RÉSULTAT OPÉRATOIRE
A la suite des travaux de Duhamel, Heine et Flourens qui avait dit dans ses études sur le rôle du périoste « unechirurgie nouvelle est créée et le périoste permettra de refaire des os,» Langenbeck avait dans plusieurs cas de Rhinoplastie compris le péricrâne dans ses lambeaux espérant ainsi bénéficier des propriétés ostéogènes de celte membrane et reconstituer des os. « L'importance de ces opérations, dit], n’est pas seulement dans le succès définitif auquel elles ont abouti ; elles auront en outre pour résultat, de mo-
ro — difier les opinions généralement reçues au sujet des conséquences ‘de diverses lésions traumatiques du squelette, Il en résulte en effet que le détachement du périoste n'entraine pas une névrose périphérique des os. » (Deutsche Klinik.)
Ces iravaux devaient, tout naturellement lui suggérer l'idée de faire l'application de ces nouvelles théories aux fissures congénitales de la voûte. Une opération qu'il fit alors pour enlever un enchondrome développé à la face inférieure du palais et dans laquelle le périoste décollé et replacé avait parfaitement repris, finit de le convaincre ; peu de temps après, il publiait un mémoire accompagné de plusieurs observations, sur la possibilité de reconstituer une voûte osseuse au moyen de lambeaux périostiques.
Sa croyance était si profonde qu’il décrivit très nettement l'évolution de la nouvelle production osseuse dont il plaçait le début vers la troisième semaine, la terminaison vers le quatrième mois, et malgré des moyens de contrôle aussi simples que défectueux, 1l ne resta pas moins convaincu du succès. « Sur 20 opérations de ce genre, dit-il, la nouvelle production osseuse fut constatée huit fois au moyen de l’aiguille à acupuncture. ».
Nous n’avons pas l'intention de revenir ici sur un sujet discuté à fond dans le mémoire de Rouge ; il nous suffira de dire queErhmann vérifia sur lecadavre d’un sujet mort quelques années après avoir subi l'opération de l’uranoplaslie, le peu de fondement de ces espérances. D'ailleurs les résultats de Langenbeck, d’abord -combattus par Sédillot, furent ensuite unanimement contestés et les chirurgiens même les plus intéressés au succès de l’ostéoplastie faite par déplacement du périoste, restèrent indécis dans la discussion soulevée à propos des restaurations du palais. « Sil’on peut conserver quelques doutes sur l'ossifivation, dit M. Ollier, on dut admettre qu’il se forme une couche résistante qui à la consistance
de l’os. »
es) Toi
C'est en somme le seul résultat obtenu et on a tout lieu d'en LE satisfait, car il est parfaitement suffisant.
Le vide du palais se trouve comblé par des lambeaux qui augmentent d'épaisseur et acquièrent une solidité considérable, puisqu’une bande de fibro-muqueuse de 0,015" de large ne se remplit que sous un effort de 20 livres (Rouge). Enfin, sous l'influence de la cicatrisation, l’écartement des bords osseux a nne tendance à diminuer ajoutant ainsi encore à la solidité du plafond de la
bouche dont la résistance n’a rien à craindre de la mastication.
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