‹ Manuel opératoire de l'exothyropexieChapitre 7 sur 7 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

De l’emploi de la glycérine solidifiée en gynécologie.

Par M. le docteur Laugrandet,

Les premières indications thérapeutiques de la glycérine visaient la constipation habituelle. Anacker ne s’était pas contenté d’établir, par des faits certains, qu’à la dose de 10 à 15 grammes, administrée en lavement ( enema ), la glycérine provoquait une évacuation prompte, complète, indolore, il avait voulu aussi expliquer le modus agendi en invoquant sespropriétés hydroscopiques, lesquelles augmentent l’activité de la circulation et favorisent les mouvements péristaltiques du tube intestinal.

La théorie d’Anacker a été contestée par Vamossy qui n’attribuait à la glycérine qu’un effet mécanique, et par Unger qui ne voyait dans son action « qu’une excitation des glandes muqueuses à une plus grande sécrétion ».

Quoi qu’il en soit, ce genre de médication a été accueilli avec une faveur toujours croissante aux États-Unis, patronnée qu’elle était par Smith (de Philadelphie), par Slocum, par Cadogan-Masterman, et par Warden qui la déclarait la meilleure pilule du monde.

C’est à ce moment que, pour dispenser le malade de tout instrument (grand ou petit, fixe ou mobile), Unger imagina d’administrer la glycérine en suppositoires, en y incorporant du savon et du R hamnus frangula (Bourdaine-Nerprun).

Enfin, alors que W.-H. Morse préconisait l’emploi de la glycérine dans le pansement des plaies, Dean l’employait avec succès contre les oxyures ( Oxyuris vermicularis), soulageant ainsi les enfants d’énervantes démangeaisons anales.

C’est au professeur Sims, l’éminent gynécologue, que revient le mérite d’avoir, le premier, utilisé les propriétés osmotiques de la glycérine, en l’appliquant directement sur la muqueuse utérine.

Sims portait, sur le col utérin, un tampon d’ouate fortement imbibé de glycérine. L’un de ses élèves préférait se servir d’une sonde en gomme élastique, recouverte de glycérine, et tenue sur place, avec des mouvements alternatifs de va-et-vient, mais, dans les deux cas, le pansement local présentait le triple inconvénient : de faire intervenir un corps étranger, cause d’irritation ; de nécessiter la présence du médecin et l’emploi du spéculum.

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