‹ Manuel Opératoire de l'Urano-StaphylorraphieChapitre 8 sur 45 · PRIT · texte numérisé non relu

PRIT

Quant aux incisions latérales, elles se font au moyen d’un bistouri ordinaire assez fort, à lame courte et pointue.

Grattoirs, leviers ou rugines. — M, Trélat se sert pour décoller les lambeaux, d'instruments spéciaux; il les a montrés à la Société de chirurgie dans la séance du 27 juin 1877 (figure ne 4).

Figure 4.

Récemment M.Aubry fabriqua deux autres instruments destinés au même usage mais dont la coudure à angle droit selon les bords permet d’obtenir le décollement à la partie tout à fait antérieure : l’un de ces instruments est coudé à droite, l’autre à gauche de façon à agir dans les deux sens.

Nous devons également parler d’un petit grattoir dont M. Trélat se sert pour détacher les insertions musculaires du bord postérieur du palatin, plus petit que celui employé pour le décollement du périoste dans les opérations sur les-os ; il est légèrement courbé sur le plat à son extrémité, légèrement tranchant sur ses bords et peu

épais.

Aiguilles. Elles sont de deux espèces :

4° L’aiguille à branche récurrente de M. Trélat. 2° L’aiguille à chas brisé d’Aubry.

Aiguille à branche récurrente de M. Tréiec (&g. 5). Nous n’en terons pas ici la description qui sera faite au chapitre sutures et qui se trouve d’ailleurs dans tous les traités.

« On est très vite familiarisé avec cette aiguille, la seule que j'em-

La ie ploie depuis trois ans, je ne saurais assez la recommander, elle convient non seulement pour les divisions congénitales, mais aussi

pour les perforations accidentelles. » (Rouge.)

Figure 5.

Cette aiguilleest maintenant réservée à des cas particuliers, dans les divisions étroites, dans les fistules, pour le passage des fils à l’angle antérieur des fistules palatines ; en un mot chaque fois que l’étroitesse des parties ne permettra pas le jeu de l'instrument

dont nous allons parler.

Aiguille à chas brisé d'Aubry. — Cet ingénieux instrument (figure 6) réalise tout ce qu'il était possible de désirer. [Il se manœuvre à la façon de laiguille de Reverdin et se compose d’une partie tubulée dans laquelle joue une tige qui porte à une de ses extrémités une pointe d’aiguille percée d’un chas ouvert À sa partie inférieure. À l’autre extrémité de la tige qui pénètre dans le manche de l'instrument se trouve un bouton ou curseur, lorsqu’on tire ou qu’on pousse ce bouton, le même mouvement s'imprime à

la tige qui entraine l'extrémité pointue et ferme ou ouvre le chas de l'instrument.

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