‹ Manuel ou règlements de la Société de tempérance dédié à la jeunesse canadienne [microforme]Chapitre 11 sur 27 · LA F · texte numérisé non relu

LA F

ien déconcerté de ses répcnses et de ses fésistances aux bons conseils que je lui don- Mis, je ne me décourageais pourtant pas tout Aait. [ln’y avait pas long-temps que j’a- His commencé à établir la société de Tempéefiice dans ma paroisse, et déjà je voyais

&r le démon de l’ivrognerie de bien des ubite le décoliehx, où jusque là il avait rêgné en souveain maitre.

il donc ?

2 2 eee eme

Le soir, j’appelle sécrètement Charles... Ai son plus proche voisin, son meilleur ami, c’<@ tait un brave homme qui ne se dérangeaiq peut-être pas deux fois dans un an, mail pourtant fort attaché à ses trois et quelquef fois quatre petits coups par jour. Bon cœufl envers ses amis, jamais personne n’était ven@h le visiter sans qu’il les traitât...…. Il avai toujours chez lui la meilleure Jamaique dd Québec ; et ni sa famille, ni sa santé ne px0} raissaient souffrir des nombreuses politessii qu’il faisait à ses amis. Comme de raison il n’aimait point du tout la Société de Tem& pérance. Dès la première fois que j’en availli parlé en public, il s’était prononcé hautemergi contre : Cela était bon disait-il, pour les ger'@i qui n'étaient pas capables de se conduire euéi mêmes. Que pour lui, il n’avait aucun bdé soin de cette société, qu’il pouvait se temp rer tout seul, et qu’il ne s’en mettrait jamaill

Rendu chez moi, il m’expriine le chagri qu’il a ainsi que tout le voisinage de ce q s'était passé la veille chez le pauvre Louisk Et bien, lui dis-je, il ne tient qu’à vous mo cher Charles...: de ramener et de converill votre ami Louis... ‘ Ah ! Monsieur, me ri pond-il, si ça tenait de moi, ce serait bient(k fait, car je donnerais la moitié de mon sand la moitié de ce que je possède pour lui fai passer cette malheureuse ivrognerie, ge

ent Charles’... M eilleur ami, c’t€@ > se dérangeaig s un an, mai rois et quelqu#if Mais à peine a:t-il la tête chaude, qu’il our. Bon cœud#ient comme un loup enrasé. Je m’attends nne n’était vendiil finira par tuer quelqu'un, peut-être 4... Il avai le premier. Car quand 1l à pris quele Jamaique dau s coups Je trop, il ne connait plus persa santé ne pa@ine, et je crois qu’il frapperait le Bon Dieu euses politesse me s’il pouvait le rencontrer alors. Pour mme de raison#gonvertir, je crois qu’il faut un grand miociété de Temälile. Il aime tant la boisson ! Mr. le curé is que j’en avafivous a précédé à essayé bien des fois à .oncé hautemer@@onvertir, et s’il n’a pas été capable, ni -il, pour les ger@s avec vos beaux sermons, comment pouse conduire euéf*vous penser que ça dépend de moi avait aucun bd à le convertir.” Et bien oi, mon brave

jouvait se temp je persiste à vous dire que la conmettrait jamai®

si honnête homme, c’est un si bon voisin ; st un cœur si sensible, si généreux lorsnl est sobre,

jion de Louis…..dépend de vous. Jusprésent on ne savait pas trop comment riine le chagr'ifi prendre pour ramener un ivrogne. Comnage de ce quéllpn laissait subsister les occasions autour > pauvre Louisêil is il n’avait pas plutôt pris sa bonne ré- : t qu’à vous motion, qu’il l’oubiait chez le premier ami et de converti rencontrait. Rien donc n’était plus rare [onsieur, me 1#@la persévérance de ces sortes de Péce serait bientiitrs dans leurs bons désirs de se corriger. ié de mon san voilà que le Dieu des miséricordes de pour lui fairi@ Mt de nous donner dans les Sociétés de ognerie, c' PmBpérance un moyen aussi simple que #ant de les convertir. En agrégeant à

la Société de Tempérance les umis respedé tables et sobres, et les parents d’un ivrognfÿ en te les occasions qu’il aurait de retombe il pourra aller partout sans qu’on lui offre 0 boissons. Personne ne lui en demandcr#ig ettoutes ces circonstances aidées de la gra de Dieu, font que son retour à Dieu ( aussi durable que sincère. Mettez-vous 4 7 la Société de Tempérance ainsi que te ceux du voisinage avec qui ous savez ( Louis … va le plus souvent ; Ça Va voi fatiguer les premiers jours, à cause deck iongue habitude que vous avez de prend des boissons fortes ; mais il ne vous en ar vera aucun mal je vous assure. Au contra vous vous cn trouverez bien de toutes * manières avant peu. Offrez cette petite |! ; vation à Dieu pour la conversion de votre ak Dites à Louis. .. que vous détestez la b son de tout votre cœur, à cause des crinil 7 qu’elle lui a fait commettre ainsi qu’à 18 d’autres. Dites-lui qu'en conséquence v4 ne voulez pius jamais en prendre, ni en 116 dans votre maison pour en donner à "8 amis.—Charles ..., avait écouté ces par@ avec une attention respectueuse .... «bi | “ cunseil que vous me donnez là, Mr.B curé, est bon, | je veux le suivre, cet | père que mes voisins vont en faire autii car je vous avouerai que ça nous fatid “ de voir que vous vous donnez. tant 2 “peines pour établir une chose qui est si?

*s umis respell iblement pour otre bien, et que nous ts d’un ivrogniiésistons.

it de retombtf von lui offre 8 Nous ne comprenions pas, lorsque vous en demanderfi@vez commencé à établir la Société de dées de la Se l'empérance dans la paroisse, qu’elle ferait our à Dieu Sant de bien, et nous ne Îa regardions pas Mettez-vous ÆM’un trop bon œil, mais aujourd’hui que , ainsi que tdf A ous voyons les changements qu’elle opère yous Ssa\ez qi dartout, nous avons changé d'idée à son nt; ça Va VOA gard. Et après tout si nous n'avons pas à cause de Mie bonheur de ramener notre ami, il ne avez de prend MRous arrivera toujours pas gran! mal de ne vous en ariuitter la boisson ; Et puis nous aurons re. Au contra#ibujours le mérite d’avoir fait notre pos-

en de toutes. ble.”

cette petite he. | | | sion de votre 188 me sert cordialement la main, et il part,

détestez La LA t parole comme je m'y étais bien attenause des crinii Le même soir il vint avec six de ses ainsi qu'à (8h ins, tous grands amis de Louis....se onséquence vitre de la Société de Tempérance. Ils endre, ni en ali Brent rien de plus pressé le lendemain que n donner à M Mronce cette nouvelle à à leur infortuné couté ces par Il n’en veut d abord rien croire ; mais > mit pas grand temps à se convaincre de

ueuse .. . L salité.

nnez là, MrÈ ; suivre, Ct | nu en faire autis ça nous fati‘à donnez tant 1o$e qui est si

frappé de l'intérêt que ses amis prennent mn salut, il se résout de les imiter. Cette Hution qu’il avait tant de fois prise de ne ais gouter aux boissons cnivrantes, et

+ ae 28 ane

qu’il avait autant de fois oubliée, lorsque 18 amis lui en offraient, ou qu’il leur en voyali prendre, lui devient d'une exécution facil depuis qu’il n’en voit plus nulle part. I ref tre en lui-même et voit avec effroie qu’il n 4 pas approché des sacrements depuis bien de ô années, Il se décide donc à faire une co fession générale. Quelques mois plus tu

il était à la Sainte Table entre sa femme x sa mère, et recevait avec les sentiments ( M la plus tendre piété le corps de Jésus-Chrid$ Depuis ce temps, et ily a plus de deux an il est le modèle de ma paroisse. |

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