MUTATIONS DE LA CLEF D'J7T
(Les points (*) désignent la position Gxe de la baguette ou du doigt sur- VIndicaleur.)
3" Changer à la fois, ou séparément , la clef ou la baguette ou le doigl, en faisant toujours nommer les lignes par rapport à leur distance de la clef iVul. Exemple u° 2.)
ut mi sol
ut la
ut
11. Remarque. La sûreté et la facilité des procédés ci-dessus , pour lire avec la clef d'ut qtielle que soit sa position , résultent de ce que la clef et les notes environnantes ne forment qu'un môme système qui, montant et descendant tout d'une pièce , offre toujours les mêmes noms de lignes et d'interlignes à partir de cette clef d'ut.
Dans la 3*-VIII* (II« Cours), oii l'on trouvera des solfèges avec changements de clefs, on fera une application suivie de ces procédés, et l'on ajoutera celui do la solmisalion sur la main munie d'un anneau, qui, en changeant de doigt, reproduit sur la main la mutation de la clef d'ut sur la portée. (Tableau 61—5 et 67— B, IP Cours.)
Composilions des gammes majeures sur V Iitillcateur-Vocul à l'aide des notes mobiles de ce tableau.
Avis. Pour composer les gammes sur Y Indicateur- Focal, par les procédés qui vont être décrits , on se sert des notes mobiles et chiffrées rangées au bas du tableau de Vlndicateur dans l'ordre numérique des huit sons delà gamme diatonique : I, 2 ou 9, 3, IV, V, 6, 7, VIII. Les notes en chiffres romains I, IV, V, VIII marqueront dans chaque gamme les notes appelées tonales (tableau 25); quelle que soit la position prise pour tonique (premier et dernier son de la gamme), l et VIII représenteront cette tonique ; 2—9 sera la deuxième ou la neuvième note; 3, la troisième note; IV, la quatrième note, etc.
DE L'i.NDlCATEUR-VOCAL. 209
Pour analyser les diverses espères de aecondes, de tierces, de quartes, etc., on emploie les deux notes blanches, ainsi que cela est rect inmandé sur le premier tableau de la 3*-YIII^ (IF Cours).
(1° Placer devant les élèves V Indicateur-Vocal muni de ses clefs et de ses notes au repos ; 2° poser la clef de sol sur la deuxième ligne ; 3" employer scrupuleusement les signes manuels pour marquer ostensiblement l espèce de la seconde (majeure ou mineure) qui sépare chaque noie de celle qui la suit immédiatement dans le mode majeur de la gammes diatonique.)
1° Gamme à'ut, mode majeur.
Le moniteur présente la note I en disant : Posez ut tonique et composez la gamme diatonique dans le mode majeur.
(Le premier élève posera I sur la ligne de Viit grave des dessus, puis chaque élève à son tour, prenant pour modèle les intervalles et la formule de l'échelle diatonique (à gauche de V Indicateur) , opérera comme il va être décrit en faisant les signes manuels qui lui sont déjà familiers pour indiquer la seconde majeure (__ ) ou la seconde mineure (__^^).
Premier e'/ère .-J^^^ seconde majeure, la seconde majeure (Tut est ré (il place 2 à la position ré). — L'élève suivant : 2~2.' seconde majeure, la seconde majeure de ré est mi (U place 3 à la position mi). — Suivant :^"î^5 seconde mineure, la seconde mineure de mi est fa (il place IV à la position fa). — Suivant : YV~1j seconde majeure, la seconde majeure de fa est sol (il place V à la position sol). Suivant : V 'iZî seconde majeure, la seconde majeure de sol est la (il place 6 à la position la). — Suivant :^~Zi seconde majeure, la second majeure de la est si (il place 7 à la position si) — Suivant : 7" \I^^' seconde mineure, la seconde mineure de si est ut ( il place YIII à la position ut:.
{N. B. Chaque fois qu'une gamme aura été ainsi composée sur Vlndicateur, on la fera solfier d'abord en chiffres I-2-3-IV, etc., puis en notes, niais en touchant du doigt les pions chiffrés qui, d'après la gamme composée, seront nommés tantôt ii l- ré- mi-fa , etc., tantôt ré-mi- fa %-sol, etc. 11 est entendu (ju'après la composition et la double solmisation, on fera mttlre les notes au repos dans le bas du tableau de V Indicateur .)
2» Gamme de sol, mode majeur.
La note I étant placée à la position sol comme tonique, le premier élève dira : I ~2j seconde majeure, la seconde majeure de sol est la (il place 2 à la position la). — Suivant :2 ~:^ seconde majeure, la seîonde majeure de la est si (il place 3 à la position si). — Suivant : 3'^-]^' seconde mineure, la seconde mineure de si est ut (il place IV à la position ut). — Suivant : IV — seconde majeure, la seconde majeure d'ut est ré (il place V à la position ré). — Suivant: V "^' seconde majeure, la seconde majeure de ré est mi (il place 6 à la position mi). — Suivant : 6 ~2j seconde majeure, la seconde majeure de mi est fa J (il place 7 à la position fa %; compartiment diésé ). Suivant :1 ' ^^ ' seconde mineure, la seconde mineure de fa % est sol (il place YIII à la position sol ^, compartiment du milieu).
3° Gamme de /e', mode majeur.
La note I étant placée à la position re, le premier élève dit : 1 '^' seconde majeure, la seconde majeure de ré est mi (il place 2 à la position mi). — Suivant: 2~£j> seconde majeure, la seconde majeure de mi est /a jl(il place 3 à la position fa J). — Suivant : 3~ -^' seconde mineure, la seconde mineure de fa J est sol b (il place 5 à la position so/b]). Suivant: IV 'j' seconde majeure, la seconde majeure de sol est /a, etc.
{N. B. On fera bien remarquer que toujours le dernier dièse amené est la septième, ou note sensible de la gamme.)
4° Gamme de la, mode majeur.
Comme précédemment, l'élève arrivé à 2^" A; seconde majeure, place 3 à la position ut jj!; à^"^ on place 6 à la position /a J5 à G'Zjl rn place 7 à la position sol jf. puisque la seconde majeure de fa%iis,\. sol i^, VIII se place à la position la tj; et ainsi de même pour toutes les gammes avec dièses.
(N. B. Après la lecture du tableau 25--</, on placera la note 7 à une position diéiée quelconque, et l'on fera poser, à distance de seconde mi-
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neurt', la note VIII comme tonique. Réciproquement, on placera VIII, et l'on fera poser 7 comme étant le dernier dièse de l'armure^ puis, pour avoir la totalité dts dièses de celle armure, on fera nommer les dièses [fa-iit-sol, etc.) depuis le premier jusqu'à cette septième note.)
5" Gammes majeures qui amèneat des bémols à Tarmure.
Pour les gammes qui amènent des notes bémolisées, les procédés et les résultats sont semblables aux précédents. En fa majeur : l'élève arrivé à 3 " ï^i seconde mineure, place IV à la position si{?, puisque la-si tj serait une seconde majeure :
En mi 9 majeur: mi \> étant I, 2 est /a i], puisque la seconde majeure de mi \} est /a k] , 3 est ?,ol^ IV est la 1? , etc.
(V. B. 1" Au fur et à mesure de la composition des gammes bémolisées, on fera remarquer que le bémol trouvé en plus est pour la quatrième note du ton. 2° Après la lecture du tableau 25-.^, on placera IV à une position bémolisée quelconque, et on fera poser VIII, comme tonique, à la quinte supérieure, et là la quarte inférieure (même nom que VIII); réciproquement, on placera VIÎI et I, et on fera poser IV, qui sera à la quinte inférieure de VIII et à la quarte supérieure de I. Puis , on fera nommer tous les bémols de l'armure {si-ini-la, etc.) jusqu'à IV, qui est le dernier bémol.)
1" Remarque. Aussitôt qu'une note chiffrée est posée, le moniteur peut demander à rélève suivant : Est-ce bien? — Si cet élève répond non, on ajoute : Corrigez ; et il doit mieux placer la note qu'il croit mal posée, comme serait ut après si pour les chiffres 6'21' puisqu'il faut un ton de 6 à 7, et qu'il n'y a qu'un demi-ton de si à ut ; c'était donc si-ut 5 qu'il fallait. — Si le correcteur lui-même se trompe, on interroge le voisin et les élèves suivants jusqu'à ce que la note ait été placée à la position commandée par son chiffre.
2' Remarque. La principale utilité des signes manuels, pour la composition des gammes, est de bien faire comprendre aux élèves , d'abord la nécessité de la correction, et ensuite son exactitude quand elle est bien faite. Exemples : Si, dans la gamme de fa majeur, l'élève pose IV au si Cl, on lui dit : Faites encore le signe 3-IV (il fait 3"^-^' seconde mineure). Faites maintenant le signe des notes posées la-si t] (il fait la' ïL' seconde majeure). Dune, ajoute-t-on, pour avoir la
seconde mineure indiquée par 3-lV, quand le 3 est la, il faut al)aisser le si, c'est si \>. — Si, dans la gamme de re, l'élève avait posé 3 au fa bj, on lui dirait : Faites le signe 2-3 ( il ferait 2"1-' seconde majeure). Faites maintenant le signe des notes mal posées mi- fa (il ferait mi~[^-> seconde mineure). Donc, dirait-on, pour avoir la seconde majeure indiquée par 2-3, 2 étant »n', il faut élevei' le /a, c'est fa %.
Procédé de la pose des trois noies tonales, el de leurs nolos harmoniques, pour composer les gammes avec des dièses el des bémols dans le mode majeur,
(D'après le tableau 25-,4, !<■' Cours, et le premier tableau d'appendice du II' Cours.)
1" Rappeler que les harmoniques d'une note sont sa tierce majeure et sa quinte juste; que les trois seules notes ut- fa-sol (noms des clefs) ont leur tierce majeure en notes naturelles; que les notes à distance de (juinte juste sont toutes les deux naturelles, ou diésées ou bémolisées, excepté pour la quinte de si {si ^fa J ou si ]?-fa S ).
2" Opérer la pose successive des trois notes tonales et de leurs harmoniques en qualifiant chaciiie intervalle, comme seraient en re ; 1-3 V {ré-fa ^ -la), tierce majeure et quinte juste : lY-6-yilI (sol-si-ré)^ tierce majeure et quinte juste; V-7-9 {la-ut ^-mi) tierce majeure et quinle juste. — La neuvième note transposée au grave devient la deuxième, et l'on a obtenu ainsi la gamme diatonique.