POUR LES FLEURS PRINTANIÈRES
Si l’on tient compte de l’esprit du temps et aussi de celui de la Princesse, cette al-
légorie semble montrer l’amour si fort que rien ne lui résiste, même le roc, qui se laisse entamer par une de ses flèches.
La même miniature se trouve reproduite en format beaucoup plus petit, au centre de la reliure, au milieu d’un semis de marguerites et de chiffres m. a.
entrelacés, placés dans de petits compartiments que
dessine une cordelière. Le tout frappé en argent. La devise grecque de l’intérieur est remplacée
i • P- Ovidii Nasonis faslortim libri. Venetiis, i5o8. — Collection du marquis des Ligneris.
par ces mots : Dieu guidera notre tourmente. Ce motif est l’ex-libris, la marque, l’emblème que cette princesse avait adopté.
MARIE DE MÉDICIS (Reliure exécutée pour). reçoit, sur un fond de maroquin rouge, des compartiments de filets or, remplis par une mosaïque vert olive et vert mousse, décorée de petits fers au pointillé d’une extrême finesse et d’une exécution
pariaite.
Elle recouvre un manuscrit sur vélin de la fin du xvic siècle, Prières chrétiennes O, dont les marges peintes sont finement découpées à la pointe.
Seize grandes miniatures à mi-
page et treize posé sur un dou-
ble triangle dans lequel on peut lire les initiales m. a. b. b. J’en donne ici le fac-similé.
La charmante reliure reproduite ici petites dans les marges ornent ce volume, dont l’intérêt capital réside dans la composition des onzième et trente -quatrième feuillets .
L’ornementation de ces feuillets est combinée pour Marie de Médicis, dont ils portent le nom dans la dentelle, accompagné à différents endroits de la couronne royale, des trois fleurs de lis de France, des besants des Médicis, du chiffre h. M., et d’un
i. Collection de Monsieur II. Walters.
Prières Chrétiennes. Manuscrit exécuté pour Marie de Médicis Reliure en Mosaïque, au fer pointillé
Paris. — lmp. R. Engelmanx.
MACE (Robert ou Robinet). — Robert ou Robinet Macé, deuxième du nom, était parent de Robinet ils faisaient fa-
Macè, im-
primeur a Rouen , en
Il s’établit à Caen où il exerça le métier de re lieur, en même temps que celui d’imprimeur, de 1 622 à 1 55 1 .
Lui et ses contempo rains, tels que : Plan tin , Pigou -