DU TISSU CELL. ET DES PARENCH. I^T
urine diminuée, rendue souvent et en petite quantité à la-fois, rouge ou aqueuse, quelquefois entièrement supprimée; son excrétion difficile et douloureuse; état fébrile. Engourdissement de la cuisse correspondante, surtout quand le mal s’étend au bassinet des reins, aux uretères et à la vessie ; douleur à Faîne, rétraction et douleur du testicule du même côté. Les symptômes sont très-intenses vers le 4® ou 5® jour : si la maladie se termine par résolution, ils diminuent ensuite graduellement ; et il survient, avant le 7e ou le 14^ jour, un flux abondant d’une urine rousse et épaisse.
Si la résolution n’a pas lieu , que la maladie se prolonge au-delà du jour, la suppuration est à craindre : la rémission de la douleur, qui devient pulsative, le retour réitéré d’un frisson, la pesanteur et l’engourdissement de la partie annoncent qu’elle se fait; elle est formée quand il y a abattement, chaleur , tension dans l’organe affecté , et que le malade rend une urine purulente et fétide. Si cette suppuration dure long-temps, elle occasionne une consomption rénale. Quelquefois l’abcès fait saillie au dehors , et s’ouvre spontanément ou par le secours de Fart ; l’ulcère demeure ordinairement lîstuleux. Très-rarement le pus se fait une issue par la partie du eolon qui lui est contiguë.
La néphrite peut se terminer par induration , et il en résulte ou une paralysie de la cuisse , ou une claudication du même côté, et ce mal incurable amène souvent une consomption lente , Fbydropisiê , etc.
Elle se termine quelquefois par gangrène : la violence des symptômes , lé défaut de soulagement par
PHLEGMASIES
les remèdes , la rémission subite de la douleur , une sueur froide, la foiblesse et l’intermittence du pouls ^ le hoquet, la suppression de furiiie ou l’excrétion d’une urine livide , noirâtre , filamenteuse , fétide ; la prostration subite des forces : tels sont les signes qui caractérisent cette terminaison fâcheuse.
2® Variété. Néphrite calculeuse. Douleur vive et brusque dans la région lombaire ; urine rendue goutte à goutte et avec un sentiment d’ardeur, rémission et retour de ces symptômes par intervalles : ils se renouvellent surtout lorsqu'un mouvement change la position des calculs et augmente l’irritation qu’ils produisent. L’urine est muqueuse , et contient quelquefois de petits calculs inégaux, grenus, anguleux, ordinairement composés d acide urique ou d’urate d’ammoniaque , et rarement d oxalate de chaux. Le passage des calculs dans les uretères peut déterminer des mouvemens convulsifs de l’estomac, du diaphragme et des muscles abdominaux. Si le calcul est volumineux ou raboteux , et qu’il ne puisse être expulsé des reins, il occasionne des douleurs vives et profondes, avec un sentiment de constriction , de compression , ou d’une sorte de vrille qui semble percer la substance même des reins; l’urine est mêlée de mucosités visqueuses et quelquefois sanguinolentes. La marche de la maladie est chronique. Il survient de la suppuration , la destruction de la substance des reins , le fièvre hectique et la mort.
Traitement. Dans la i ‘ e variété, on donne les mucilagineux en boissons et en lavemens. Si la douleur est très-vive , avec un sentiment d’ardeur dans la région
rénale , on a recours à la saignée du pied ou à l’appli-
DU TISSU CELL. ET DES PARENCH. î.^5
cation des sangsues à Tanus, surtout s’il y a disposition aux hëmorrhoïdes. Les anti-spasmodiques sont egalement utiles. Si la néphrite passe à la suppuration, on propose l’usage du lait, du petit-lait, avec des infusions légèrement excitantes , telles que celles de véronique, de fleurs d’hjpéricum , de scabieuse , de lierre terrestre, etc. ; mais les moyens de l’art sont en général insuflisans pour arrêter les progrès de cette affection. Dans la néphrite calculeuse , on donne des boissons aqueuses abondantes, les dissolutions alcalines, telles que l’eau minérale alcaline gazeuse', et on recommande une grande sobriété. On défend l’usage des boissons fermentées. On a préconisé la décoction de l’écorce intérieure du tilleul.
GENRE IX. Métrite.
Synonymie. Metritis , Sauvages, Sagar ; Hjstcntis- ^ Linnæus , VoGEL , CuLLEN ^ luflammatio et fehris uterlna. Ho FFMANN.
Predisp, et causes occas» Les plus ordinaires sont des manoeuvres imprudentes durant un accouchement laborieux , la suppression des menstrues, l’abus des plaisirs vénériens, l’infection syphilitique, la cessation de la menstruation , l’opération césa« rienne, etc.
Sjmpiômes. Invasion brusque ou précédée de frisson et de chaleur. Sentiment d’ardeur, douleur, pesanteur et tension dans l’hypogastre; altération des traits de la face; pouls foible et dur; débilité trèsmarquée; douleurs aux seins; céphalalgie; suppression ou altération notable des menstrues ou des lochies; quelquefois vonaissement , léger délire ou sorte
PHLEGMASIES
de rêvasserie ; hoquet , êcoulemenUd’un liquide rougeâtre par les parties sexuelles , tënesme, suppressioa de l’urine ou dysurie. — Lorsque le fond de l’utërus est enflamme, tumeur douloureuse dans la région du pubis. Sic est le col de la matrice qui est spéciale-* nient affecté, sensibilité très-grande, dureté et rétraction de cette partie; strangurie et ténesme.
La métrite peut être aigue ou chronique : elle se termine par résolution , par suppuration , par gangrène et par induration : celle-ci peut passer à l’état de cancer. La métrite aigue constitue quelquefois ce qu’on appelle vulgairement fie^re puerpérale , elle existe souvent avec la péritonite, et peut se compliquer avec les fièvres essentielles.
Traitement. On cherche â favoriser la résolution par les moyens généraux. La saignée est souvent né-? cessaire au début. Les sangsues appliquées à la vulve, les fomentations émollientes sur la région du pubis, ies lavemens analogues , les bains tièdes , ceux de vapeurs conviennent. On donne â bintéiieur les délayans et les muciiagineux. L’intensité de la douleur force quelquefois a recourir â l’emploi de l’opium, T ja malade doit garder un repos absolu. On entretient son atmosphère à une douce température , et on la renouvelle souvent.
O R D Pl E V.