RELIURE EXECUTEE PAR JEHAN COMPAINS
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Statuts et Réglements de 1750: « L’apprentissage expiré, les Apprentis sont tenus de « servir les Maîtres pendant trois ans en qualité de Compagnons, avant de pouvoir parvenir à la « Maîtrise (*) (art. xm). Il est défendu à tous Compagnons de s’assembler en corps, sous prétexte « de Confrérie (1 2 3 4) ou autrement, ni choisir aucun lieu à ce destiné, ni d’exiger d’argent pour « faire bourse commune, pour banquets ou assemblées, sous prétexte de Confrérie (art. xvn).
« Aucun Maître ne peut recevoir de Compagnon sortant de chez un Maître, sans que ce der- « nier ait justifié comme il est libre et qu’il sait bien travailler, et qu’il n’y a aucune plainte « à faire contre lui (art. xix). »
COMPAINS (Jehan). — Au commencement du seizième siècle, en 1504, vivait un Relieur du nom de Jehan Compains. Le spécimen reproduit ici représente une Reliure renfermant un in -8°: Sermones fratris Gabrielis Barelete ordinis predicatorum. Litgdun. — ijo4 ■ Couverte en veau brun, elle est estampée à froid de compartiments, dans lesquels se voit un dessin courant composé de feuillages gothiques et de petits médaillons superposés qui renferment des animaux allégoriques. Au centre, dans la longueur, on lit en caractères Renaissance et en français cette légende, qui est la signature du Relieur : iehans . compains . me . fist. Cette Reliure, de facture française, est à ais de bois, d’un aspect lourd comme toutes celles de cette époque et les deux côtés présentent le même dessin. Elle fait partie de la réserve de la Bibliothèque Nationale (3).
CONFRÉRIE (4). — Au Moyen-âge, les artistes de tous les métiers, et par conséquent ceux qui nous intéressent ici, les Libraires, Imprimeurs et Relieurs, se réunissaient en Corporation. Cette association qui donnait à ses membres plus d’importance et les rendait solidaires les uns des autres, devenait presque toujours la Confrérie du métier auquel ils appartenaient. Chaque Corporation avait sa bannière, portant le blason marchand de la Communauté et se plaçait généralement sous la protection soit de Dieu, soit de la Vierge ou d’un Saint qu’elle honorait et fêtait à certaines époques de l’année. C’est ainsi que la Corporation des Libraires, Imprimeurs, Relieurs et Doreurs de livres composait la Confrérie de Saint-Jean-Porte-Latine.
Voici quelques Ordonnances relatives aux Confréries, depuis l’année 1467 :
Ordonnances royales de Louis XI, données a Chartres, au mois de Juin 1467. - — « Ordonnons qu’iceux Confrères Maistres, ou leurs Commis et Députez, puissent sur chacun « Confrère demeurant présentement en nostre-dite ville de Paris, prendre et lever quatre sols