OUVRAGE ADOPTÉ POUR LES ÉTABLISSEMENTS UNIVERSITAIRES
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Ainsi la Méthode de Wilhem et l'Orphéon sont des œuvres distinctes : Fnne , destinée à l'éducation musicale proprement dite, à rendre musiciens ceux qui if^norent les premières notions de cet art , est toute de l'invention deW'ithem; l'Orphéon est le recueil des morceaux classiques et choisis qui servent d'apphcations aux principes de cette Méthode. Ces oeuvres vont ensemhle. C'est à Paris que se sont formés, jusqu'ici, les maîtres qui ont le plus contribué à l'avancement de l'enseignement Wilhem. — M. Hubert, qui est à leur tète, vient d'être nommé membre de Ja Légion-d'Honneur pour la part active qu'il a prise à la propagation de cette œuvre. Un orphéoniste, en cédant à quelques illusions généreuses, peut se croire l'apôtre elle précurseur d'une société meilleure, d'une civilisation plus douce, qui étend enfin ses bienfaits jusqu'au peuple, jusqu'à Ja société du pauvre. Ses espérances sont partagées par les esprits les plus graves; on voit déjà, à l'imitation du Conseil général de Paris, les Conseils généraux de vingt départements seconder l'enseignement du chant, et lui ouvrir des écoles où la facilité du succès accroît encore le nombre des adeptes. Grâce à la magique influence que la méthode Wilhem exerce déjà dans les masses populaires, avant peu toutes les erreurs, tous les préjugés, toutes les hal)itudes grossières ou vicieuses seront combattus, déracinés, vaincus! Les vertus privées et les vertus civiques naîtront seules et brilleront d'un pur éclat sur le sol de notre belle patrie!...