Voir aussi : Communauté
« parisis; outre et pardessus lesdits douze deniers parisis; et sur ceux qui seront doresnavant « créez Libraires, Écrivains, Enlumineurs, Relieurs de livres, et Parcheminiers, qui voudront « tenir ouvroir, avant qu’ils puissent tenir iceluy, et qu’ils soient en ladite Confrérie, vingt- « quatre sols parisis; et sur les nouveaux Apprentifs desdites sciences et industries, huit sols « parisis pour une fois seulement, avec un denier parisis pour chacune semaine, sur chacun « homme desdits estats tenant ouvroir en ladite ville. Et semblablement qu’aucun Maistre n’ait « ou tienne valet gagnant argent, qu’il ne soit de ladite Confrérie, et paye lesdits douze deniers « parisis, avec un denier parisis par chacune semaine, pour toutes lesdites sommes convertir et « employer par lesdits Maistres, ou leurs Commis et Députez au divin service de ladite Con- « frérie, et autres dépenses et affaires d’iceux Confrères. »
Ordonnance du 21 Août 1686. — « Ne seront à l’avenir élus aucuns Maistres de Confrérie « en ladite Communauté, et sera ladite Confrérie administrée par les deux adjoints derniers en « charge, ausquels sera payé annuellement par chacun Maistre de la Communauté, trente sols, « au jour et fest.e de Saint-Jean-Porte-Latine, et douze livres une fois payées par chacun des « Maistres qui seront receus à l’avenir; seront lesdits deux adjoints tenus rendre compte de leur « administration, pardevant les Syndics et Adjoints en charge, les anciens Syndics et les deux « derniers Adjoints sortis de charge seulement. »
Extrait des Statuts et Réglements de 1750, Titre XII, Article XLIV. — « La Confrérie « sera administrée par les deux derniers Gardes en charge, à l’effet de quoi il leur sera payé « par chaque Maitre, au jour de sa réception, douze livres ainsi qu’il est porté par l’article xix, « et quinze sols par chaque Maitre et veuve de Maitre de ladite Communauté, pour droit de « Confrérie au jour de Saint -Jean-Porte-Latine; sans toutefois que les recettes et dépenses de « la Confrérie puissent être confondues avec celles de la Communauté, ni entrer dans le même « compte. »
Article XLY. — « Le premier des deux derniers Gardes en charge rendra compte de la « recette et administration des deniers et effets de la Confrérie, en présence de la Communauté « assemblée, de la même façon et manière et dans le même temps porté par les articles xxxvi k et xxxviii. »
CONGNÉE (Mathieu). — Dans les Comptes du vieux Louvre, à l’époque de Charles V, nous trouvons (J) un certain « Mathieu Congnée, lieur de livres, pour avoir relié et couvert « de nuef le messel de la grande chapelle dud. Louvre XX s.p.
ropographie historique du vieux Paris. — Comptei
« Led. pour avoir relié et couvert plusieurs comptes, tant ordinaires comme des aydes pour la « délivrance du Roy Jean dont Dieu ait l’âme, comme plusieurs autres besognes de son mestier « pour les nécessitez de lad. chambre des comptes; les partie en un rolle, etc. IIII I. XIIIIs.p.
CORNEILLE. — « Au xive siècle, il existait à Harlem un vieux Relieur nommé Corneille « qui raconta à son élève Nicolas Gellius l’histoire de Laurent Coster (x). » — Ce Laurent Coster a vécu de 1370 à 1439; on peut en conclure que le Relieur Corneille lui était contemporain et que son élève Nicolas Gellius travaillait au milieu du xve siècle.
CORVIN (Mathias). — « Le maroquin, ou plutôt son emploi, fut imaginé par le roi de « Hongrie Mathias Corvin (1 2 3 4), bibliophile passionné dont les volumes sont estampés de sa « marque : un corbeau tenant dans son bec un anneau d’or. »
« Ce roi (?) entretenait à Llorence quatre fameux copistes qui étaient uniquement occupés à « lui transcrire tous les auteurs Grecs et Latins les plus célèbres; il mettait en besogne une foule « d’ouvriers venus d’Italie, qui donnaient à ces volumes, presque tous manuscrits, un vêtement « digne d’eux. Us étaient reliés en maroquin de couleur, rehaussés de dorure et de peintures, « avec des fermoirs en or et argent. L’art des Relieurs Italiens brillait de toute sa splendeur dans « cette bibliothèque. » — (Deuxième moitié du xve siècle.)
COSMANT (Antoine). — Antoine Cosmant est mentionné sur la Liste des Maîtres Relieurs et Doreurs de l’Université de Paris (année 1770) comme Relieur de Monseigneur le Dauphin. Reçu Maître le 10 Juillet 1741, il fut élu Garde de la Communauté en 1759, avec Jean-Martin Aubert. Il demeurait rue des Carmes.
COURTEVAL. — Courteval exerçait à la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci. Ses reliures étaient très soigneusement faites. Je donne l’étiquette qui lui servait de COURTEVAL signature et qu’il collait à l’intérieur, en haut du premier plat. Ce relieur
r b 11 eu r , figure sur Y Almanach du Commerce pour l’an 7, où il est porté comme habisite des carmes , n®. i tant au n° Xj rue fies Carmes (4). Comme la plus grande partie de ses travaux fut exécutée depuis la Révolution, et que du reste ses meilleures reliures datent de cette époque, je ne fais que mentionner le nom de cet artiste dont je n’ai pas à m’occuper ici.