Voir : Reliures Monastiques
un ou plusieurs clous, et au bout de cette lanière venait l’ornement en métal qui, en décorant la tranche, se terminait par un œillet servant de fermeture et s’adaptant au bouton du premier plat.
J’ai rencontré sur certains volumes du xvie siècle un genre spécial de lanières qui dénote un soin plus recherché. Ces lanières, tressées en deux et trois branches, étaient employées pour les reliures que l’on considérait comme plus précieuses.
Le spécimen ci-contre est pris sur une reliure dont j’ai déjà eu l’occasion de parler à l’article des Aides (j). Les trois branches de la lanière sortent directement du plateau en bois du second plat, sans aucune attache en métal, et se terminent en perdant de leur largeur par un petit motif en cuivre dont l’extrémité forme œillet destiné à recevoir le bouton du premier plat. Il existe, à la Bibliothèque Nationale, quelques reliures très soignées avec des fermoirs de ce genre et qui ont été exécutées pour la bibliothèque de J.-Aug. de Thou.
Ce second spécimen est la reproduction d’une garniture de fermoirs à lanières du xvne siècle, remarquables par leur composition et parfaitement ciselés dans la partie de cuivre travaillé. Ces fermoirs décorent un petit in-quarto (0,22X0,15) : Martin Luther. Biblia sacra (en allemand). Wittenberg, 1662 (1 2).
LARCHER. — Garçon relieur qui fut pendu, en 1694, pour avoir relié des libelles infâmes rontre le Roi (Extrait du Journal manuscrit d’Antoine Bonneau).
LATERCULUM MAIUS. — C’est ainsi que, sous l’Empire Romain, on appelait le Grand Registre des Charges. La gravure que je donne en haut de la page suivante est extraite d’un volume in-folio : Notifia Provinciarum Imperii Romani. — Basle, ijj2.