RELIURE EXECUTEE DANS LE COUVENT DE ITHINGEN
époque à laquelle fut changée la dénomination de cette confrérie, qui s’appela Confrérie royale du Saint-Sacrement et de la Sainte-Vierge.
J’ai retrouvé aux Archives de la Seine (‘) le testament qu’il avait déposé le i5 janvier 1784, chez Mc Boursier, notaire à Paris. Il se résume dans cette clause : Je veux que tout ce qui reviendra et appartiendra de ma succession à la dame Dàuvergne ('), ma fille, soit et demeure substitué à ses enfants nés et à naître en légitime mariage, et au cas qu’elle décède sans enfans, à ses parens paternels que la loi appellera à sa succession.
ITHINGENN (Reliure exécutée dans le couvent de). — A Ithingenn (3 4), au xvic siècle, existait un couvent de Chartreux, dans lequel les moines, comme cela se faisait souvent à l’époque, exerçaient chacun un état ayant trait au livre; les uns étaient graveurs, les autres imprimeurs, d’autres enfin enlumineurs, scribes ou relieurs.
On en trouvera la preuve dans la notice consacrée à Ulric Sattner qui à la dernière page du « Spéculum morale » de Vincent de Beauvais auquel il avait rubriqué toutes les grandes capitales, a tenu également à ce que l’on dût par cette légende manuscrite : Per Ulricu Sattner pbrm diligentissime rubricatu et incorpatu anno 1478 qu’il en avait fait la relieure.
La reliure (l 2) reproduite ici a été exécutée par un moine relieur du couvent d’Ithingenn.
Couverte en veau, elle est décorée, sur les deux plats, de sujets religieux, comme cela se faisait presque toujours à cette époque. Le premier côté représente la Vierge tenant l’enfant Jésus, et au-dessous d’elle se trouve un ovale contenant un gril, emblème du martyre de saint Laurent, sous la protection de qui le couvent s’était placé.
Une banderolle sur laquelle on lit : Ithingenn, accompagne cette décoration.
Le second côté est orné de l’image de Saint-Laurent tenant son gril. Au-dessous, se lit encore ce même nom de Ithingenn.
Ces deux compositions sont entourées de roulettes à froid, ornées de tètes séparées les unes des autres par des feuillages et de petits compartiments, dans lesquels sont placées des légendes allemandes.
Deux fermoirs en cuivre gravé à lanières, complètent cette reliure qui recouvre un recueil de trois livres allemands, imprimés à Ingolstadt 1560-64 et 65.
Sur le titre, se trouve une inscription manuscrite de l’époque : Cartusice Itiingensis, et la garde du carton supérieur porte : Emptus a F. Benedicto priore indig = et sum Ittingam domi.