‹ Manuel historique et bibliographique de l'amateur de reliuresChapitre 97 sur 173 · Voir ce nom · texte numérisé non relu

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D’après un grand libraire du temps, Gabriel Martin, c’est alors que le Comte d’Hoym aurait commencé à former sa bibliothèque. Si, comme diplomate, il n’a joué qu’un rôle assez effacé, le Comte d’Hoym personnifie à son époque le bibliophile savant et délicat; aussi les volumes reliés à ses armes qu’on retrouve aujourd’hui sont-ils toujours extrêmement recherchés. Une grande partie des livres et reliures qui composaient sa bibliothèque, provenait des Collections de Colbert, et Du Fay.

amateur faisait travailler Boyer (1 2 3) et Du Seuil.

Boyet relia la plus grande partie des livres de la bibliothèque du Comte d’Hoym; il travailla pour lui jusqu’à sa mort (1733). Dans les comptes de sa maison, on trouve portée au journal du grand livre pour 1725 et 1726, une somme de huit cent quarante livres qui lui aurait été payée le 21 décembre pour frais de reliures. — Toujours suivant l’ouvrage du baron Bichon, nous voyons d’après les sommes payées par Milsonneau après la mort du Comte d’Hoym, que ce dernier occupait trois relieurs et un doreur de livres. Padeloup aurait reçu neuf cent quatorze livres de 1732 à 1738; Boyet cent quatre-vingt-trois livres le 14 avril 1732; Girou deux mille sept livres dix sols; et Bailly, doreur de livres, cent trois livres {}).

Une lettre de Hoym à Montargon (J), nous apprend que notre

NSTITUTION DU CORPS DE LA LIBRAIRIE (Première). — Dans la première Institution du Corps de la Librairie, c’est-à-dire par Déclaration de Louis XII, donnée à Blois le 9 avril 1513, les Libraires, Relieurs, Enlumineurs et Escrivains jurez de l’Université de Paris, sont affranchis, quittes et exempts de « la contribution de l’Octroy et Impost de Trente mille livres accordé au « Roy, par la ville de Paris. »

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