‹ Manuel médicalChapitre 5 sur 51 · BILIEUSES · texte numérisé non relu

BILIEUSES

sons les types continu , rémittent ou intermittent. L'embarras gastrique , turgescence de la bile y sa-burre y suivant certains auteurs, est indépendant de toute affection fébrile. Il peut se produire dans le cours de toutes les maladies ; il complique surtout trèssouvent la fièvre bilieuse. Il formoit le premier degré de l’épidémie de Lausanne , observée par Tissot en 1 755 , et la première période de celle de Tecklembourg , observée par Fincke en 1 776.

La fièvre bilieuse continue est susceptible de prendre beaucoup d’intensité dans les pays chauds , et s'y complique souvent avec les fièvres adynamiques et ataxiques.

Les fièvres bilieuses rémittentes, c’est-a-dire celles qui, outre leur continuité, présentent, au lieu de simples exacerbations de chaleur , des accès complets, c'est-à-dire des retours réguliers de frisson et de chaleur, paroissent, d’après les observations de M. Pinel, affecter plus particulièrement les vieillards, et se manifestent spécialement sur le déclin de l’automne.

Les fièvres intermittentes présentent une véritable apyrexie entre les accès. Le plus ordinairement elles sont tierces ou double-tierces. Cependant quotidiennes et les fausses quartes des auteurs ne sont souvent que des fièvres gastriques intermittentes.

Les fièvres bilieuses de tous les types sont sporadiques, épidémiques et endémiques.

Le pronostic de ces fièvres ne peut devenir fâcheux que par les complications, le mauvais traitement, et les accidens , comme , par exemple , une diarrhée considérable.

FIÈVRES

Embarras gastrique»

Prédisp. et causes occas. Etat de débilité grande sensibilité morale , séjour dans les hôpitaux, les pri-^ sons et sur les vaisseaux ; température chaude et humide, fin de l’été, usage d’alimens difficiles à digérer, excès de table, emportemens de colère, études prolongées , etc.

Sjmptômes, Perte d’appétit , bouche amère , enduit blanc ou jaunâtre de la langue , nausées , efforts de vomissemens et vomissemens de matières jaunâtres ou verdâtres, sensibilité de l’épigastre à la pression , présence ou absence d’un mouvement fébrile ou d’autres phénomènes sympathiques partiels ou généraux, tels que la céphalalgie sus-orbitaire, le délire , des douleurs variées, etc. Cet état n’empêche pas toujours le malade de vaquer à ses occupations ordinaires, tl cesse par un vomissement spontané oi^ provoqué , et quelquefois sans évacuation sensible.

Embarras intestinaL

Prédisp, et caus, occas. Les mêmes que celles de Eembarras gastrique , mais surtout une vie sédentaire et des travaux de cabinet.

Sjmptômes. Coliques , borborygmes , flatuosités, tension de l’abdomen , constipation , ou diarrhée de matières liquides jaunes-verdâtres ; présence ou absence d’un mouvement fébrile , d’un sentiment de lassitude dans les membres abdominaux , et surtout dans les genoux et les lombes. Cet état , dont la durée varie, cesse ordinairement par une diarrhée ta née ou provoquée. .

Choléra-morhus.

Prédisp^ et causes occas. Age adulte y tempérament bilieux , habilatiou dans les climats chauds , saison de l’été , excès de table ; usage de certains alimens , tels que les œufs dt brochet et de barbeau, les fèves, les oignons, les fruits d’ananas ; usage de vins doux et nouveaux , de boissons froides pendant qu’on est en sueur , de champignons vénéneux , de substances en fermentation , d’acides forts , des préparations arsenicales et antimoniales ; administration de vomitifs et de purgatifs violens à contre-temps; vers intestinaux ; emportenièns de colère , suppression subite de la transpiration , répercussion de la goutte, de la gale , des dartres , la dentition , etc.

Cette maladie est quelquefois symptomatique ; par exemple , dans la fièvre ataxique intermittente ou rémittente cholérique. Ses phénomènes précurseurs sont très-variés : tels sont l’amertume de la

bouche, r éructation , des nausées, le dégoût pour les alimens , la salivation , une soif vive, une chaleur brûlante à l’épigastre , un sentiment de pesanteur et de tension dans l’estomac , etc.

Symptômes. Vomissemens répétés d’abord d’alimens à demi-digérés et de matières vertes , puis d’une substance plus foncée , verdâtre , brune et quelquefois noire ; en même temps déjections alvines fréquentes , et semblables au vomissement ; sentiment d’une douleur vive , déchirante et brûlante dans l’estomac et les intestins , anxiétés , gonflement ou resserrement de l’abdomen , présence ou absence d’un mouvement fébrile. Cet état est

s FIEVRES

fréquemment accompagne de contractions spasmodiques dans les jambes, les bras, les doigts, etc.; s'il est très-intense, il survient des défaillances , des palpitations ,. des syncopes , le hoquet. Le pouls devient petit et à peine sensible ; la prostration des forces est extrême. La durée de cette affection varie depuis une heure jusqu’à quatre ou sept jours; elle se termine par un retour prompt à la santé, ou la gangrène intestinale et la mort.

Fièi^re bilieuse ou gastrique.

Prédlsp. et causes occas. Tempérament bilieux , séjour dans les prisons , les camps , les armées; température chaude et humide , habitation dans les climats chauds , saison de l’été , usage d’alimens difficiles à digérer , abus des liqueurs alcooliques , boissons froides abondantes pendant qu’on a trèschaud , ou immédiatement après un emportement de colère ; exercice forcé ou inaction , excès de veilles, affections morales tristes, embarras gastrique ou intestinal qu’on a abandonné à lui-même.

Les phénomènes précurseurs sont quelquefois le dérangement des digestions , la céphalalgie frontale, des lassitudes et souvent un embarras gastrique ou intestinal. Invasion le matin par un frisson qui commence ordinairement par le dos et s^accompagne de tremblement général.

Symptômes. Amertume de la bouche , enduit jaunâtre de la langue , soif intense , désir des boissons acidulées et froides, dégoût pour les substances animales; épigastre douloureux à la pression , constipation ou diarrhée ; pouls fort et fréquent , chaleur

BILIEUSES.' g

vive et îimîante au touclier ^ urine foncée , d’abord sans sédiment, puis déposant un sédiment rose ou briqueté , surtout si le type est intermittent ; céphalalgie frontale déchirante , sommeil fatigant ou insomnie , quelquefois délire ; sentiment de fatigue et de brisement dans les membres. Dans certains cas , ictère général ou partiel qui est quelquefois borné aux contours des lèvres et aux ailes du nez.

Tjpe. Continu , rémittent ou intermittent.

Durée. Variable suivant le type.

Terminaisoîi, Le vomissement , une diarrhée bilieuse , une sueur générale , une urine à sédiment rose ou briqueté.

GENRE Fièvre bilieuse continue.

Elle présente un ou deux paroxysmes ou exacerbations des symptômes , soit pendant le jour, soit vers îa nuit. Ces paroxysmes se correspondent ordinairement en tierce.

Durée. Un , deux ou trois septénaires.

Elle passe quelquefois, dès le5« ou 7® jour, à l’état de fièvre putride ou adynamique. Elle prend souvent, vers son déclin , le type intermittent.

Espece simple.

Espèce compliquée. Fièvre gastrique injlamina-^ toire.

Symptômes. Réunion des symptômes de Fuiie et de l’autre fièvre.

Durée et terminaison. Les mêmes que celles de h fièvre bilieuse»*

iO FIEVRES

GENRE II. Fièvre bilieuse rémittente.

Los accès, d’abord vagues , deviennent ensuite réguliers. Vers le déclin, on n’observe plus que de simples paroxysmes, la fièvre passant ordinairement alors au type continu.

Durée. Quarante-deux jours , c’est-a-dire six septénaires, rarement deux.

Espüce simple.

Especfs compliquées. La complication avec la fièvre inflammatoire est encore douteuse.

GENRE III. Fièvre bilieuse intermittente.

Elle est spécialement occasionnée par l’habitation dans des lieux bas et marécageux.

Les accès ont lieu pèndant le jour. Ils commencent par un sentiment de froid entre les épaules et un tremblement plus ou moins fort , ou par un frissonnement général sans tremblement.

Espèces simples. i'\ Fièvre gastrique intermit^ tente tierce. Elle présente quelquefois la variété double-tierce.

2®. Fièvre gastrique intermittente quotidienne.

5®. Fièvre gastrique intermittente quarte.

Espèces compliquées.

Tl 'aitement des Fièvres gastriques.

1®. De rembarras gastrique. Vomitif ou purgatif, suivant que Tembarras est stomacal ou intestinal.

2°. Du choléra-morbus. On diminue , dans le début, la grande irritation, à l’aide de boissons et de

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lavemens miicilagineux, et on termine le traitement par quelques caïmans. On a, sur-le-cliamp , recours à ces derniers , lorsqu’on est appelé auprès d’un malade épuisé par des évacuations considérables.

5®. De la fièvre gastrique continue. On donne un émétique ou un éméto-cathartique , dès le commencement , lorsque l’embarras gastrique existe. On seconde ensuite les efforts de la nature à Taide d’une boisson mucilagineuse et légèrement acidulée , et de lavemens analogues. On prévient tout ce qui peut augmenter la maladie , et ce qui peut tendre à la faire passer a l’état d’adynamie. On favorise les évacuations critiques.

De la fièvre gastrique rémittente. Même traitement 5 dans la première période et dans une partie de la seconde , que celui de la fièvre gastrique continue. Mais comme la maladie est souvent longue , qu’elle peut se prolonger jusqu’au quarante ou quarante-deuxième jour, il faut, au déclin de la seconde période , soutenir les forces du malade par des boissons plus propres à fortifier et à nourrir, telles que l’eau vineuse, les crèmes d’orge et de riz, les fruits cuits , la bière coupée avec moitié d’eau , etc. ; et vers la fin delà troisième période, au déclin de la fièvre, il faut recourir a des toniques amers , comme le vin d’absynthe, le roob de genièvre, et a une nourriture plus succulente , afin de prévenir une convalescence longue.

5^, De la fièvre gastrique intermittente. Après avoir fait précéder une boisson émétisée et l’usage des délayans, pendant les cinq ou six premiers accès, on a recours aux amers , et surtout au quinquina. On ad«»

ministre ce remède en poudre ; on y ajoute de l’opium si le malade est très-irritable ou dans un état de diarrhée,* on le joint au nitrate de potasse ou au tartrate acidulé de potasse si l’on a affaire à une constitution robuste et vigoureuse ; au muriate d’ammoniaque lorsqu’il existe un état atonique : on l'associe aux purgatifs lorsqu’il y a embarras intestinal.

ORDRE IIL

FlàVRBS MUQUEUSES OU PITUITEUSES.

Synonymie, F ehrîs mesenlerîca , Baglivï* Fehrîs pituîtosa , Stoll, elc. ^ Fièvre glutineuse gastrique, Sarcone^ Morbus mucosus , Roederer et Wagler) Fièvre ade'no-méningée , Pinel, etc.

Ces fièvres semblent dépendre primitivement, ainsi qu’il résulte des recherches de Rœderer et Wagler, d’une irritation particulière de la membrane muqueuse qui revêt les premières voies ; elles s’observent dans leur état de simplicité, ou compliquées avec d’autres fièvres ou des phlegmasies. Elles peuvent affecter tous les types. La plupart des fièvres quotidiennes et quartes appartiennent à cet Ordre de fièvres. Dans l’épidémie qui régna en 1760 , à Gœttingue, Rœderer etWagler les ont observées sous toutes les formes.

Elles sont sporadiques, épidémiques et endémiques.

Prédisp, et causes occas. Sexe féminin , enfance, vieillesse , tempérament lymphatique , constitution hypochondriaque ou mélancolique, affection chloro-

tique, etc.; état de débilité, de langueur et de pâleur ; santé détériorée par des fièvres intermittentes rebelles ; habitation dans des lieux marécageux ^ froids, humides, bas et privés des rayons solaires ; saison de l’automne , température froide et humide; défaut de propreté , usage des bains après le repas ; alimens amilacés non fermentés , disette de végétaux frais et de vin , abus de vomitifs et de purgatifs , évacuations excessives , présence des vers dans le canal alimentaire; veilles prolongées, affections morales tristes, etc.

Les phénomènes précurseurs consistent dans un sentiment de malaise et de pesanteur générale, dans un sommeil inquiet, la perte de l’appétit, des rapports acides.

Invasion, Elle a lieu ordinairement le soir ou la nuit , par une horripilation ou sentiment de frisson sans tremblement, qui se fait d’abord sentir aux pieds, et alterne avec des bouffées de chaleur.

Symptômes, Pâleur et flaccidité générales , bouche fade ou pâteuse, salivation abondante , enduit blanchâtre et humide de la langue , aphthes ou légère ulcération dans la bouche ; perte de l’appétit, soif peu vive, nausées ou vomissement de matières visqueuses, fades ou acides, blanches ou colorées; abdomen sensible à la pression , coliques , flatuosités , borborygmes; augmentation de la sécrétion muqueuse intestinale , et quelquefois de celle de la vessie ; pouls souvent plus lent que dans l’état de santé , et en général petit et foible ; souvent toux légère et expectoration muqueuse; chaleur modérée, transpiration nulle, ou sueur partielle d’une odeur aigre,

FIEVRES

durant le sommeil , la nuit OU vers le matin, surtout les 9®, ii^, i4® et 17e jour ; éruptions cutanées fugaces; urine nulle ou très-abondante-, limpide et jaune vers le début, consistante et trouble , blanche et rougeâtre , avec un sédiment grisâtre vers le 4^ et 5® jour, et briqueté vers la fin de la maladie , fréquemment rendue avec douleur et difficulté; céphalalgie obtuse ; somnolence, et sommeil fatigué par des rêves , ou insomnie opiniâtre ; douleurs , contusions dans les membres , abattement moral , etc.

Type. Continu, rémittent et intermittent.

Durée. Quinze, vingt-un jours et au-delà.

Terminaison. La salivation, des vomissemens spontanés ou la diarrhée , des aphthes , des éruptions cutanées , des urines sédimenteuses , une expectoration muqueuse.

Le pronostic des fièvres muqueuses est défavorable lorsqu’elles affectent les femmes enceintes , les nouvelles accouchées , les individus attaqués de maladies chroniques, comme de syphilis, d’hydropisie, de scrophules , de rachitis , de phthisie ; lorsque les membranes muqueuses du conduit alimentaire sont atteintes d’une forte inflammation, que celle-ci tend à la gangrène , etc.

GENRE 1er. muqueuse continue.

Chaleur modérée pendant le jour, paroxysme durant la nuit. Elle prend quelquefois, à la fin , le type intermittent.

Espèce simple.

Espèces comi*li(;>uées. i®. Fièvre muqueuse ver^ mineuse. Coexistence des vers intestinaux et des

'muqueuses; ï5

symptômes qu’ils occasionnent, avec le caractère des fièvres muqueuses. L’existence des vers intestinaux doit être surtout soupçonnée lorsqu’on voit se joindre des affections anomales nerveuses aux prédispositions ou aux causes excitantes et aux symptômes de la fièvre muqueuse ; et il ne peut y avoir de doute à cet égard dans les cas d’épidémie. La fièvre décrite par Lepecq de-la-Clôture (Epidémie du Gros-Theil sous le nom de fièvre putride vermineuse ^ éloit évidemment une fièvre muqueuse vermineuse qui , dans certains individus, s’est compliquée avec la fièvre adynamique ou la fièvre ataxique.

2®. Fièi>re muqueuse inflammatoire *1\ est douteux que la complication de la fièvre muqueuse avec la fièvre inflammatoire ait été observée. Mais la fièvre muqueuse s’est souvent compliquée avec des phlegmasies.

5°. Fièvre muqueuse bilieuse. Indépendamypient des exemples très-fréquens de complications de la fièvre muqueuse avec un embarras gastrique, ou voit dans J. Plenciz (^Acta et übs. med.y p. 28) ua exemple d’une fièvre muqueuse compliquée avec une fièvre bilieuse; et Rœderer et Wagler (hisl. X) eu rapportent un autre.

GENRE n. Fièvre muqueuse rémittente.

Chaleur continue modérée , assoupissement, douleurs contusives dans les membres , et en outre accès de fièvre complets sous le tj/pe quotidien, doubletierce , tierce ou quarte. Cette fièvre cesse rarement avant le quarante-deuxième jour; elle devient quelquefois continue vers la fin; elle est assez fréquente-

M. Pîacl on rapporte plusieurs observations dans sa Médecine cl nique.

Espèces si^iples. Fièi^re muqueuse rémittente quotidienne*

Fièvre muqueuse rémittente double-tierce et

tierce*

5®. Fieore muqueuse rémittente quarte*

4®. Fiés^re héniitritée * La signification donnée a ce terme a été jusque dans ces derniers temps vague et indéterminée; mais, d’après les descriptions générales qu’ont données quelques auteurs , et entre autre Piquer, de cette espèce de fièvre, on doit la regarder comme une fièvre muqueuse rémittente avec des accès en tierce les jours alternatifs vers le matin , et des accès quotidiens.

Espèces COMPLIQUÉES, Fièvre muqueuse rémittente et embarras gastrique*

2^* Fièvre muqueuse bilieuse rémittente*

5^ Fièvre muqueuse rémittente et phlegmasie lo^ cale. La phlegmasie a spécialement son siège dans la muqueuse de l’estomac ou des intestins , ou dans quelque viscère de l’abdomen ou du thorax, comme Adrien Spigelius ( de Febre semi-tertianâ J en donne plusieurs exemples.

GENRE ni. Fièvre muqueuse intermittente*

Accès de fièvre le matin ou le soir , marqués par des frissons légers commençant par les pieds et une chaleur modérée : état de langueur et d’inertie durant î’apjrexie.

La plupart des fièvres quotidiennes et quartes appartiennent à l’Ordre des fièvres muqueuses ; mais

MUQUEUSES, \J

quelques-unes doivent être rapportées à FOrdre des bilieuses, tandis qu’il existe beaucoup de fièvre doubletierces et tierces qui sont évidemment muqueuses.

La durée des fièvres intermittentes muqueuses est ordinairement longue. Elle se prolonge souvent indéfiniment d’une saison à une autre.

Espèces simples, Fièvre muqueuse intermit^ tente quotidienne.

2®. Fièvre muqueuse intermittente double-tierce ou tierce.

5®. Fièvre muqueuse intermittente quarte.

Espèces compliquées.

Traitement des Fièvres muqueuses.

lo. Des fièvres muqueuses continues et rémittentes^ On fait vomir dès le début, à cause des nausées ou des vomissemens qui l’accompagnent. On préfère l’ipécacuanha au tartrate de potasse antimonié, soit à titre d’ évacuant , soit pour remédier au relâchement atonique qui paroi t inséparable de l’affection des membranes muqueuses. On favorise les déjections alvines k l’aide de la rhubarbe en poudre mélangée avec un sel neutre. Dans la seconde période ^ on donne les toniques , tels que les amers indigènes l’extrait de quinquina , et on a souvent besoin d’interposer quelques purgatifs. Dans la troisième période , on continue les mêmes moyens auxquels on joint des substances nourrissantes de facile digestion.

2"^. Des fièvres muqueuses intermittentes . Il est le même que celui des fièvres précédentes, excepté qu’on insiste davantage’sur le quinquina et qu’on le donne à

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doses plus fortes. Mais ce traitement doit être singulièrement modifié suivant les âges , le sexe , la constitution individuelle , etc.

ORDRE IV

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