DU TISSU CELL. ET DES PARENCH
dans la péricardite, à la suite de laquelle on trouve et îe péricarde malade et la substance du cœur plus ou moins altérée. Les symptômes de la cardite sont si fréquemment obscurs, que M. Gorvisart (^Essai sur les Maladies du Cœur , 2^ édit.) a établi la division de cette phlegmasie en cardite occulte et en cardite manifeste. Il rapporte plusieurs observations de ces variétés, qui peuvent être, l’une et l’autre, aiguës ou chroniques.
Les plus fréquentes des terminaisons de la cardite sont la suppuration , des ulcères et la gangrène.
Traitement. Il doit être le même que celui de la péricardite; mais l’obscurité de cette affection empêche souvent de recourir à un traitement méthodique.
GENRE VL Hépatite,
Synonymie. Hepatitis ^ Sauvages, Linnæus , Yogel, Sagar, Boerhaave , Hoffmann, Juncrer , Cullen.
Prédisp. et causes occas. Tempérament mélancolique , passions vives et contrariées ; exposition prolongée à un ciel brûlant ; présence de concrétions biliaires dans la vésicule du fiel ; suppression des hémorrhoïdes ou des menstrues ; coup violent sur la région du foie , chute sur cette partie ; ou , par une sorte de commotion générale, chute sur les pieds, les genoux ou les fesses ; plaies de tête , fracture du crâne; abus des liqueurs alcooliques , des drastiques et des émétiques ; répercussion brusque de quelque éruption cutanée.
Symptômes, Douleur sourde et profonde, avec un sentiment de pesanteur et de chaleur dans l’hypo-
PIILEGMASIES
chondre droit et dans l’epigastre; decubitus sur le côte gauche plus pe'nible que sur le côté droit; souvent teinte jaunâtre des yeux ou de la peau; constipation ou selles blanchâtres , urine jaune. Si Fin- ^ llammation occupe plus particulièrement la partie concave, la douleur a l’hypochondre n’augmente pas par la pression extérieure; il y a des nausées, des envies de vomir, soif ardente ; la langue est recouverte d’un enduit verdâtre. L'inflammation occupet-elle la partie convexe du foie , la douleur est plus superficielle; elle augmente par la pression et par la toux , se propage au cou , à la clavicule , à l’épaule ; rhypochondre droit est tuméfié ; le décubitus sur ce côté est impossible , la respiration difficile et accompagnée de toux.
L’hépatite est aigue ou chronique : dans ce dernier cas , elle est souvent difficile a reconnoître.
7 Cette maladie se termine , i®. par résolution , qui a lieu vers le septième jour, et est accompagnée d’une hémorrhagie du nez par la narine droite , d’un flux hémorrhoïdal , de l’apparition des menstrues, d’une urine abondante , de déjections bilieuses , de sueurs. 2°. Par suppuration : elle est annoncée par une chaleur incommode et un sentiment de pesanteur dans l’hypochondre , la gêne de la respiration, des alternatives de sueurs et de frissons , des exacerbations vers le soir, la chaleur de la paume des mains ^ un sommeil agité. L’abcès peut se faire jour au dehors par l'hypochondre droit , ou pénétrer dans la cavité thoracique , dans les poumons, dans la cavité abdominale, dans l’estomac, les intestins. 3®. Par gangrène. 4^. Par induration*
DU TISSU CELL. ET DES PÂRENCIÏ. liîg
Traitement, On ne pratique la saignée que lorsque les symptômes inflammatoires sont très-intenses : on. applique des sangsues h l’anus , surtout lorsqu’il y a suppression du flux hémorrhoidal. 11 est convenable de seconder le vomissement bilieux qui accompagne cette maladie; les boissons ordinaires doivent être acidulées. Ces moyens et une diète rigoureuse suffisent ordinairement pour amener la résolution. Lorsque la suppuration a lieu , et que l’abcès fait saillie à l’bypocliondre droit ou à l’épigastre, on l’ouvre: si le pus se fait jour dans la poitrine ou dans l’abdomen , la guérison est quelquefois au-dessus des ressources de l’art ; on se borne à prescrire une diète convenable, des alimens légers, des boissons délayantes, de doux purgatifs , soit en potions, soit ea lavemens, et des bains tièdes. Si l’bépatite tend à la gangrène, c’est aux toniques qu’il est urgent de recourir ; si elle tend à l’induration , on recommande l’usage des eaux minérales de Spa, de Vichy, etc., uii air pur et serein, un exercice modéré, des alimens de facile digestion , des fruits bien murs. On a préconisé (^Journal de médecine de Londres y 1789) le mercure doux à l’intérieur, et des frictions mercurielles sur la région du foie; mais il est fort douteux que les succès obtenus dans l’observation publiée aient été dus à ce traitement.
GENRE VII. Splénite,
'Synonymie. Splenitis ^ Sauvages, Linnæüs , Vogel, JuNCKER, Sagar, CuLLEiv, etc. j Lieuis tnjlammatio , Boer-
KAAVE.
Quoique la structure intime de la rate semble la
phlecMasies
rendre sujette aux memes affections que les autres viscères^ l’observation n’a pas encore dëmont ré qu’elle ait été atteinte d’un véritable phlegmon , susceptible dé passer à la suppuration ; et la série successive des symptômes qui accompagneroient cette phlegrnasie est par conséquent un problème. Mais la membrane extérieure de la rate peut devenir cartilagineuse, son tissu renfermer des calculs; elle peut être double „ divisée en divers lobes , ou d’un volume extraordinaire ; des concrétions osseuses peuvent s’y former à l’intérieur ; elle peut acquérir un endurcissement extrême ou tomber dans un état dé sphacèie. Enfin , elle acquiert souvent un grand développement a la suite des fièvres intermittentes rebelles.
GENRE VïII. Néphrite.
SvNON'ŸMiÈ. NephjitiSf Sauvages j Linnæus , Vogel, Sagar, Cullen ; Fehris nephnlica , Hoffmann.
Préâisp. et causes occds. Les principales sont un effort considérable du corps, 1 habitude de rester long-temps couché , la danse, une équitation longue èt violente, les promenades en voiture sur un chemin ï'aboteux, une contusion ; la pléthore , les diurétiques âcres, la cessation ou la suppression d’une hémorrhagie habituelle , l’origine de parens arthritiques ou sujets à des affections calculeuses ; des calculs.
Sjmpiômes, Variété. Néphrite simple. Au début , frisson et quelquefois refroidissement des pieds et des mains, ensuite douleur pongitive avec une ardeur brûlante et un sentiment de pesanteur dans la région de l’un ou des deux reins ; nausées , voraissemens bilieux, éructation continuelle, fièvre ai-^nié