‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliuresChapitre 17 sur 173 · RELIURE AUX ARMES ET AU CHIFFRE DE CHARLES IX · texte numérisé non relu

RELIURE AUX ARMES ET AU CHIFFRE DE CHARLES IX

lmp. Arents .

se trouvent toujours les Armes de France, encadrées dans un cartouche ovale, et quelquefois, sur le second côté, on voit sa devise : Pietate et Justifia. Il figurait dans la vente Didot, 1878 (*), une de ces reliures, composée de quelques filets qui servaient d’encadrement à quatre motifs formant coins. Au centre du premier plat, dans un ovale de forme se trouvaient les Armes de France, et au deuxième, deux colonnettes d’architecture, avec banderolles supportant la devise, accompagnées de sept petits chiffres double C enlacés et couronnés, posés en semé.

La Bibliothèque Nationale possède une reliure qui, par son origine et sa destination, est très intéressante (1 2 3); car, d’après une inscription qui se lit au recto du volume, on voit que Catherine de Médicis fit exécuter, en 1561, cette reliure pour être placée dans la Bibliothèque Royale de Fontainebleau en mémoire de Henri II: « Catarina Medicea, regina conjux, pientiss. hune librum in regiani « banc Fontenebleam bibliothecam, ad memoriam Henrici II, Gai. regis mariti sanctiss. « sempiternam ponendum curavit. Calend. Mar. an. post natum Christian. MDLXI. »

J’en donne le fac-similé ; ce volume, couvert en maroquin rouge, est décoré d’une composition dont le principal motif est un semé de doubles C couronnés, avec un double K également couronné. Au centre, on remarque un cartouche ovale dans le haut duquel figurent les Armes de France, accompagnées des mêmes chiffres: et le tout est encadré dans plusieurs filets d’or, mêlés de filets à froid.

A la suite d’une découverte faite il y a quelques années, par M. Lortic, nous savons que Claude Piqué (3) était le relieur attitré de Charles IX; mais il ne nous est pas possible de reconnaître si telle ou telle reliure dans le genre de celles dont je viens de parler, a été faite par cet artiste. Car, je l’ai dit plus haut, il est excessivement rare que les reliures de cette époque portent une mention quelconque, indiquant le nom de l’artiste à qui on les doit.

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