NE JAMAIS PRENDRE DE BOISSONS FORT EXCEPTE COMME REMEDE
Elendue ou matière du sacrifice que l’on 88e fait en entrant dans la Société de Tempérance.
CES deux Chapitres que nous ar8 réunis en un seul, sont bien certainement plus importante partie de ce petit traité, x
pérance, de les lire avec la plus grande!
tention.
Avant tout il est absolument nécesu d’avoir constamment à la penste que lorsé nous parlons de boissons fortes, de vins, CD nous entendons parler des boissons, & vins tels qu’on nous les faits, ou qu’on n
DE LA 8 importe dans ce pays. C’est à des ) ZÆnadiens que nous parlons, et nous ne Îles Mretiendrons que des boissons cn usage Défmi eux. Ce que nous avons à dire n’au- NQOUIEMI rait certainement pas le même à propos en
“änce, en [talie et dans les autres pays où JBu fait croître la vigne. .. on en verra la OISSONS FORT Wii
Paison dans la suite de ce chapitre.
tEMEDE.
Dre pays, pénétrer dans toutes les maisons, DUs jeter aux pieds de tous nos compa- Midtes pour les conjurer au nom de Dicu, ù om de leur patrie, de leur religion, de F famille, au nom de tout ce qu’ils ont de S cher de renoncer à l'usage des boissons res ; ; parce qu'elles n’ont jamais fait de ien dans ce pays, ou que si elles en ont b ce bien n’est pas capable de racheter les x épouvantables qu’elles nous ont causés.
crifice que l’on y Sociélé de
que nous av certainement, petit traité, à s'intéressent à Société de Te plus grande:
ui, c’est après plusieurs années de rechiéfches et d’examen que nous le procla- S sans crainte à la face de notre pays.
boissons fortes ne nous ont fait aucun én.— \ous avons en vain cherché partout, MOUS à été impossible de trouver une seule hlle, une seule maison honnête, qui nous nsée que lors it des boissons fortes : “ nous leur de-
q ‘VOHS notre prospérité, notre paix et notre ue vins, h fleur.” Pas un seul père de famille est Lun nu meilleur par la boisson, pas une seule s, ou qu’on ni
pable de bien élever une famille, Pas:
seul enfant dont les parents nous aient di nous devons à Pusage qu'il fat de la bo son, le respect, la dociité, Famour qu'il n témoigne.” Jamais nous n'avons rencon d'enfants qui ait eu à bénir Dieu de la bo son dont Tour parents fesaient usage,
qu'elle est la femme quine connait la jo
le bonheur que depuis que son mari, où à enfants font usage des boissons fortes" elles sont bannies du milieu de nous, con
El
mère que lusage des boissons fortes 1 rendue plus tendre, plus vigilante, plus ct
nous espérons, bientôt, il n'y aura donc 1
une seule famille qui aura à en souflrir ce qui constitue le véritable bonheur dom tique, Que tous les pères de famille donnent la muin pour n'en jamais prendre, pas un seul enfant, pas une seule épouse ra à s'en plaindre, Que tous les jeunes &
renoncent courageusement à Pusage de 08 boissons ; et d'un bout du pays à l'autre, Mi
nous sera impossible de trouver un seul pi une seule mère de famille qui ait à gém cette résolution, Voilà ce qui n'a pas | soin de preuves, voilà ce dont chacun 4 aussi bien convaincu que nous, Voiià ec prouve jusqu'à l'évidence ectte proposih
dont nous désirons que chacun se souviens ‘Les boissons en usage dans ce pays s 4 inutiles au bonheur des familles.” Mais si &
là nous passons à l'examen du bien me
y LA SOCIETÉ DE TEMPFRANUR, 7]
sons fortes + lante, plus 0 ' mille. Pas:
ous aient di fut de la bo OUT qu'il ll \VONS Fencon Dieu de la bo ent usages | connait la à M art, OÙ
elles sont de nature à produire chez ceux en fout usage, le jugement que nous en vons porter leur sera-t-il plus favor: able ? À del e-t le canadien que les boissons ont T TU plus vertueux, plus chrétien 7 Où est ii qu'elles ont rendu plus patient, plus \, plus chaste © Quelest celui qui leur t que lque victoire sur ses passions, quel.
que bonne action qu'il n aurait pu faire, lque bonne pensée même qu'il n'aurait A oue sans elles ? Quel est donc celui que de nous, con Moisson à fut marcher d'un pas plus droit ‘6 aura donc 0 lus sssuré dans la voie du salut © Qu'on en souffrir dMS montre ce uiqui fréquente les sacrebonheur dom 4 nts avec plus d'assiduné et de ferveur « de famille puis qu ‘fait usase des boissons fortes 7 amuis prendre, Vi on qu'il y en ait beaucoup parmi nous seule épouse 0 la boisson puisse aider à sortir du péché? s Les jeunes «ii À Mait-il possible d'en trouver un seul en un \ l'usage dé * ta qui elles ontouvert les portes du Ciel? 1ys À L'autre, Mn encore. ol par conséquent le moindre ver un seul pi 2 qu'on puisse dire des boissons pour le \ ment, c'est qu'elles sont parlaitement inu-
jui ait à gén Qui n'a pas | Iues relativement à notre salut.
lont chacun (8
v RE 148 à t S ( N ï " . 66
us Voilà cc al : pe €pondra peut-être ici : “1 ‘ 0 - CS 10: N à Ë ,
‘otte proposiilé n ( les )OISS ons forte S comme du pain un se SOUVICN b et des autres nourritures que Dieu nous ns ce pays “ lonne dans sa bonté.—Je ne les prends iles”. Mais s RP absolument par cequ’elles me rendront iicilleur père de . e du bien m0 père de famille ou plus ossidu a es devoirs religieux ; mais je m’en serts
ns Lortes"
“ pour conserver ma santé et réparer me ‘“ forces ; et par cequ elles n’aident en w# “ mot souvent à adoucir ie poids de men ‘ durs et pénibles travaux. ” Et voilà er core en quoi une foule de personnes son sous l'influence d’une triste et lamentable ea reur.. Le plus grand de tous les malheur,
pour les peuples, comme pour Îles individu ‘at
est de croire bien ce qui est mal, et de con sidérer comme bon ce qui estmauvais. Vo
là la cause de tous les crimes, voilà la souije
ce de toutes les misères de l’homme. Auslihs quand notre grand, notre éternel enan it veut nous faire du mal il lance un faux pri
cipe parmi nous ; il commence par trompe# les intelligences ; et les crimes, les larm:# et la désolation suivent de près.—Ain.
l'homme aux noirs projets sort de sa maiso” @i pendant la nuit profonde, il tient en sa mai une torche. On dirait qu'il veut éclairer 1 voyageur, et l'empêcher de s’égarer au mi lieu des ténèbres, mais non; depuis long. ge temps il nourrit la haine contre son ennen | et cherche l’occasion de se venger. Il s+ 2 vance et le flambeau répand autour de li une sombre lueur: son cœur palpite d’un joie infernale, son œil brille comme celui d\&
tigre qui s’élance sur sa victime. Il regarde à: F
personne ne le voit, personne ne le sour #
çonne, tout est dans le tranquille et mysté | rieux repos du sommeil ; mais un cri da larme se fait entendre, on accourt de tot
réparer met aident en we poids de meté
btés. C’est en vain que chacun cherche à rêter l’incendie. La flamme dévorante
à sd Mélance au-dessus des toits avec fureur, et Et voilà er @fentôt les toits s’écroulent avec fracas. Une ersonnes S01 @aisse et noire fumée s’élance en roulant lamentable e5gr elle même, jusqu’à la nue et porte la conss Les malheur Ménation dans le cœur de ceux-là même les individu Qui semblent le plus à Pabri du danger. Ainal, et de cor dans cette vallée de larmes, l’homme qui mauUv as. Voi. "ne rche comme à tâtons au milieu des ténèvoilà la souälles, prend souvent pour une lumière bienomme. Aus“älisante le flambeau qui n’est allumé que ternel en nur porter partout la désolation et la ruine. un faux prifaudrait une plume trempée dans le sang e par trompes les larmes, pour décrire les malheurs qu'a es, les larmÆ@Busés parmi nous la fatale croyance que les > près.—Ain B@issons étaient bonnes et qu’elles étaient un
de sa mais @8 ces mille dons que Dieu a faits à l’homme ent en sa mai ur lui aider à soutenir ou à réparer ses eut éclairer lMiices. C’est par ce faux principe que la égarer au mmpere cn donne à son enfant malade; que le
depuis lons: 8 rnalier en prend au milieu de ses pénibles re son ennen ÆfBvaux, que le Canadien de tout état à cru enger. Il s': 2 qu'a présent n'avoir rien de mieux à offrir autour de k ami ou à l hôte qui le visite qu’un verre
palpite d'un 08 boisson. C’est parce qu’on les croyait omme celui d'AMAes qu’on en prenait entre les repas et en e. 1l regarde attemps. Nous ne craignons pas d’être me lé sou . MA par personne en le proclamant. lille et mysté C'est a l’abri de cette fausse croyance, de ce un cri d'H PARCMES que le démon a entraîné dans ne ti ime de de une foule d'hommes
généreux qui semblaient par leurs vert leurs connaissances et leur caractère, le pi à l'abri de ce malheur ; et qu'il a porté
honte et la misère hideuse dans tant de ["hR
milles respectables qui, sars la boisson, w\ raient devenues heureuses et prospèr Mais de même que, dans la ecomparan dont nous nous servions il 2’y à qu’un à tant, on aurait pu arrêter L: plus funeste :
le plus destructeur incendir, en éteignant flambeau dont on avait cru apercevoir bill.
Ja lumière : ainsi on ne pourra détourner |
vrognerie ctles crimes que ce vice hide traine à sa suite, qu’en delruisant 1e 188 principe que les boissons sont bonnes dis les mille et une circonstances où nous avi coutume d'en fiure usage jusqu’à ce jour, :
faut prendre le mal à sa source, il faut fn
per Parbre à sa racine. Tant qu’on répit &
et qu’on croira qu’elles sont bonnes dans 1448
tes ces circonstances, elles seront recht4 chées, elles seront aimées ; car il est dé notre nature d’aimer ce qui est bon.
Mon cher fils, a dit jusqu’à présent, “ père honnête et chrétien à son enh@ ‘“ ne prends de boissons fortes qu'a 4 ‘ modération et suivant ton besoin, ” 2 par ses exemples il lui montrait qu’il en a$ besoin à tout moment, à tout propos : an sg le repas pour se donner appetit, pendant 44 après le repas pour donner des forces àliq
r leurs vert | | PAR ractère, le pl hac, et aider la digestion ; le matin, pou
Fil a porté 8 donner benne bouche ; le soir, pour se ns tant de |#BRposer de ses ligues ; avec ses amis pour la boisson, BRTECE voir honnêtement ; lorsqu'il faisait et prospère ud, pour se rafraîchir ; penuant Îles ria comparaiseurs de lhiver, pour se réchauffer; en 7 à qu'un ladie, pour se ‘établir ; en santé, pour ne plus funeste 2 devenir malade ; pendant le travail, pour en éteignant éfortilier, et les jours de repos et de fêtes, ercevoir brille RBRr les passer plus joyeusement ; seul, pour ‘a détourner MR ésennuyer; en compagnie, pour faire se ae GUR hme les autres, et répondre aux santés
on lui proposait !
ruisant 1c li proposa
nt bonnes dire s OÙ nous avt {à qu’à ce jour.
rce, al faut fig 1t qu’on r'épètg bonnes dans 4
seront rech car ilest dé ‘st bon.
est-ce pas un fait que si jusqu’à présent ère disait à son enfant de ne prendre des sons qu'avec tempérance et suivant son pin, il lui prouvait que cette tempérance Asistait à en prendre à tout propos, cet ce besoin existait à tout moment ? L’en- E malheureusement prenait plus garde aux mples qu'aux conseils : aussi les deux rois verres par jour qui lui étaient suthsles premières années qu'il en faisait
LL: : | Msäge, ne suflisaient déjà plus quelques an- ! sn Save cn iées plus tard. De ce prétendu usage mo- : un nr. dénc, comme on le voit, il n'y avait qu’un ait qu’il en at Des, qu ligne imperceptible à franchir D OHObéS : ail où tom ver dans | sida Aussi toujours en etit, pendant D croyant tempérant, et modéré dans l’usa- L es EE es boissons, parvenait-il souvent en peu * d'années à se rendre presqu’au dernier de-
waà présent,
nn
gré de l’ivrognerie. Alors si le prêtre clu ritable et zélé avertissait le jeune intempé rant qu'il étaït temps de s’arsêter, qu’il cou rait à sa ruine, celui-ci paraissait tout étonné répondait : Je ne suis pas un ivrogne, il n!
‘a pas de danger, je ne prends de Doi ‘ qu’à mon besoin”... Et si le père effrar des dépenses de sa maison, et de la prod gicuse quantité de boissons que ses enfan consommalent, et des excès auxquels comimencçalent à se livrer, voulait les repror dre, 1l était presque toujours trop tard:
lui repondait : “ Dieu merci, nous ne son ‘ mes pas des ivrognes, 11 faut bien rec voir ses amis, nous n’avons pas l’euvie | ‘“ faire de grossièretés à personne : nous!
prenons de boisson que notre Besoin” L’épouse infortunée conjurait-elle son ma avec larmes de ne pas tant dépenser pour boisson : lui fesait-elle voir que les enfa étaient presque nus ; qu'il était temps | mettre quelque chose de côté pour les c voyer a l’école : qu'il y avait mille chos nécessaires qui manquaient dans la maisor :
Elle ne recevait ordinairement pour toi réponse que ces paroles { “ Jetravaille fo ‘et si je prends de la boisson c’est que “ ai besoin.” Et malheur à la pauvre fem si elle osait après cela se plaindre ; qu qu’affreux blasphême prononcé avec :
reur, et souvent des coups lui avaient bien fermé la bouche,
LA
- A " À ce prêtre cl
A : Fu y à | ep + | jeune Intempés M Et le pere malheureux voyait en peu de
Êter, qu’il con PPS l'intempé rance de ses enfants dévorer it tout étonnt LS biens qu’il n’avait acquis qu'avec tant de ivrogne, il n + qu il avait arrosés de tant de sueurs. ds de boisso: "Bconjurait Dieu d’abréger ses jours pour le père effray Mavoir pas la douleur d’être témoin de la ruide la proi “me complète et du deshonneur de sa famille. e ses enfan Et lorsque la mort trop lente a son gré, ves auxquels : Hait enfin terminer ses peines, ses dernières lait les repror paroles étaient de maudire la boisson qui trop tard : ( @vait répandu le deuil et amertume sur ses
nous ne son Mernières années, et qui Ini avait comme
ut bien rec Æfeusé son tombeau...Et le ministre de Jésuspas l'envie à Ghrist voyant inutiles les efforts qu'il te-
onne : nousr Mit pour toucher, convertir les ivrognes, dé- Are: Hedi rait tous les jours les funestes effets de -elle son mi ? boisson. ’
penser pour | c.
ue les enfar & NEt la mère désolée, qui n’avait souvent
tait temps | We des larmes à donner à ses enfants qui : pour les « ‘ll demandaient du pain, maudissait la bois- : mille chos ‘88h qui arrachait tous les jours à son mari le ans la maison ‘Pix de ses sueurs et de ses travaux,
ent pour toi RE le travaille fx "Mais sitoutes ces larmes, tous ces gé- 1 c’est que j* Missements, tous ces cruels désespoirs n’ont pauvre fem ABB servir à corriger les ivrognes, ils sers plaindre ; qu “nt aux moins à constater un fait : c’est que oncé avec ! ‘8 boissons forles nous ont fait du mal... oui, avaient bien lice qui est trop oublié, et ce que nous ne saurions jamais assez répéter, c’est que le
mal qu’elles nous ont fait, elles ne l’ont jamais
78 | RRGLEMENT DE LA
racheté, elles ne pourront jamais le rache!
non plus par aucun bien. Trop Jlong-tem nous avons cru qu'elles étaient un don (| Dieu nous avait tait dans sabonté, comme pain et Îles autres nourritures qu'il no donne ; mais c’est une erreur funeste, et n’y a que notre cruel et constant cnnemi | a pu gagner à Paccréditer parmi nous.
a fait à notre égard, ce qu'il fit autrelois du le paradis terrestre lorsqu'il trompât not mère Eve: 1l n'a fait que répéter son 1h mier mensonge, ‘% Mange de ce fruit, et “ne mourras pas, dit-il, à la premi: femme, il ne l'en arrivera que du bien ; ‘ fruit ne donne pas la mort comme D “te Pa dit,” {a fait appeler eau de vie, u liqueur dévorante dont le nom aurait plu au Qire eau de feu et de mort. Comme 1!
premiers parents, nous y avons goût nous en avons fait un de nos breuvages | plus ordinaires, et la ruine, et les forfaits tout genre, et la mort sous tous ses aspe les plus hideux ont suivi de près notre imp dence, et ont couvert notre terre de déso tion, Les lèvres encore teintes de ces t testables boissons, on a vu lerfant méc naître, frapper, égorger son père... l'a enfoncer le poignard dans le cœur de ami : l’époux déchirer sans pitié la fem qu'il aimait, qu'il adorait auparavant ; n pli de ces boissons, on a vu mille fois père oublier tous les sentiments de la natt
LA
mais le rache jusc au point d’arracher de la bouche de
‘rop Jong-tem nt un don ( onté, comme res Qu'il no r funeste, et dant cnnemr | parmi nous.
it autrefois da L trompât not péter son fi le ce fruit, ct à la premit que du bien ; rt comme D veau de vie, ti pm aurait plu ,.. Comme :
avons gout s breuvages | it les forfaits ous ses aspu ès notre nl terre de déso
ntes de ces t l’erfant méco
l'an
n père...
e cœur des pitié la fem iparavant ; KM u mille {fois
nts de la nat
SOCIETR DE TEMPERANCE, 79
enfants le dernier morceau de pain qu'ils dWaicnt, pour se procurer le moyen d’étancher la soif dévorante qu'il éprouvi ut. Puis-
nous avons imité nos premiers parents we. la funeste erreur qu’ils commirent de @hercher leur bien et leur bonheur dans un feWit qni n'était propre qu’à faire tomber tous 18 maux sur eux.—Ouvrons done aussi les Eux comine eux. Voyons de quels biens les @issons nous ont privés, à quelle affreuse
nudité elles ont réduit une grande partie de
ux qui en ont fait usage. Assez long-
temps nous les avons re gardées avec cstime, avec respect, J'ôserais dire avec amour : nous leur avons donné comme la première place dâhs nos maisons. Nous les regardions cômime le plus bel ornement de nos tables, Nôu: les offrions à nos amis comme le signe & nos bons souhaits à leur égard. Voyons aujour(l hui les droits qu’elles ont à tant d’estime, à tant d’ honneur, et nous ne serons pas long-temps à voir qu’elles ne méritent que tre mépris, ct notre haine.
L'histoire nous a conservé les noms de ht sieurs peuples qui rendaient les honneurs Mvins à des bêtes féroces ou stupides, et | qui les bénissaient, ct les estimaient comme lésauteurs de tous leurs biens. Nousles avons en quelque sorte imités, dans ce que nous ôserions presqu'appeler le culte extravagant
jamais ils n’ont fait couler autant de larm
que nous ayons rendu aux boissons foriM Nous avons placé haut dans notre estime 4 notre confiance ces boissons malfaisantes: 4 fermant follement les yeux sur les maux épe 08 vantables qu’elles nous causaient, nous n1 18 obstinions à les regarder comme bonnes 48 utiles en mille circonstances où elles ne nc À
faisaient que du mal. Nous savons que les! 03 diens adorent un serpent venimeux don 88 morsure est suivie de la mort la plus crut et la plus prompte. Ils gardent même qu! à ques fois cet animal au milieu d'eux, ct
donnent une place honorable dans la mais:
Voilà presque ce que nous avons fait à | 2 gard des boissons. Jamais les serpents | K@ plus redoutables n’ont fait autant de victim 4 par leurs mortels poisons chez les Indie