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dro-cHonque ,011 verse 12 parties d’acide sulfurique sur i5 d’hydro-chlorate de soude uo peu humide, et on expose ce mélangé a une douce chaleur; il ne faut , pour une chambre de 55 mètres cubes , que 19 grammes d’hydro-chlorate de soude et i5 d’acide. Pour dégager les vapeurs nitriques, on décompose à froid le nitrate de potasse par l’acide sulfurique? Les proportions sont de i5 grammes (environ 4 gros) de nitrate de potasse et d’autant d’acide sulfurique pour une chambre de 55 mètres ( 1000 pieds cubes) de capacité, c’est-à-dire 5^5 centimètres (10 pieds) sur chaque dimension. Pour dégager les vapeurs de chlore, on mêle ensemble, dans une capsule de terre cuite dure, 2 parties d’oxyde de manganèse en poudre, 10 parties d’hydro-chlorate de soude et 6 parties d’acide sulfurique, qu’on a étendues auparavant de 4 parties d’eau ; pour une salle non habitée, de i5 mètres de longueur sur 6,5o de large (^o pieds sur 20), les proportions sont de 5q décagrammes (10 onces ) d’hydro-chlorate de soude , 6 décagrammes (2 onces) d’acide sulfurique , et 2 décagrammes (4 onces) d’eau. Pour des appartemens actuellement occupés , il n’est guère possible d’indiquer des proportions rigoureuses. On peut, pour de petits espaces, se servir des appareils portatifs de désinfection de M. Guyton de Morveau.
2 O. Spécifiques prophjlactiqiies dont V action est immédiatement dirigée sur t économie animale.
Préservatif de la petite-vérole. Vaccine.
Préservatifs employés contre les effets des mor-sures des animaux venimeux ou autres.
I®. Caustiques. On les emploie plus ou moins.
actifs^ suivant les accidens à craindre. Pour prévenir l’hydropliobie , on cautérise profondément la morsure avec la potasse caustique (page 507), l’hydrocldorate d’antimoine sublimé ou beurre d’antimoine {page 552) ou le fer rouge (page 5o4)- — Contre les effets de la morsure de la vipère , de la tarentule , de la guêpe , du scorpion ^ etc. , il suffit d’employer l’ammoniaque liquide (page 5og)^ quelquefois même l’alcool ou le vinaigre.
2®. Substances dont l’action se borne àVirritation* Pour faire périr une sangsue introduite dans quelque partie du système muqueux, il suffit d’y faire passer urfe dissolution saline ou une liqueur acide. Contre les poux des cheveux et ceux du pubis, on peut employer lessemences de cébadille (veratrum sabadilla) ou de staphisaigre [delphinium staphisagria) en poudre; le protoxyde de mercure ou oxyde de mercure noir ; le peroxyde de mercure ou oxyde de mercure rouge (page 554) , incorporés dans 6 à 8 parties d’un corps gras , etc.
Spécifiques curatijs,
lis sont bornés aux fébrifuges et aux anti-syphilitiques.
I®. FébrifiLgeSé
On SippeWe fébrifuges les remèdes qui ont la propriété d’arrêter les accès des lièvres intermittentes et rémittentes.
Quinquina. Ecorce de plusieurs espèces du genre cinchona y L. On trouve spécialement dans le commerce les écorces des espèces suivantes :
1^. Le quinquina gris (^cinchona ojficinalis^ L. cin-
DES MEDÏCAMENS. 553
chona condaminea de MM. Plumboldt et Bonipland ).
, Le quinquina jaune {cinchona cordifolia de Mulis ).
5^^. Le quinquina rouge (^cinchona oblongifolia de Mutis ).
4®* Le quinquina orangé (^cinchona lancifolia de Mutis).
5^. Le quinquina blanc {cinchona omlifolia de Mutis \
Ces deux dernières espèces sont encore peu communes et peu employe'es. L’ écorce des trois autres espèces est, de tous les fébrifuges , le plus constant dans ses effets. Ce médicament est aussi très-employé comme tonique. Doses : comme fébrifuge, en poudre, 2 gros à une once, à prendre en deux ou trois fois pendant l’intermittence : on peut lui donner la forme d’électuaire ou de bols. On le donne quelquefois en lavement , à une dose un peu plus forte , par exemple , une demi-once dans chaque lavement , et on en fait prendre deux ou trois pendant l’intermittence. Aux personnes dont l’esiomac ne peut supporter le quinquina en substance , on peut le donner en décoction, à la dose d’une à 2 onces dans 2 livres d’eau, à prendre par verres pendant l’intermittence. On peut le donner en extrait à la dose d’un demigros à 2 gros , à prendre par la bouche en deux ou trois fois pendant l’intermittence. — La teinture de . quinquina en frictions, à des doses iîidélerminées , paroît avoir quelquefois arrêté des fièvres intermittentes. — Comme tonique , on donne le quinquina en poudre à la dose de 6 à 12 grains ) mais plutôt en de-
coction, à la dose de 2 à 4 gï’os par livre de liquide ? on donne Fextrait à la dose de 12 à 24 grains ; le vin de quinquina à la dose d’une à 2 onces. Le sirop de quinquina ayant peu d’activité , ne se donne qu’aux enfans pour édulcorer les tisanes ou les potions. de M, Séguin (page 422 ).
Quinquina mêlé avec le carbonate de potasse et le tartre stihié ( page 447)*
Cascarille {écorce du croton cascarilla) . — Doses : en poudre , un demi-gros à un gros et demi en trois ou quatre fois pendant l’intermittence.
Ecorce déangustura ( homplandia trifoliata de Willdenow ). — Doses; en poudre, un demi-gros à un gros en trois ou quatre fois pendant l’intermit-^ tence; en infusion, 4 dans une livre d’eau, à prendre par 2 à 4 cuillerées.
Racine de bénoite {geuin urbanum et geum rivale), — Doses: quelques gros en poudre, en trois ou quatre fois pendant l’intermittence.
Ecorce de marronnier dinde ( æsculus hippocastaniim ). — Doses , idem.
Ecorce d'aune (betula alnus), — Doses , idem.
Ecorce de saule ( écorce de plusieurs espèces du genre saiix , et notamment ànsalix alba J. — Doses idem.
Feuilles de houx ( ilex aquijoUum J. — Doses : un gros en deux ou trois prises pendant finterniittence.
Diverses substances végétales rangées dans les stimulans, et surtout la serpentaire de V irginie (page 469) , la racine ô! arnica montana , la noix vomiquç ( 47^ ) ; sauge ( page 4^7 ) 5 etc.
'Toutes les substances végétales amères rangées dans les toniques (page 475)*
Dwers as tr ingens ^ notamment l’écorce de chêne, l’écorce de grenade, les racines de tormentille et de bistorte ( page 4^0 ) , le sulfate acide d’alumine et de potasse ( pages 5i5 et 48:2 ) > sulfate de fer vert (pages 544 482).
Extrait gélatineux de M* Séguin (page 440). Arséniate de soude ou de potasse (page 529}. Me-» dicament extrêmement dangereux , cpi’on ne peut donner qu’à la dose d’un huitième ou d’un douzième de grain, et toujours étendu dans un véhicule. Fowîer emploie Farsénite de potasse sous le nom de solution • minérale y qu’il prépare de la manière suivante :
Solution minérale de Fowler,
Oxyde d’arsenic en poudre,')
^ , > ana, 64 crrains.
Carbonate de potasse . J ^
Eau distillée. . . . \ livre.
Faites bouillir lentement dans un mortier à la chaleur du bain de sable, jusqu’à ce que l’arsenic soit entièrement dissous^ ajoutez à la solution refroidie une demi-once d’esprit de lavande composé de la pharmacopée de Londres (i), et une quantité suffisante d’eau distillée pour que la totalité du liquide fasse une livre.
Doses : de 10 à 20 gouttes trois fois le jour, sans avoir égard aux heures de l’accès.
M. Fodéré administre i’arséniate de soude dissous dans l’eau distillée dans les proportions d’un grain
(1) C’est une dissolution alcoolique de lavande, de romarin , de cannelle, de girofle, de noix muscade et de santal blanc. On peut la remplacer par toute autre teinture aromatique.
556 DES us A G r, s ET DES DOSES
par once de liquide : il donne un gros de celle solution le matin dans un verre de tisane ^ un gros le soir, et quelquefois une troisième dose dans le milieu du jour.
Divers sédatifs du système nerveux (page5o5). On les emploie quand la lièvre intérmitlente dépend d’un état spasmodique.
A nti-sjphiliiiques .
Les préparations d^or préconisées par M. Clirétien étant très-inconstantes dans leurs effets , d’après les expériences faites par M. Cullerier, les anti-syphiii- '’tiques sont bornés aux sudorifiques et aux pi éparalions mercurielles.
Sudorifiques. On a ordinairement recours aux quatre bois sudorifiques (page 491 ) , et surtout à la salsepareille. On les administre en tisane ( page 4^ ^ ) et en sirop ( page 4*7)*
Les préparations mercurielles les plus employées sont l’onguent mercuriel double, le chlorure de mercure , le sous-chlorure de mercure , et, depuis quelque temps , le mercure soluble d’Hanhemann.
Onguent mercuriel double. On le prépare d’après le codex de Paris , en triturant ensemble parties égales de mercure et d’axonge. 11 n’est employé qu’à l’extérieur. Doses : d’abord un gros pour chaque friction que l’on pratique le soir, à la partie interne des membres, en frottant doucement, vis-à-vis du feu , pendant une demi-heure. On continue les frictions de deux jours l’un; et chaque jour de friction , il est- bon de prendre le matin un bain pour favoriser l’absorption. Si, après quatre ou cinq frictions, il ne
D F s M É D ï C A ]VÎ E N §. 55 J
,siirvientpas d’accideat ,on double la dose. Le nombre des frlct ons varie suivant les doses employées : on les continue en général pendant trente à quarante jours. On consomme dans tout le traitement d’une syphilis récente, 2 onces à 2 onces et demie d’onguent, et îorsc|ue la maladie est invétérée ,4^5 onces. * — Si le mercure se porte sur les glandes salivaires, ce qui a lieu ordinairement dans le commencement du traitement, on suspend les frictions, ou on les donne à petites doses , et on administre epielques purgatifs ou quelques sudorifiques. — L onguent mercuriel est aussi employé en frictions et par apposition comme résolutif.
Chlorure de mercure (sublimé corrosif, p.
On le donne à Fintérieiir. — Doses : pour les adultes , d’abord tous les jours un quart de grain dans un véhicule mucilagineux , et au bout de cpelques jours un demi-grain par jour ou un quart de grain le matin et autant le soir. On fait dissoudre 14 à i5 grains de sel dans 2 livres d’eau distillée, dont chaque cuillerée a bouche contient environ une demi-dose , c’est-àdire un quart de grain du médicament ; et on étentl toujours ce qu’on fait prendre à chaque fois de la solution dans un verre de tisane ou de liquide mucilagineux. On consomme pendant tout le traitement de 18 à 56 grains de chlorure de mercure. Cette dernière quantité suffit ordinairement, même pour les syphilis invétérées.
Sous- chlorure de mercure (mercure doux , p. SSy). On l’applique à l’extérieur, mêlé avec 4 ^ parties
de gomme arabique, sur des ulcères vénériens sans inllammation. A l’intérieur , il est moins employé
comme aiiti - syphilitique que comme excitant de liï muqueuse intestinale dans les embarras atoniques des viscères abdominaux , et comme vermifugCo Doses : un à 2 grains.
Mercure soluble d’ Hctnhemann (p. SSg). C’est, comme nous l’avons déjà observé, du protoxyde de mercure ou oxyde de mercure noir. Doses t un demigrain les deux premiers jours, mêlé avec 10 grains de gomme arabique. Le malade le prend le matin à jeun dans un peu d’eau distillée; le troisième jour, il en prend un demi-grain le matin et un demi grain le soir. Le cinquième et le sixième jours ^ on double la dose , qui de deux jours en deux jours doit être augmentée d’un grain , et ne jamais dépasser, dans les cas ordinaires, 5 grains dans les vingt - quatre heures. On cesse quelque temps après la disparition des symptômes vénériens.
Le peroxyde de mercure ou^ oxyde de mercure rouge ( page 556) n’est guère employé qu’à l’extérieur et très-étendu, comme excilaivt des ulcères atoniques vénériens ou autres.
Les bornes d’un simple Manuel médical ne comporteroient pas de plus longs détails sur les préparations mercurielles et les autres anti-syphilitiques. On peut consulter à cet égard les Traités ex prqfesso sur les Maladies vénériennes, et surtout la quatrième édition de l’ouvrage de M. I. agneau. ( Expose' des sjm^^ ptômes delà maladie vénérienne, Paris, i8i5.)