une rente sur l’hôtel de ville, portée dans un contrat qui est commun entre elle et le sieur Bailly, libraire-doreur.

Cet acte indiquerait qu’il a existé à cette époque des libraires faisant de la dorure, sans être pour cela relieurs. Mais je n’ai pu jusqu’ici retrouver autre chose sur François Drou ni sur son collègue Bailly qui ne doit pas être celui dont j’ai déjà parlé ("), ce dernier n’ayant été reçu Maître que le i3 novembre 1747; c’est-à-dire trente ans après l’établissement du présent testament.

1 . Manuel liist. et bibling. de l’ Am.it. de reliures. Paris, îS’ç.

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