EN DIEU
mois plus ta re sa femmc »4 sentiments (Be L de Jésus-Chrisk LA foi nous apprend que sans le secours us de deux ar la grâce de Dieu nous ne pouvons rien sse. ere de bien dans l’ordre du salut. Si donc MQus vous mettez de la Société de Tempé- Palce, soit pour devenir plus tempérant vousaême, soit pour porter les autres à le deve- M il ne faut pas que vous compticz uniquedent sur la sincérité de votre résolution, ni Me la force de votre propre volonté. Car lors vous manquerez votre but, Vous AMDuyant sur vous-même, qui n'êtes que faiss, vous succomberiez à la première tenaMon que vous auriez de prendre des bois- Mis fortes. C’est donc surtout sur le secours a grâce de Dieu, que vous devez comp- [si vous voulez procurer votre bien spiri- MA ou celui de vos frères, en rentrant dans lc société. En un mot, vous ne devez s en mettre que lorsque vous serez con- Macu qu'elle est un des puissants moyens 1e c ciel emploie dans sa miséricorde pour re découler ses grâces sur les hommes, , C
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26 REGLÈMENT DE LA
C’estun fait qu'à venir jusqu’à ces de niers temps, rien n’était plus rare et pli difficile que la conversion d’un ivrogne. CM malheureux, dont le nombre allait toujou#t croissant, étaient la désolation, le désespo ll des plus saints prêtres, des curés les pl zélés. h
Le vénérable M. Brparp, si connu dal tout le pays par les missions qu’il a pré chétli pendant un grand nombre d’annécs à la su de nos Evêques, parlant des ivrognes à # jeune prêtre : * Cher monsieur, lui dit# ‘ vous aurez la joie de voir bien des JR cheurs se convertir, dans le cours (8 ‘“ votre ministère : Des ennemis oublier ‘ Jeurs vieilles rancunes, et deviendront ti ‘ amis sincères ; vous aurez souvent Ja ct “ solation d’être le üépositaire des restifl “ tions secrêtes : des personnes de tous ‘ âges ct de tous les sexes, livrées aux rl “ sions les plus honteuses, briseront ge ‘ reusement les chaînes du péché, ct ‘#8 ‘ viendront l'édification et l’exemple de 04 6 tre paroisse. ..:. Mais les ivrognes, 11 n’est plus difficile et plus rare que dek “ voir se convertir, et persévérer. Îl | ‘ comme un miracle pour convertir cet #
“ pèce de pécheurs. Ils sont si dégral « par ce vice infâme, quiles conduit à 14 « les crimes, qui les met au rang et plus Mis ‘ même que les plus vils animaux: q'6#
® dirait que Dieu les a frappés d’un anathôme encore plus terrible que celui qui fut Jancé contre Caïn. ”
jusqu’à ces def lus rare et pla in ivrogne. C4 > allait toujouil L A x | :
n, le désespoliOui, jusqu'à ces derniers temps, homme | curés les plié possédait une fois le démon de livrogne- #, semblait porter déjà sur son front com-
, Me le sceau de l’éternelle réprobation. Il venait sourd à la voix de l’honneur com- B à celle de sa conscience. (C'était en n que le ministre de Jésus-Christ, parlant es ivrognes à! haut de la chaire de vérité, lui montrait sieur, lui ditfiinfer ouvert sous ses pieds. Il riait de ces ir bien des piiBnaces, où il allait bientôt les oublier dans ns le cours 088 orgies d’une sale et infecte auberge. C’6inemis oublierdfält en vain qu'une épouse désolée et digne t deviendront din meilleur sort, lui donnait le détail af- , souvent la ciliBux de sa misère et de celle de ses enfants. aire des restiliiise moquait de ces larmes ; il n’y réponnnes de tous bit que par des jurements et des blasphélivrées aux rés. Si cette femme malheureuse pour faire | briseront géæmhs d'impression sur son mari, se jetait à u péché, ct #88 pieds, pour le supplier au nom de Dieu, l'exemple de ffiBvoir pitié d'elle, et de ses pauvres petits les ivrognes, 1Méfants qui périssaient de misère, de froid, et rare que celfaim. Sielle le conjurait au nom de ce sévérer. Il MWil avait de plus cher au monde, de ne pas convertir cet Miiht dépenser pour la boisson, et d'en résersont si dégraëliir quelque chose pour donner du pain, des es conduit à (4 bits à sa famille ; il lui commandait avec Lu rang et plus MMitalité de se taire ; et souvent il la frappait s animaux: qu'@luellement, si elle avait le malheur d’ouvrir
p, si connu dal qu’il a prê chti annécs à la sux
la bouche encore pour se plaindre : .,.,, Combien n’a-t-on pas vu de malheureux ivro4 gnes, après avoir bu les biens qu’ils avaier@ reçus de leurs pères, vendre jusqu'aux hardey
de Îeurs femmes et de leurs enfants, vendré jusqu’à leurs propres habits pour achete; quelques verres de boissons. Et chacun sai que nous ne disons là rien d’exagéré. | est peu de paroisses qui n’aient fourni dy ces tristes cxemples de perversité, d’endurgé cissement ct de dégradation. Ccpendan; les chaires chrétiennes retentissaient partoui@ des anathêmes de la religion contre l’ivrognc# ‘ie. Partout des prêtres remplis de scicncqss et de zèle employaient toute la force de leur( ministère pour convertir les ivrognes . ... >in
Combien de fois après d’inutiles effort3@ pour ramener dans la bonne voie les intem.
pérants dont le salut leur était confié, les mi nistres de Jésus-Christ, n’avaient-ils d’autrcif ressources, d’autres coi<9lations, que d’allcre verser aux pieds des saints autels, des larmes amères sur leur endurcissement. Maigss alors, avec quelle ferveur ne conjuraient-ils@k pas lPadorable et bon Sauveur de se ressoui# venir du sang qu’il avait versé, du fiel si amcr dont-il avait été abreuvé pour leur amour 4 avec combien d’instances nele suppliaient- “1 3 pas de jeter un regard de miséricorde surÿ tant d’infortunés esclaves du plus tyranniquem comme du plus dégradant de tous les vices
ndre +... Mint de prières, de larmes et de vœux aralheureux 1vro4é ts ont enfin touché le cœur de Dieu, s qu’ils avaien@st 2lors que la Société de Tempérance squ'aux hardg@fs à 616 donnée comme une de ces gouttes enfants, VCnd' ASE iséricorde qui tombent de temps en pour achcls Gu ciel, sur cette vallée de larmes. Et chacun sale porte avec elle toutes les marques d’une d'exagéré. Mes pensées que le Dieu de bonté tire des aient fourni diééors de sa science, et qu’il donne à l’homrsité, d’enduryy pour l'aider à briser quelques unes des . Cependaigises qui croissent partout si piquantes, si issaient partol@meuses et si dures sur les bords de ontre livrogno@E;, chemin. Chaque curé a formé autour plis de scicnc4@h; comme une armée de courageux sola force de leur{gff bour l'aider à combattre et a chasser VrOSNCS « + + « yiifde sa paroisse le démon de lintempéange. Il a invité à s’enrôler dans cette arinutiles effori1#é sainte tout ce qu’il y avait parmi son oie les inten-gible de cœursnobles et généreux. Ila mis confié, les niffie leurs mains l’arme du chrétien, la croix ent-ils dautrilieu de laquelle est écrit l'engagement pns, que d'aller Société de Tempérance. Au nom de tels, des larmcé-Christ abreuvé de fiel et de vinaigre, ement. : Maïifgue curé soutenu de l'élite de sa paroisse, conjuraient-il@fié : « guerre à mort au démon de l'ivrogner de se ressou@ Et partout Jésus-Christ a été pour du fiel si amc@oldats, et la victoire la plus complette a r leur amour #ibut couronné leurs efforts et leurs sacrifi suppliaient-13@f Il n’y a pas eu de sang ni de larmes iséricorde Sufiés dans ce nouveau combat ; il n’y a de lus tyranniGutmirsées et de perdues que les boissons tous les vices. #4
détestables qui avaient causé tant de ma parmi nous. h.
Ne dirait-on pas que Dieu a voulu reno veller parmi nous le prodige qu’il opéra al trefois pour tirer son peuple des mains ( @ ses ennemis, Les Israélites gémissaient dé puis plusieurs années sous la dure servitui des Madianites, lorsque le Seigneur résolfi de les délivrer. Gédéon fut choisi pois commander l’armée d'Israël forte de trentw deux mille hommes,
Mais Dieu jaloux de sa gloire craignii que ce peuple endurci n’attribuât à ses pr @t pres forces et au nombre de ses soldats M victoire qu’il allait remporter, command
Gédéon de renvoyer vingt-deux mille ho mes. Il ne lui en restait plus que dix mill&
c'était encore trop dans l’ordre de la pro
dence. L’armée devait passer près des ea du Jourdain lorsque Dieu parlant à Gédéoh lui dit: “ Je vous promets la victoire, m je veux que le peuple sache que c’est n# seul qui la donne. Vous avez encoil trop de soldat à votre suite. Renvoyiil donc ceux que vous verrez plier le genoli pour boire : ne gardez pour combattre qi ceux qui se contenteront de prendre l'o avec la main, pour la porter à leur bouc et se désaltérer.”..,. Jlne s’en trou#i que trois cents de ces derniers. Et ce fu
tant de maËlf (ête de cette petite troupe choisie de Mieu que Gédéon s’avança pour combattre
“armée innombrable de ses ennemis.
a voulu renoët qu’il cpéra a > des mains ( @ gémissaient dés
Mais pour que tout fut miraculeux dans tte victoire, il n’arma pas le bras de ses erriers d’épées ni de lances, comme c’est
dure servitu coutume ; il se contenta, suivant l’inspieigneur résolfition qu’il en avait reçue de Dieu, de mettre fut choisi po@äns leur main gauche, un vase de terre orte de trentêBite au milieu duquel était une lampe allu-
ée, et dans la main droite une trompette.
M Gédéonrange ses trois cents soldats autour ibuât à ses pr @M camp des ennemis, sans être apperçu, à de ses soldats dfaveur des ténêbres de la nuit. Au signal r, comniande til donne, chacun de ses braves fait” releux mille ho : M l'air du son de sa trompette, et brise s que dix millifé vase qu’il tient dans sa main. Les ennerdre de la pro is éve..lés soudainement par le bruit écla-
er près des eablgnt de ces trompettes, éblouis, épourantés irlant à Gécédr toutes ces lumières dont ils sont environla victoire, mes, cherchent à fuir de toute part. Dans ie que c’est ni moment le désordre le plus affreux, la s avez encius horrible confusion règnent partout.
ite. Renv oj rsonne ne se reconnaissant au milieu des plier le genok Es. du tumulte et des ténèbres, ils tirent
r combattre déépée les uns contre les autres, et couvrent de prendre j'efientôt la terre de leurs morts et de leurs r à leur boudiilessés. De cette manière Gédéon et les lne s’en trouf#ièns n’ont eu d’autre peine que de sonner de r trompette et de montrer la lumière qu’ils
gloire craignabi
rs. Et ce fu
portaient pour remporter la plus signal(g victoire.
C’est ainsi qu'avec cette nouvelle manière de faire la guerre que Dieu dans sa misére corde vient de nous inspirer, nous sommes, comme assurés de HIgapAeE des ennemis ‘ notre salut. j
presque constamment entre les mains et aais contenaient les boissons dont nous notes servions pour contenter notre gourmandise :@18 préjudice de notre santé, de notre bourse, 48 de notre religion. Ce n’est qu’alors qu'onéh verra briller parmi nous du plus pur éclafs mille vertus qui étaient comme cachées obscurcies par l’usage de ces détestabl liqueurs.
La trompette de la renommée publie partout ce qui sera fait de bien dans chaques localité, où on aura courageusement pr l'engagement de la Tempérance ; chactort voudra participer aux grâces abondantes qulü Dieu répandra sur les peuples où cette sl ciété s’établit ; de toutes parts nos enneni spirituels seront mis en fuite, et Dieu ser béni, loué, et aimé dans mille endroits 0! c'en l'intempérance et tous les vices cn cl depuis long-temps. ét
Que chacun donc se fasse un devoir,
: LA 1 SOC(ETE DE TEMPERANCE. 38 plus signal(g Bneur d’appartenir à la Société de Tem- Délance. Ne cherchons pas de prétexte … Héin'en pas être. Surtout qu’on n’entende uvelle mani dire comme parle passé : “ Je me dans sa miséré#Mettrais bien de cette société, mais je , NOUS SOMMéMgpains de ne pouvoir persévérer dans le des ennemis (élécrifice qu’elle demande.” Souvenezs n'avons QU'QMS que c’est pour l’amour de Jésus-Christ que nous aYi0HNé vous allez faire ce sacrifice : et que fe Jésus pour l’amour duquel vous agirez comme obligé de vous soutenir, et de gourmandise 1@88 fortifier. Vous êtes faible, il est vrai, notre bourse, 488 il est fort ct puissant. Nous vous louqu’alors qu'oéide vous défier de vos propres forces, plus pur éclat ne seriez vous pas infiniment blamable ime cachées @Mous défier du Dien bon qui a promis de ne ces détestablmäis abandonner ceux qui l’invoquent avec idhr, confiance et humilité Venez donc @Brc une fois, pour l’amour de Jésus abreubmmée publie de G:l ct de vinaigre, et appuyé sur la ien dans chaque de Dicu, vous enroler dans ;’armée des geusement präfes qui ont juré de combattre jusqu’à la rance ; chactëllicontre un des plus grands ennemis du abondantes quiu mes. Vous êtes assuré de la »s où cette sBlire ; c’est Ice Dieu Tout-Puissant qui ts nos enneniliiila donnera.
ille endroits 0!@@ serait ici le lieu de citer plusieurs de vices régnaiersi onversions aussi frappantes que solides #8es par la Société de Fempérance, pour wer que la grâce de Dieu aide et soutient e un devoir, uMlui s’en mettent: mais comme il est peu
de paroisses aujourd’ hui, où cette soci(@é mille fois bénie, n'ait amené de ces chan V ments admirables, nous n’apprendrions ré 7 à personne. Nous préférons prendre 18
Mer
autre voie pour prouver cette vérité. cer
Dieu a deux manières de faire voir qu'@tl œuvre lui est chère, et qu’il la protège. €@ première est de bénir ceux qui la soutidei nent : Ja seconde est de purs visiblend ss ceux qui en retardent les progrès ct qui a opposent. C’est par cette dernière espi V 13 de preuve que nous allons terminer ce (@ pitre.
Les traits suivants qui nous ont té rap tés par Messieurs les curés même qui cn:
été les témoins sont trop frappants pousé pas y voir le bras d’un Dicu vengeur, pl sant ceux qui s’opposent aux desseins de séricorde qu'il a cn vue, en faisant Ctàs partout la Société de Tempérance. bon:
Exemple."
Mr. A.... curé de.... avait établi dei Ce quelque temps la Société de L'empérance! 16 sa paroisse et déjà le bien qu’elle o; était visible partout. Il s’en faut poulie que tous ses paroissiens consentissent à MR
ù cette sociffiittre ; au contraire un certain nombre n’en de ces chan@iillait qu'avec le plus grand mépris. Parmi pprendrions r@Bx-ci se trouvait un père de famille qui
ns prendre 18liait cu cependant bien besoin d’en être, a vérité. sefbrien n'était plus commun que de le voir
S@ déranger par la boisson. Outre le chafaire voir qu'@fi8 qu'il causait à sa pauvre femme par sa
| la protège. Ællère, ses jurements, et le scandale qu’il x qui la soutid@inait à ses enfants, il faisait des dépenses punir visiblen@#8éz fortes pour altérer sa famille. Comme rogrès et qui d'a leurs cet homme avait de bonnes qualités, , dernière esp le curé un jour résolut de faire un effort terminer ce (Per le faire mettre de la Société de ‘T'empé-
‘äite. Il prend donc avec lui deux de ses
qui s’en étaient déjà mis depuis quel-
us ont été rapdd@temps. Il se rend avec eux chez notre même qui cn 198mc. Il lui repiésente les chagrins qu'il frappants poutepe à sa femme, les mauvais exemples
u vengeur, pi donne à sa famille. Il lui fait voir son x desseins def qui s’en va en ruine, sa santé qui se déen faisant cire, mais par dessus tout, son âme quil bérance. em. Enfin ce digne prêtre met tout en dre pour le porter à suivre lexemple de
amis, à quitter la boisson pour toujours,
; | mettre de la Société de Tempérance, ML oi, répond-ii avec colère, me mettre de
4 Société de Tempérance ; Non, non,
avait établi défiiimais, jamais ! Il n’y a que des pour- T'empérance ii Baux qui doivent se mettre d’une pareille en qu’elle oyiipciété.” Le digne pasteur aflligé de cette s'en faut poutiinvenable réponse, voyant qu’il n’y avait nsentissent à 188 1 faire avec un pareil homme, se retire
le cœur gros de chagrin. Trois semainé plus tard, ce malheureux apperçoit ses bi ments en feu. Il s’élance pour arracher s4 animaux des flammes, et il tombe “rois mort étouffé par le feu et la fumée sur der el pourceaux déjà à moitié bruilés ! ….
Ce terrible chatiment fit ouvrir les yeux plusieurs de ses amis qui ne l'avaient à trop malheureusement écoutés et qui vinre.
aussitôt après se mettre de la Société M
Tempérance.
Autre Exemple.
Les jeunes gens de la paroisse de . . .M avaient été fortement invités par leur curiik s’enrôler dans la Société de Tempérandiék On leur avait fait voir combien il en résuliéi rait d'avantages temporels et spirituels po eux, s'ils ébindotaiient l'usage des boissok fortes, auxquelles un grand nombre parmi el paraissaient déjà malheureusement encli Îls paraissaient tous déterminés à suivre} conseil de leur pasteur, lorsque un nome Michel ….… qui s'aperçoit de leur dessel ; les appelle à lui, après l'office... Petit dant un temps considérable, il leur débiÿ "4 tout ce que le démon peut lui suggértll
Trois semain@ibur les en détourner. Il leur dit que jus-
erçoit ses bille là on s’était bien sauvé sans cette société.
ur arracher sliuel mal d’ailleurs, leur disait-il, pouvait-il y
tombe “roïiioir à prendre un petit coup avec un ami?
fumée sur dertilétait le seul plaisir qu’ils pouvaient se procu-
58 Le Mer, et il n’y avait aucune raison de le leur in-
#rdire. Il était allé, leur assurait-il, il n’y aveit
ivrir les yeux ès long-temps, chez un bon prêtre qui lui
e l'avaient q#ait fait la politesse d’un bon coup, et qui se
s et qui vinre mpbquait bien de la tempérance. Que s’ils écou-
, la Société (Mililent leur curé, ïls auraient bientôt perdu la
te. Il leur prouvait surtout à sa façon que
“tte société étant faite pour ramener les ivro-
Mes, c'était les insulter, eux, que de leur pro-
| poser de s’en mettre, puisqu'ils étaient tous
(A des jeunes gens sobres et honnêtes. Enfin
Mfinit par leur dire que s'ils suivaient le
@seil de leur curé, ils deviendraient la risée
roisse de . .. M paroisses voisines, dont les curés
s par leur curfiaient trop d’esprit pour exiger de pareilles,
e Tempérandioses.….. Son discours fit une telle impres-
en il en résuléiin, que pas un seul ne vint ce jour-là se
spirituels poiittre de la Société de Tempérance. ge des boissolr ombre parmi cs
sement encl#iiile lendemain, ce même Michel..…….était inés à suivre Bnlever de la tcrre au pied d’une grande que un nome, où plusieurs autres journaliers travaile leur desseiilnt avec lui. Tout-à-coup un cri de} ffice..…... Petiresse se fait entendre... Déjà il était dis- / il leur débif@l sous un énorme éboulis de terre, On!
t lui suggért D
se précipite pour lui porter secours. On M bien de la peine à le retrouver... Il ét mort et son cadavre offrait le plus effroyabl@ spectacle. Son visage couvert de Lové était horriblement noirci par le sang coaguls Sa langue sortie de sa bouche était à moi {à coupée, et pendait ensanglantée sur «4 lèvres livides ! ! à.
Autre Exemple.
C’est Mr. le Curé A... lui-même cdi parle : <
Au sortir d’ure instruction à Ha fin de 2 quelle j'avais fait un appel à ceux de ni paroissiens qui ne s’étaient pas encore enrés 16s dans la Société de Tempérance, pour! exciter à ne pas retarder cette démarche, | jeune homme se poste à la porte de l’égl pour compter ceux qui vont suivre mon cp seil. Chacun reçoit quelque insulte de #s patt en passant devant lu!. Pendant Fl d'une demi-heure il épuise les mots les p:
grossiers contre eux. T'out le monde, mê | ceux qui n'étaient pas encore décidés s’enrôler dans l’armée sainte, étaient indis des propos de ce jeune hbertin. Envie quinze jours plus tard, au milieu de la nie
Je malheureux réveille la maison en pouspi
he ds
LL af
horribles cris. “ J'ai les entrailles déchi- | es ; matête est comme broyée dans un ilon. J’ai l’enfer dans le corps ; je vais uvert de Lo ourir : je suis damné !.…..” L’alarme se le sang COagul éBand comme un coup de foudre dans tout e était à MON ISWoisinage. Bientôt la maison est remplie lantée Sur S@ifne foule consternée. Plusieurs de ses pagaons de débauche accourent avec les dires. Il les aperçoit: ‘“ Maudits amis, Pour dit-il, je suis damné, c’est vous qui en êtes la cause, mais vous le se Z avec moi, c’est vous qui m'avez engagé à mé- Se briser les conseils de mon curé ; sortez . lui-même (ici tout de suite...” Lt les malheureux, ifBablés par la malédiction de leur ami, ct
: féore plus par les remords qui les déchin à fin del s’Cloignent. On accourt me chercher. à ceux de MOSn] Dieu ! quel spectacle ! Il se roulait as encore éme un serpent, ct quatre hommes robusérance, pour | employaient toute leur force à l’empête démarche, r de s’élancer hors de son lit. Tentôt porte de l’égl 0e soupirs, des sanglots, puis des cris déchisuivre MON Cpals sortaient de sa poitrine brûlante comme ic insulte de &S fournaise. On espérait que ma présence Pendant Pit le distraire de ses douleurs et lui donles mots :€S PS un peu de calme, mais il n’en fut pas le monde, SR. « Mon curé, s’écria-t-il, en m’apercore Gécidé Se vant, ie me meurs et je suis damné. Ah! , étaient IMCITES j'avais écouté vos charitables conseils ibertin. Env ne serais pas dans le triste état où vous silieu de la 18e voyez !” Je cherche à l’encourager, son en POUS' mets inutilement, J'entends sa confession,
secours. On M uver.…… 1 ét:4 plus effroyablæ
Me Aura eme
mais ses souffrances, ses terreurs et sol affreux désespoir sont les mêmes. Pendan trois jours et trois nuits, ses cris, sa rage, sel douleurs, ses malédictions, ses paroles d’er. 88 fer jettent la consternation et la stupeur dan: 28 tout le canton et dans toute la paroisse Chacun se rappelait et se redisait tout bas le ll paroles insolentes dont le malheureux s’Ct:) servi quelques jours auparavant contre le personnes qui venaient s’enrôler dans la So ciét6 de Tempérance. Et j'avais de la peine sufire à prendre les noms de ceux qui ve naient encore, surtout parmi les jeunes gen se faire inscrire, en disant : “ Nous nou ‘ mettons de la Société de Fempérance, c:
‘ nous voyons bien aujourd’hui que ce n’e4
“ pasun badinage que de résister à Dieu. à
Je le visitais deux fois par jour et il m’e 444 impossible de déérire ce qui se passait along dans ma pauvre âme. J'avais beau es PImage de J.C,, je ne voyais plus son cars ouvert, ses bras étendus pour appeler et “lié 4 cevoir les pécheurs. Je n’entendais plus l&4 M. paroles d’amour,de paix, de pardon, de dés à mourant pour les hommes. si
Je n’apercevais plus que le bras d’un Dig vengeur frappant sa victime. Je n’entendi@ plus que les paroles foudroyantes : 17 peccalà x. ; vestro moriemini, Vous mourrez dans vot'egl péché ; Mors peccatorum pessima, La mort deg