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Vie du Comte d’Hoym, tome I, page

Par la même Déclaration, sont aussi entièrement affranchis de tout droit tous les produits des Libraires, Relieurs, Enlumineurs et Escrivains, tels que : livres reliés ou non reliés, chefsd’œuvre, etc.

Cette fraction justement réputée du Corps de l’Université de Paris se composait de trente membres répartis ainsi :

24 Libraires, 2 Relieurs, 2 Enlumineurs, 2 Escrivains.

On voit donc qu’à cette époque, il n’y avait que deux Relieurs; l’imprimerie qui depuis son invention avait sensiblement développé le nombre des libraires, fit croître aussi celui des Relieurs et Doreurs : et plus tard, ces professions furent confondues, le Relieur devenant Libraire; et le Libraire faisant le métier de Relieur.

Les deux premiers Relieurs qui inaugurèrent cette institution furent : Guillaume Eustace et Pierre Roffet (j).

ACQUES ou JACOB, fils de Vincent l’enlumineur. — Cet intéressant spécimen moyen-âge est la reproduction d’une reliure, exécutée en Allemagne à la fin du xve ou dans les premières années du xvie siècle. Elle recouvre un manuscrit (1 2) provenant du Couvent de Bœdingen dans le Cercle de Siegen (Westphalie) et porte la signature du moine qui l’a faite. Les plats sont estampés à froid d’un milieu agrémenté de filets renfermant huit médaillons ornés d’animaux de toute sorte; une première bordure composée de caractères gothiques nous donne le nom du moine relieur, car on y lit: jacobus : filius : vincentii : illuminatoris ; et le second encadrement qui termine cette composition est constitué par des compartiments lozangés de formes régulières, dans lesquels se trouve placé un petit quatre-feuilles.

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