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« que Boyer mon relieur fera. » — Quoique le nom de Boyet soit écrit ici d’une manière diffé-
et pour le trésorier Bellanger.
Un des spécimens les moins contestables de la manière de cet artiste (et je parle ainsi en
de maroquin constitue ce qu’on appelle les reliures doublées. Ce genre de travail était tout- à -fait nouveau à cette époque, et quelques uns prétendent que Boyet en était l’inventeur. Cela est
de reliure. Boyet, comme l’autre maître, employait pour ses dorures les fers gravés au pointillé. C’est même sur ce détail, et aussi sur le dessin de ses bordures, dont voici un échantillon, que s’appuie l’opinion qui lui attribue les meilleures reliures de cette époque.
relaté n’est pas à son avantage; car les livres reliés par lui, notamment les Elzéviers, couverts en maroquin bleu doublés de maroquin rouge, étaient courts et d’une exécution médiocre.
M. P. Deschamps a publié, en 1880, sous le nom de Jean Poche, dans les Miscellanées bibliographiques, des comptes de reliures parmi lesquels il s’en trouve un de Boyet fils qui est ainsi conçu : « Je reconnais que Monsieur Anisson, Directeur de l’Imprimerie Royale, ma payé a la somme de seiçe cens soixante et dix-sept livres, pour solde et entier paiement des livres reliés pour le « compte du Roy par feu mon père et depuis son décè^ jusqu’au mois d’ Août 1777. — Fait à Vienne, « ce 10 Septembre 1777. Boyet. »
BRADEL (l’Aîné). — Pendant toute la durée du xvme siècle, nous trouvons plusieurs Bradel ayant exercé l’art de la Reliure. Ils étaient sans doute les descendants d’anciens libraires qui vi vaient en 1588; car d’après Lacaille (3), vers ce temps, un nommé Marin Bradel fit imprimer
rente, l’artiste dont parle Fléchier est sans aucun doute le même qui relia pour le Comte d’Hoym
attendant qu’il me soit donné d’en retrouver d’autres à l’abri de toute discussion), nous est fourni dans les reliures exécutées pour la Marquise de Chamillart (I). Elles peuvent être regardées comme le plus beau type des travaux attribués à ce relieur. Elles sont très finies; l’intérieur fait
discutable : et sur cette question, je reste convaincu, jusqu’à preuve du contraire, que Florimond Badier (2 3) est le premier qui ait fait ce genre r
Luc-Antoine Boyet figure sur la Liste des Maîtres Relieurs et Doreurs qui doivent payer la Confrérie de Saint-Jean-l’Évangéliste, érigée en l’Église des RR. PP. Mathurins en 1718.
BOYET Fils (Étienne) a Vienne. — Ce relieur, fils du précédent, est également cité dans la Vie du Comte d’Hoym, comme ayant travaillé pour le Baron de Hohendorff. Ce qui y est