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mes chaudières remplies d'une matière épais.
se, sale et noire : on vous avertit de ne pal approcher, car ce qui boue là est d’une forcef si prodigieuse que la seule vapeur qui en sort peut faire perdre la vue. C’est le Rum dans sa première nature, non réduit...
Au-dessus de votre tête vous voyez d’é normes serpenis de cuivre rouge dans les quels vous entendez gronder le dévorant l'ex quide qu’attendent d'immenses réservoirÿ souterrains. Les êtres malheureux qui tra vaillent dans ces infectes demeures n’onl presque plus rien de la figure humaine, tan ils sont comme suffoqués par l’atmosphère humide et brûlant qu’ils respirent. On diral des spectres tant ils semblent queiquefoi épuisés, faibles et pâles. Encore une foi8 si les boissons sont les créatures de Dieu, | Dieu qui les a faites,ou plutôt qui dans sa coll lère a permis que l’homme connût l’art di les faire, ne peut nous défendre de les fur de les avoir en horreur, non pas à cause di celui qui cst créateur de toute chose, m2 à cause du mal qu'elles nous font. Et con ment les aimer quand on sait ce qui le compose ?
Voici la recette du Rum qui nous a ét donnée par six personnes respectables q ont travaillé elles-mêmes plusieurs années en distiller. -
matière épais M ‘“ Nous certifions avoir travaillé plusieurs rtit de ne pañli}® années dans une distillerie de Rum, et voist d’une force" là comment on le faisait, Après avoir fait ur qui en sorfft bouillirle grain, on y jettait du savon, du
le Rum dan ft sang de bœuf, de la chaux, de la potasse, D: de la couperose, et une grande quantité ‘ d’eau forte. On faisait bouillir cet affreux
LEE LLL]
js voyez d'il mélange dans d’immenses chaudières de ge dans les} cuivre, après quoi on faisait passer tout , dévorant li cela dans d'énormes tuyeaux de cuivre >s réservoir} remplis de ver-de-gris. Un jour une deces ureux qui tal cruches remplies de l’eau forte dont on emeures n’orl se servait s'étant cassée, le feu prit aushumaine, tal sitôt, et on eut mille peines à l’éteindre. - l'atmosphèr@ii On faisait huit tonnes par jours de ce Rum nt. On dira qui passait pour d’excellente Jamaïque, et nt queiquefoii qui était distribué et vendu dans les camore une fo#if pagnes. Nous sommes certains que cette es de Dieu, li boisson, et toutes les autres qui sont faites ui dans sa co dans ce pays de la même manière, sont innût l’art di Contraires à la santé, quelles ne peuvent re de les fur faire que du mal, voilà pourquoi nous y ls à cause di avons renoncée et que nous conjurons nos e chose, mai Com atriotes d’y renoncer aussi” l.... Voilà nt. Et conmmette boisson qu’on croyait si bonne et si
ile qu’on en prenait en toute circonstance, ‘on croyait une chose si précieuse, qu’on à donnait à ses meilleurs amis. N’avionsous pas le droit de dire que le démon seul pu nous faire croire à leurs vertus...Et si e qu’on vient de lire n’est pas suffisant pour pnner une invincible horreur des boissons H
it ce qui l&
i nous a ét# espectables qi jeurs années #
fortes, voici à ce qu’il nous semble, quelqu chose de plus fort encore. C’est l’opinion dé plus de quatre cents des plus savants méde# cins d'Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande sy les boissons. On verra par là que les boi sons que Messieurs les marchands font ve nir d'Angleterre, ou des Isles ne valent pal mieux que celles qui sont distillées dans «à
pays.
Le comité de la chambre des commune appointé dernièrement pour s’enquérir d# l’étendue, des causes, et des effets de l’ivrM gnerie dans le Royaume-Uni a rapporté |e témoignages suivants des premiers médecin des trois Royaumes.
Duszin.—“ Nous soussignés déclarorat que c’est notre ferme conviction que rien nl pourrait plustendre à améliorer la santé pa blique et à faire disparaître la plus part dell maladies que l’enlière abstinence des boiil sons spiritueuses ; signé par Alexandre Jacièi son, médecin du gouvernement ; Joli Crampton, M. D. et professeur de médecine R. Carmicael; Philippe Crampton, premi chirurgien de l’état; J. Cheyne, M. D. pl
‘’sicien général ; À Colles, professeur i chirurgie, etc. etc. et par 43 autres com mités médicaux d'Irlande.
EpimBuren.—Nous soussignés déclaronik
ms
Se nous sommes convaincus que les liqueurs itueuses ne peuvent être regardées mme un article de diête propre à donner s forces et de la santé, et que si on s’en tenait entièrement, la santé et le bonheur blics y gagneraient infiniment. Cette dération est signée par les quatre profesrs de la faculté médicale de l’université ; onze membres du collège de médecine ; le président et 27 membres du collège al des chirurgiens, et par 34 autre des bmiers médecins d’Ecosse.
emble, quelqu est l’opinion dé savants méde t d'Irlande « à que les boi chands font vw ne valent pa stillées dans &
> des commune r s’enquérir di effets de l’ivr ni a rapporté | -miers médeci
Æ1ITH.—Nous soussignés, certifions que Is sommes convaincus que les liqueurs Mritueuses sous quelque nom et forme elles soient,sont infiniment préjudiciables “ma santé. Et qu’elles ne contiennent au- > qualité nutritive; signé par MM. Anson, M. D.; Robert Sims, M. D.; irles Cheyne, chirurgien ; George Kirk, D. ; G. Combe, M. D.; Thomas Lade, D. ; Thomas Craige, M. D.; John dstream, M. D.
la plus part del ence des boiëil lexandre Jacii nement ; Joli ur de médecin!
mpton, premi yne, M. D. ph
professeur { 3 autres co
A ork.—Nous soussignés certifions que les
leurs spiritueuses, ne sont en aucune ma- | nécessaires aux personnes en santé, qu’au coutraire elles sont presque toutes s exception toujours pernicieuses. Que F entière disparition contribuerait infini-
signés déclaron
ment à ramener la santé, les mœurs et le bonheur publics ; signé par 24 médecins.
Bricxron.---Le certificat signé par 24 médecins de cette ville, est le même que celui ci-dessus : ainsi que celui de Brad- {ort, signé par 13 ; celui de Berwick, signé par 11 ; celui de Cheltenham, signé par 36 ; celui de Derby, signé par 19 ; de Leeds, par 47 ; de Manchester, par 17 ; de Nottingham, par 26 ; de Worchester, par 32 ; de celui de Gloucester, par 15 ; celui de Kilmarnock, par 8 ; de Lincoln, par 22. A ces témoignages nous avons à ajouter l’opinion du célèbre Sir Astley Cooper, qui écrit, ‘“ personne ne déteste plus que moi l’usage journalier des boissons fortes. Je n’ai jamais voulu souffrir dans ma maison aucune espèce de boisson spiritueuse, les regardant comme de véritables démons, et si le pauvre peuple pouvait voircomme moi les maux de foie, les hydropisies, les cruelles maladies de nerfs qui sont les conséquences immédiates de l’usage des boissons fortes ; il saurait que les liqueurs spiritueuses ne sont rien autre choses qu’un poison destructeur.”
Edward Wilmer, professeur de chimie de PUniversité de Londres, écrit ce qui suit :
C’est mon intime conviction que les boissons spiritueuses ne peuvent servir pour nourrir et soutenir l’homme, et que les forces du corps
urs et le decins.
é par 24 ême que de Bradick, signé é par 36 ; le Leeds, e Nottingr 32 ; de ai de Küil- 2. Aces l'opinion qui écrit, oi l’usage > n’ai jan aucune regardant le pauvre les maux les malaences imfortes ; il
ne sont ucteur.”
chimie de qui suit :
s boissons nourrir et
du corps
ct la santé y gagneraient, si on cessait entièrement d’en faire usage. Que l’usage journalier de ces liqueurs minent la constitution, affaiblissent l’esprit et dégradent le caractère.
Le comité dans son rapport, parle ainsi des boissons spiritueuses outre une infinité d’autre maux, elles causent tous les ans la destruction d’une immense quantité de grains seins et nourrissants que la providence donne à l’homme pour sa subsistance, et qu’elle change en affreux poison par la disillation.
Les plus hautes autorités médicales interrogées en grand nombre par le comité, se sont accordées à dire que les boissons fortes sont de véritables poisons pour l’homme, qu’il n’y a pas une seule circonstance où elles soient nécessaires, ou même utiles, aux personnes en santé ; et quelles sont toujours, dans tous les cas, et en quelque petite quantité que ce soit pernicieuses, destructives à proportion de ce qui en a été pris.
Après ces documents, comment parler de modération, de tempérance, dans l’usage journalier des boissons fortes. En quoi consiste la vertu de Tempérance ? à faire un usage modéré des bonnes choses, et à s'abstenir des mauvaises... Dire qu’il peut y avoir modéralion, tempérance à faire usage
sans une absolue nécessité d’une chose qui ne peut nous faire que du mal, est une contradiction dans les termes. Ilest vrai qu’on nous a mille fois répeté que les boissons * étaient bonnes en telles et telles circonstance. Mais c’esten cela que nous avons été trompés, ceux qui nous tenaïnt ce language étaient aussi ignorants que nous sur cette matière. Ils étaient même interfessés à nons tromper parceque souvent ils aimaient Ja boisson, et que c'était plutôt la passion que la raison qui parlait en eux. Mais voilà plus de quatre cents hommes désintéressés qui ont fait une étude approfondie de la nature des boissons fortes, qui en ont examiné les effets, ont consciensieusement pesé le bien et le mal qu’elles procurent à l’homme, par rapport à sa santé, dans les différenies circonstances de la vie, et voilà que tous déclarent qu’elles ne procurent aucun bien, qu’au contraire, elles sont toujours dommageables. Jls disent que quelque nom que portent ces boissons, elles ne sont au fond qu'un poison destructeur. Æt on feindrait après cela d’être indécis sur l’usage qu’on en doit faire !
Le Dien tout puissant qui me défend d’enfoncer le poignard dans mon sein, me défend également de boire des liqueurs que Ja science et l’expérience prouvent être destructives de la vie qui m’a été donnée.
hose qui ne conrai qu’on boissons circonsus ayons ce lanous sur terfessés aimaient passion ais voilà ntéressés le la naexaminé pesé le l’homme, ifférenies tous déun bien, dommaom que au fond feindrait qu’on en
nd d’ene défend
que Ja tre des-
be.
Si c'était une chose inutile de prendre des boissons fortes, je ne devrais pas en boire, et la raison en est que lè Souverain juge qui doit me punir d’une parole inulile ne me punira pas moins si je fais une chose inutile. Et plut à Dieu que le seul mal qu’on peut dire de la boisson eut été d’être inutile à ceux qui en ont fait usage. Mais elles ont ruiné de fond en comble les fortunes les plus solides ; elles ont dégradé au dessous de la brute les intelligences les plus élevées ; elles ont amené la désolation dans le sein des familles les plus faites pour ètre heureuses ; elles ont visiblement et directement donné la mort à des milliers d’hommes; elles éteignent tous les jours la religion dans le cœur de nos parents, de nos frères, de nos amis, de nos enfants ; elles changent tous les jours au milieu de nous en bêtes féroces les hommes souvent les mieux calculés à faire l’ornement et le soutien de la société : elles ont fait des milliers de veuves et d’orphelins ; elles ont précipité dans l’enfer d'innombrables victimes ; elles ont arraché à J. C. des millions d’âmes qu’il avait rache-
tées au prix de son sang. Et à côté de tous
ces maux épouvantables, elles n’ont jamais.
fait de bien à personne. Jésus-Christ a dit :
“ tout arbre qui ne porte pas de bons fruits
“ doit être coupé et jeté au feu,” ne peut-on
pas dire que la boisson est cet arbre maudit
dont le Sauveur parle, et qu’il faut détruire
09 RESLNMENT DR LA
parce qu'il ne porte pas de bons fruits... En vérité la boisson n'est-elle pas comme un arbre dont les fruits portent partout lu déso: lation et la mort... Kous savons bien quo les Français et les autres peuples qui eultivent la vigne ont d'excellents vins, nous savons que ces vins sont propres À fortifier l'homme et à le nourrir... Mais pour cela sommes-nous autorisés À nous servir des boissons qu'on nous offre dansce pays sous le nom de vin de Porte, de Madère, d'Eau:
dosvie, &e, &e., lorsque tous les hommes les plus éclairés, et la science que nous pou: vous avoir acquise nous-mêmes, nous ap:
prennent que tous ces prétendus vins ne sont que de dangéreux brevages que la cupidité aidés par la chimie, nous compose non pas pour nous donner des forcés et de ln santé, mais uniquement pour flatter notre palais, vuider notre bourse, miner notre tempérament et damner nos âmes ?
Les Chinois qui s'empoisonnent par milliers aujourd'hui avec l'opium que les Anglais leur portent au bout de leurs bayonnettes, pourraient répondre à leur prudent Empéreur qui leur en interdit l'usage : ‘“ Les Français ont de bons vins à boire, done nous pou- “ vons boire de lopium,”.… Ils seraient aussi bons logiciens que la plupart de nos buveurs de vin, qui s’excusent en disant quo les vins Français sont bons, Qué m'importe
avec
… En me un ù désoen quo qui eul- \ous fu:
lortifier ur cela vir des ya sous d'Eau:
hommes jus pou ous hp- 4 né sont cupidité ose non et de la er notre tre tem-
par mils Anglais onnettes, Smpéreur es Franous pott-
seraient
dé nos isant quo importe
SOCINTE DN TEHMPEHRANCE, 03
d'il ait plu À Mr, 6 Marchand de boisson de donner à telle liqueur le nom de vin de Porte ; d'appeler telle autre,‘ vin de Madère, d'Espagne, de Ténérif 7
Dèslors que par l'analyse, je m'apperçois d'une manière infaillible que la plupart de cen boissons n'ont que le nom et k goût du celles quelles représentent, et quelles sont un composé de substances propres uniquemont à causer les plus grands ravages dans les organes que Dieu m'a données pour la conservation de ma vie; ne dois-je pas écouter ln voix de ln religion et de la raison qui me commundent de m'en abstenir 1!
Or encore une fois, telle est notre position dans la plupart des pays où Dieu n'a pas fait croître lu vigne;que nous ne pouvons guères connoître les bons vins que de nom... Voilà au moins ce que nous disent tous les Français qui voyagent dans ce pays, voilà ce qu'à déclaré en notre présence devant une assemblée des plus respectables à Québec, Monseigneur vk vêque de Nancy, lui-même.
Le iémoignage de toutes ces personnes ne fait qu'ajouter un nouveau poids aux déclarations de tous les hommes versés dans la science de la chimie qui s'accordent à dire avec les 400 médecins cités plus hant, et avec le savant Sir Astley Cooper, “ que Îles
liqueurs spiritueuses ne sont rien autre chose qu’un poison destructeur”
Le Docteur Douglas, qu’on regarde avec raison comme un des plus savants chimistes et un des meilleurs médecins et chirurgiens de Québec, a deux fois donné à cette ville en présence de plus de deux mille citoyens, son opinion que les vins, les bières et les autres boissons fortes en usage dans ce pays, étaient non seulement inutiles aux personnes en santé, mais que pour peu qu'on en fit usage même modérement, elles prédisposaient à une foule d’infirmité ; qu’elles rendaient souvent incurables les maladies que le moindre soin aurait arrèté2s ; qu’elles paralysaient l’effet des remèdes les plus salutaires et les plus puissants ; qu’elles étaient la cause de presque toutes ies apoplexies, les goutes, les paralésies, les anévrismes, les maladies de nerfs, &c. &c.…. Non content de citer les noms les plus respectables à l’appui de sa doctrine ; il a voulu montrer par des preuves qu’on peut appeler infaillibles et physiques que ces boissons ne pourraient produire que du mal. Deux fois à Québec ‘en présence de plusieurs milliers de personnes de la plus haute respectabilité, et une fois à Beauport devant une nombreuse assemblée des habitants de cette Paroisse auxquels s'étaient joints Monsieur le curé de Québec, et plusieurs autres membres du
e chose
le avec 1imistes -urgiens te ville itoyens, et les ce pays, rs0onnes n en fit rédispoes rendies que les palus salutaient la ies, les mes, les content s à l’aptrer par libles et urraient Québec de per- , et une buse Aa8se auxuré de res du
clergé de la v’” et des environs; il a analisé du vin de Madère et de Porte de la meilleure qualité, ainsi que de la bière de table, et il a fait voir que les premiers contenaient un sur quatre d’alcohol, et la dernière un sur huit !
Il a ensuite pris lalcohol, extrait de grosse bière, et l’ayant mêlé avec un peu de sucre et d’éther et d’autres ingrédients, il en a composé d’excellents vins de Porte, de Madère, de Champagne, et ensuite du Brandy et du Rum de première qualité. Il a terminé ses savantes et bien intéressantes expériences par conjurer ses concitoyens de ne jamais faire usage de ces boissons sans une absolue nécessité, et de les mettre au nombre de ces violents remêdes dont on ne doit se servir que très rarement sur l’ordre d’un habile médecin.
Si après cela, l’on venait nous dire : “ mais si c’est un si grand mal de boire du vin, pourqnoi J. C. en a-t-il fait aux noces de Cana” ! Nousrépondrions, “ si vous aviez “ du vin aussi doux, aussi bon, aussi salu- “ taire que celui que J. C. créa lui même, “ nous ne vous blamerions pas d’en faire “ ysage, mais c’est parce qu’il y a la distance “ du jour à la nuït, la différence du bien au “ mal, entre les vins tels que Dieu les a ‘ faits, et ceux que vous débitent vos Mar-
‘“ chands que nous vous conjurons de n’en so! “ jamais gouter. Les premiers étaient bons inf “ pour votre corps qu’ils auraient fortifiés, Æ pa: “ ils étaient bons même pour votre âme po “ qu’ils auraient élevées vers Dieu, tandis ce ‘“ que ceux que vous avez détruisent votre jan ‘ santé, appesantissent votre âme, alimentent seil “ en vous toutes ses passions.” Qu’onne Æ dor parle pas non plus du censeil que St. Paul K pér dorne à son bien aimé disciple de mettre un sig peu de vin dans son eau à cause de l’ex- Pau trême foiblesse de son iempérament. D’abord
ce texte prouve tout le contraire de ce que E désirent les personnes qui le citent à tout tine propos, sans en approfondir assez le sens. mêr Il prouve que St. Paul et son disciple ne pay: buvaient pas de vin, et que si nous voulions se fe être leurs imitateurs, nous nous en prive- À trav:
rions, nous, aussi avec joie pour l’amour de Æ son J. C. Si St. Timothé eut éié dans le cas dans de boire du vin, St. Paul ne lui aurait pas d’au enjoint si expressément d’en prendre. Il
est plus que probable que le disciple n’était L en cela, comme dans tout le reste, que l’imi- Æ des tateur de son maitre. pays
| Mais dites-vous ; ‘ toujours est-il vrai Æ du | 1 ‘“ que St. Paul conseille à son disciple de Æ est « | € prendre un peu de vin... | bu d
Oui, mais lisez tout le texte et vous verrez qui s’il lui donne ce conseil c’est à cause de
le n’en nt bons ortifiés, re âme , tandis nt votre mentent ju’on ne St. Paul Lettre un de l’ex- D'abord e ce que nt à tout le sens.
ciple ne voulions en prive-
mour de |
s le cas rait pas dre. Il e n’était que l’imi-
st-1l vrai
ciple de |
us verrez
cause de
SOCIRTE DE TEMPERANCE. 97
son faible tempérament et de ses nombreuses infirmités. Îlest visible qu’il ne lui surait pas tenu ce language s’il eut été fort et bien portant... Il est surtout bien constaté par ce texte que l’Apôtre des nations n’aurt't jamais eu la pensée de vous donner le conseil de boire du vir à vous mon cher ami dont la figure rubiconde, dont le fort tempérament, dont l’embonpoint auraient fait un si grand contraste avec le’ disciple de St.
Paul.
En outre on sait que le vin, dans la Falestine, était extrêmement commun, qu’il était même le breuvage des plus pauvres du pays, et que par conséquent St. Paul qui se faisait gloire de vivre pauvrement et du travail de ses mains, ne dérogeait en rien à son régime de vie lorsqu'il prenait du vin dans ses maladies, et qu’il conseillait à d’autres d’en prendre.
Le vin était la boisson des pauvres comme des riches. Ce n’était pas comme dans ce pays un luxe d’en avoir; il n’y avait pas comme ici que les riches et les heureux du siècle qui pussent s’en procurer. Il est donc plus que douteux que St. Paul eut bu du vin, s’il eut vécu dans notre pays, puisqu’il faut le faire venir à grands frais de plus de mille lieues de distance. Assurément St. Paul, qui gagnait si misérable-
ment sa vie du travail de ses mains, comme “« d’ il nous le rapporte lui-même, à faire des € cc tentes, n'aurait pas eu souvent de pain sur sa “ pr table s’il eut vécu en Canada, et qu’il eut “ où
voulu faire un usage journalier de bons vins.
.R Les personnes qui citent le vin de Cana, À Jatr ou le conseil de St, Paul, oublient donc en- pers tièrement que la distance des lieux et des par : temps, et surtou’ que la difiérence de qua- heur lité des vins de la Palestine avec ceux qui sont confectionnés où perfectionnés dans les caves de Londres ôu de Québec au moyen P: de certains procédés chimiques, font que ces oblis textes ne peuvent être applicables ici que vous dans des cas bien rares, et des circonstances tarc
bien extraordinaires.
Il nous semble que la lettre suivante que
nous avons reçue de Mr. le Coronaire de À des Québec, est encore de nature à prouver le Æ port mal que la boisson nous a fait, et est bien nir | propre à nous ÿ faire renoncer pour tou- moi,
jours, dans
Révérend Monsienr,
J’ai l'honneur de répondre à votre lettre auc du 5 Décembre 1841. Votre première question est conçue en ces terines : L
ts
“ Sur le nombre des morts subites et
comme re des | sur sa vil eut Ss vins.
: Cana, nc enet des de quaeux qui Jans les | moyen que ces
ici que istances
ante que aire de ouver le est bien jour tou-
re lettre
ère ques-
bites et
‘“ d'accidents déplorables, dont vous prenez ‘ connaissance tous les ans, qu’elle est là proportion de celles causées directement “ ou indirectement ?”
Réponse.—d’ai le chagrin de vous dire que la très grande partie, du moins les 7/8 des personnes qui perdent la vie par mort subite, par accident, par suicide, ne doivent ce malheur qu’à l’usage des boissons fortes.
Parmi ces tristes événements dont j'ai été obligé de prendre note, je me permettrai de vous en.citer quelques-uns, dont les circonstances m'ont le plus frappé. Puisce le peuple Canadien, que vous cherchez à ré :
générer, réfléchir sérieusement sur les maux sans nombre qu’il attire sur lui par l’usage des abominables boissons qui nous sont importées. Puisse-t-il pour toujours les bannir loinde ce pays. Si chacun était, comme moi, témoin des maux que la boisson fait dans ce pauvre pays, vous n’auriez pas grand peine à porter tout le monde à y renoncer, surtout quand on considérerait qu’à côté du mal qu’elles font, elles ne procurent aucun bien réel à l'homme.
Les faits que je vais vous citer sont ceux qui me vierñnent en ce moment à la mémoire, et dont j'ai le plus authentiqué les
particularités. Mais je vous assure qu'ils sont loin d’êtreles plus atroces.
1.— Charles ....., sans être un ivrogne, aimait cependant la boisson lorsqu’il se maria Son métier d’arrimeur lui faisait gâgner de grosses gages en Eté, et en hiver un petit commerce qu’il tenait dans sa maison, lui rapportait plus qu’il ne fallait pour payer les dépenses journalières. Il s’acquit bientôt une couple de jolies propriétés. Sa femme Jui avait déjà donné deux enfants, lorsqu'elle s'apperçut qu’il commençait à faire beaucoup de dépenses et à négliger ses affaires pour l’amour de la boisson. Elle voulut lui faire des remontrances ; mais il était trop tard; ses avis ne firent qu’aigrir son carâctère, l’éloigner de sa maison, et le précipiter de plus en plus dans l’abime de l'ivrognerie. Bientôt ce qu’il avait gagné dans ces années de bonne conduite fut dissipé ; et la femme pour se consoler de laffreuse misère dans Jaquelle elle aluit tomber, se mit à boire aussi. Il ést impossible de dé:
criré l’état dé cette malheureuse famille.
Cet homme infortuné, frappé un jour de sa dégradation, se jette dans le corps une dose de boisson encore plus forte que de coutume. Puis il saisit un pistolet, et se déchargé le coup à bout portant dans le côté.
Il tombe sans connaissance, le baë ventre ou:
e qu'ils
ivrogne, | se mat gagner r un peison, lui uyer les bientôt : femme ‘squ’elle re beauaffaires oulut lui ait trop son Cale pré-
de l’iné dans dissipé ; affreuse ber, se de dé:
lle.
jour de ps une que de se dée côté.
itré ou:
veft, baigné dans son sang. Il était dans un état horrible. Les gens du voisinage courent aussitôt chercher M. le Docteur, qui ne restait pas loin de là. Dans l’intervalle sa connaissance lui était revenue. En appercevant le Médecin, ‘“ Bon jour, dit-il, M. le Dr.
‘“ vous venez sans doute pour me guérir ; ‘“ mais auparavant il faut prendre un coup “ ensemble.” Puis il fait d’incroyables efforts pour mettre la main dans son gousset, afin d’en tirer ‘in écu, avec lequel, dit-il, il veut envoyer chercher du Rum. Mais il n’a pas le temps de retirer de son gousset sa main couverte de sang qu’il expire !
Le médecin, les assistants et moi qui suis appelé un instant après, quoique accoutumés à voir bien des horreurs, restons saisis d’épouvante.
2.— Louis . ...., issu d’une de nos meilleures familles de campagne, avaitreçu une excellente éducation dans le collége de . ... ILs’y fit remarquer par ses talents et ses bonnes qualités. Ses études achevées, il se maria à une jeune et très-aimable demoiselle, qui put jouir de quelques années de bonheur avec lui. Il s’était acquis l'estime de ses concitoyens, et il reçut même du gouvernement une charge de confiance. Il avait beaucoup d’amis, au nombre desquels je me félicitais d’être. Mais il aimait la boisson,
et ce fut pour lui la cause de tous ses désastres. Ce vice qui va toujours croissant, le posséda tellement à la fin, que pour le satisfaire il négligea ses affiires. Bientôt sa fortune se trouva réduite presque au néant, son esprit s’affaibli. Ne se sentant pas la torce de supporter ses malheurs ni le courage de quitter la boisson, l’horrible pensée de se détruire s’empare de lui ; il s’éioigne sans que personne ne soupçonne son dessein. Il s’attache une pierre au cou et va se jeter dans la Rivière..... sur les bords de laquelle j’ai eu la douleur d’être obligé d’inspecter son cadavre ! Telle a été la fin déplorable de cet homme infortuné, qui, sans la boisson, par ses bonnes qualités, aurait jait le bonheur de sa famille, et aurait été un homme pour son pays.
3,—Noël....., Exccillent ouvrier s’était acquis une certaine aisance par son industrie, son assiduité au travail, et la grande conduite de son excellente femme. Il avait été jusqu’à un certain âge sans prendre aucune sorte de boisson ; mais enfin sollicité par ses amis, il consent à y goûter, et dissipe en peu de temps tout ce qu’il avait d’aborJ gagné. Tombé par sa faute, avec sa famille, dans la plus affreuse misère, deux fois il cherche à se détruire, et deux fois sa pauvre femme vole à son secours, et larrache à la mort. N'ais bientôt il profite des
ténèb pend cet hc le tro meil.
dues :
tromp jours tuer u des maint( dans | vages J’ai sc cas.
plus « reur p malhe toutes vent :
plexie ces n voile cache ouvre dit m vaisse ine} les ra immé(
es désant, le le santôt sa néant, pas la
cou-
penil s’éne son cou et ur Îles d’être e a été >Jrtuné, alités, et au-
er s’éon inrande | avait re au- Ilicité t disit d’aec sa , deux OIS Sa
Parte des
ténèbres de la nuit, prend une corde et se pend au chevet de son lit! Et c’est dans cet horrible état que sa femme et ses enfants Je trouvent au sortir de leur premier sommeil.
4.——La plupart des morts subites sont dues à leffet des boissons fortes. (On se tromperait fort si l’on croyait qu’il faut toujours une grande quantité de boisson pour tuer un homme. Quelquès verres bus avec des amis, sans suffire pour enivrer, ont maintes fois eu l’effet d’un coup de pistolet dans la tête, ou dans le corps, par les ravages subits et étonnants qu’ils y ont causés. J’ai souvent été appelé pour de semblables cas. J’en suis toujours revenu lesprit de
plus en plus rempli de dégoût et d’horreur pour ces dévorantes boissons qui sont malheureusement d’un si fréquent usage dans
toutes les classes de la société. On dit souvent : une telle personne est morte d’apoplexie, d’hémorrhagie, de consomption. Tous ces mots ne sont, le plus souvent, qu’un voile dont notre ignorance se sert pour cacher le suicide par la boisson. Si on ouvre les cadavres de ces personnes qu’on dit mortes d’apoplexie, de ruptures des vaisseaux sanguins, de consomption, on voit i ne pouvoir s’y tromper, généralement, que les ravages de lPalcohol sont les seules et immédiates causes de ces morts funestes.
plus qu’un affreux amas de matière coa- ! gulée; au reste tous ses autres organes
5—Il n’y a pas bien longtemps, je fus appelé dans une campagne pour visiter le cadavre d’un vieillard mort subitement à l’âge de 80 ans ; cet homme avait, à ce qu’on me dit, fait excessivement usage de boisson toute sa vie, s’était toujours bien porté, et se moquait en apparence avec de bonnes raisons de ceux qui disent que les boissons fortes ruinent le tempérament. Le chirurgien ouvre son Corps en ma présence et devant le jury. Quel n’est pas notre étonnement de voir qu’il n’avait pas gros comme la paume de foie. Tout avait été entièrement brulé par la boisson : à la place du foie, il n’y avait
étaient dans un état parfait de conservation, et sans la boisson, il aurait encore pu vivre un KE mais grand nombre d’années.
6.—George ....., gros habitant de cam- et fat pagne, était à la tête d’une nombreuse famille nelle qu’il soutenait honorablement. Mais comme elle ] il partageait avec un si grand nombre d’autres Æ dans canadiens, la funeste pensée que les bois- Æ à bo: sons donnent de la force à l’homme, il en E 16 à buvait à proportion de ses grands travaux. mort
Un jour que la chaleur s’annonçait devoir brisé être excessive, pour mieux la supporter, Æ ens il prend une dose plus forte que de coutume,
ce fut son coup de mort; l’alcohol lui monte à 8.-
la tête ; porte l’enflammation dans le cerveau,
> fus apr le ca- | à l’âge qu’on me son toute | se mo- raisons ns fortes dirurgien t devant nnement a paume nt brulé n’y avait ère coaorganes ervation, vivre un
de came famille comme d’autres les boise, il en travaux.
t devoir Ipporter, outume, monte à cerveau,
SÔCISTE DE TÉMP£SRANCE.
ct il meurt presque sur le champ. La déclaration du savant chirurgien que j’appelai fut qu'il était mort d’une enflammation de cer:
veau causée par la boisson.
7.—Le fait suivant que j'ai eu la douleur d’authentiquer est encore bien déplorable, et prouve combien les parents devraient être attentifs à ce que leurs enfants ignorassent jusqu'aux noms des boiss ins fortes. : Une jeune fille appartenant à une famille respectable, mais dans laquelle il se fesait un, grand usage de boisson. en avait contracté ' secrètement le goût dès son bas âge. Ses parents qui s’en apperçurent, n’en firent pas d’abord grand cas. Ils espéraient que ce.
mauvais penchant se détruirait avec l’âge ; mais il en fut, commeil:est ordinairement, le. contraire ; sa passion ne fit que croître avec l’âge. Ayant atteint sa 17e. ou 18e. année, et fatiguée de la gêne de la maison paternelle, ct surtout des remontrances de sa mère, elle part un jour et vient en ville se jeter dans une mauvaise maison. Elle continue à boire, et au bout de deux ans je suis appelé à visiter son hideux cadavre. Elle était morte dans un état complet d'ivresse, et était brisée des coups quelle avait reçus la veille en se battant avec trois autres malheureuses !
8.— Augustin . ...:, jeune matelot canadien, et excellent jeune homme, vient en
106 REOLEMENT DE LA ville, rencontre quelques amis qui l’entraînent à l’auberge presque malgré lui. J1 s’enivre, et revient à son bord dans cet état. Il veut sauter, gambader devant le reste de l’équiage. Il tombe, roule à l’eau et se noie | | était le seul soutien d’une vieille mère infortunée, 9.——Cyprien ..:.+, petit commerçant, s’enivre dans une auberge qui se trouvait sur le bord d’une rivière qu’il voulait traverser. Puis il s’embarque dans cet état ; arrivé au milieu du courant, un accès de phrénésie s'empare de lui, il s’élance à l’eau et se noie sous les yeux des rameurs épouvantés, et le lendemain je suis appelé à authentiquer sur son cadavre que la boisson est le plus redoutable ennemi de l’homme, et que tout ce qu’il y a de bon dans la société devrait travailler comme un seul homme à la détruire jusque dan: sa racine.
, . 10.—Marie ....., femme de campagne d’un certain âge, et mère d’enfants très-res-
ectables, était malheureusement adonnée à a boisson. Elle vient en ville pendant hiver, s’enivre, veut retourner chez elle le soir, perd le chemin, et est trouvée gelée à mort le lendemain au milieu d’un champ.
Et que de morts semblables à celle-là dont j'ai eu la triste nécessité d’enrégistrer la cause ?
traînent s’enivre,
Il veut : l’équie noie | ère in-
nerçant, avait sur ‘averser, rrivé au hrénésie se noie és, et le juer sur s redou-
tout ce rait tradétruire
mpagne rès-resonnée à pendant
elle le gelée à champ.
là dont Strer ‘la
-pour l’autre monde.
Beaucoup de personnes adonntes à la boisson meurent subitement tous les ans.
Lorsqu'on ouvre leurs cadavres, on voit que c’est le manque de nourriture qui les a fait périr. Onsait qu'une personne qui boit des liqueurs fortes perd bientôt le sentiment de la faim, oublie dans son ivresse de donner la substance à son corps qui tombe de foiblesse et qui laisse partir la pauvre âme Parmi nombre de ces cas déplorables en voici un.
11.—-Emilie , ...., épouse de ..., était extrêmement adonnée à la boisson ; son ma-
ri fatigué de ses excès, la renferme et lui
donne autant de boissons fortes qu’elle en désire. Pendant quinze jours, elle en prend excessivement et meurt subitement au bout de ce temps.
Son cadavre qui est ouvert devant moi, nons présente un spectacle d’horreur presqu’impossible à décrire Son foie horriblement gonflé, était endurci comme une pierre.
Ses poumons étaient dans un état de décomposition affreuse. Le chirurgien déclare que la boisson seule avait causé ces ravages.
12.—Je fus appelé il y a quelque temps à examiner la cause de Ja mort subite d’un enfant de deux ans ; et voici le triste récit que nous firent les témoins de ce lamentable
événement. La mère, qui passait pour aimer la boisson, était sortie sans dire où elle allait, L'heure du repas arrive, son mari voyant qu’elle ne venait pas, est inquiet et sort pour Ja chercher ; il la trouve à quelques pas de sa maison, tombée dans un état complet d'ivresse sur son malheureux enfant qu’elle avait étouflé sous le poids de son corps. Et plût à Dieu que cette femme fut la seule qui ait causé la mort de son enfant par sa passion pour la boisson. Mais elle n’est pas la seule ; malheur aux pauvres enfants qui ont des mères tant soit peu adonnées à l’usage des boissons fortes. Les anciens Romains punissaient de mort les femmes qui aimaient trop le vin. Ils agissaient sagement.
Je vous c''erais bien d’autres traits dont mes livres sont remplis des funestes effets de la boisson ; mais ce serait à ne jamais finir, et je serais véritablement embarassé sur le choix. Je me contenterai donc de continuer à répondre simplement aux questions que vons me faites l’honneur de m’adresser.
Votre seconde question est conçue en ces termes : ‘ Combién, année commune, de ‘“ personnes se noyent, combien se suicident, ‘“ combien périssent d’autres manières aussi “ funestes ?”. Réponse : dans chaqué année, à quelque chose près, il est trouvé entre 30 à 50 noyés, qui sont reconnus rour être des matelots, des gens employés à bord des
petit les
des
deu dis, € mort varie sur u ronai nées
cé que progi vous neste pons. de m &cC., sage plus :
tés d quê tt navig mari ferm popu l’heu pérai funes
sible
our aimer lle allait.
1 voyant sort pour s pas de nplet d'it qu’elle rps. Et seule qui r sa passt pas la 8 qui ont à l’usage Romains
qui aiagement.
its dont effets de ais finir, sé sur le >ontinuer ons que adresser.
en ces nune, de uicident, es aussi aque anivé entre ‘our être bord des
petites goëlettes, chaloupes, bateaux, et sur les quais, &c. Ceux-ci sont généralement des Canadiens, qui ayant pris un coup ou deux de boissons fortes deviennent trop hardis, affrontent le danger, et courent après une moit funeste: Le nombre des suicides varie depuis un, deux, jusqu’à dix par année sur un total de 59 à 72 enquêtes que le Coronaire tient avec un juré pendant Îles années communes.
‘ Votre troisième question est : depuis que la société de Tl'empérance fait quelque progrès parmi le peuple Canadien, avezvous remarqué ’que les morts subites et funestes soient devenues plus rarcs ?” Reé-
ponse : je puis vous assurer que le nombre
de morts par Apoplexies, Epilepsies, Délire,
&c., toutes généralement causées par lu-
sage des boissons fortes, ont 6€ beaucoup
plus rares depuis l'établissement des socié-
tés de Tempérance. Le nombre des en-
quêtes n’a pas diminué dans la saison de la navigation, à cause de l’augmentation de la
marine ; mais depuis que la navigaiion se
ferme, à présent qu’il ne reste plus que la
population Canadienne qui se corrige par
heureuse influence de la société de Tem-:
ptrance, le nombre de morts accidentelles et funestes est diminué d’une manière bien vi-
sible et bien consolante.
Personne ne peut feriner les yeux sur le bon effet que la société de Tempérunce à déjà eu parmi nous. Nous voyons régner aisance dans bien des famiiles que la misère et mille privations accablaient tous les jours dans la ville et les villages. Beaucoup de personne ont recouvré leur santé et refait leur tempéramment depuis qu’elles se sont jointes aux sociétés de Tempérance, et qu’elles ont entièrement quitté la boisson.
Beaucoup d’auberges ont été fermées par ce qu’elles n'étaient plus fréquentées.
A la 4e. question qui estainsi: ‘“* Si on ‘ parvenait à détruire lusage des boissons ‘“ fortes parmi notre peuple, pensez-vous ‘ que le nombre de morts funestes diminue- ‘ raii considérablement, et qu’il en résul- ‘ terait beaucoup de bien.” Réponse ; oui Monsieur, je le pense ; si, comme il faut l’espérer, l’usage des boissons spiritueuses cesse, les accidents et les morts funestes devien-
draient aussi rares qu’ils sent aujourd’hui fré- |
quents.
Et les biens qui en résulteraient, pour la société en général, comme pour les particuliers, sont incalculables.
J’ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre très-humble serviieur, B. PANET, Cor.
x sur Île érance à S régner e la mitous les Beaucoup té et reelles se rance, et boisson.
mées par |
LE
‘ Si on boissons 1seZ-VOUuS diminueen résulnse ; Oui faut l’esses cesse,
devien-
Shut fre. |
pour la particu-
teur,
, Cor.
| ‘ une créature de Dieu !”
Siun loup passe dans un endroit et enlève une ou deux brebis, chacun s'arme aussitôt, et court après la bête féroce ; on la poursuit jusqu’à ce qu’on lait atteinte; on n’a de repos que lorsqu’elle est morte. Personne ne savise de crier aux chasseurs ; “ prenez garde de frapper trop fort sur cette “ pauvre bête, elle est innocente, elle ne ‘“ sait ce quelle fait, souvenez-vous que c’est Mais on la détruit sans pitié, parce quelle nous fait du mal, et qu’elle n’est propre à nous faire aucun bien. .. On n’attend pas même qu’elle soit rentrée dans notre bergerie, on ne lui permet pas de venir jusqu’au troupeau, sous pretexte que si elle égorge quelques brebis, elle en laisse aussi beaucoup à qui elle ne fait aucun mal. Voilà comment on devrait agir et raisonner par rapport aux boissons fortes qui ont fait plus de mal aux hommes que tous les loups du monde. Il faut que chacun s’arme de courage pour les détruire.
N’attendons pas qu’elles nous aient fait mal, car alors il ne serait pour ainsi dire plus | temps de les combattre.
Là, avec des ravages épouvantables awelles ont fait partout, ne vous endormez pas, en disant : elles ne m’ont jamais fait de mal ; mais dites plutôt : “elles pourraient bien en faire à mes enfants, et voilà pourquoi je veux me mettre de la société de Tem-
pérance, ainsi que mes enfants, pour être tous à l’abri du danger sous son heureuse influence.”
On nous dira peut-être : “ Nous sommes ‘ convaincus que les boissons fortes ont fait “ plus de mal que de bien, et que si on en ‘“ détruisait l’usage, bien peu de personnes ‘ auraient à en souffrir ; mais est-ce qu’it n’y ‘ a pas de circonstances ou elles puissent ‘ être bonnes et salutaires !” A cela nous répondrons : Les écrits des hommes les plus experts en cette matière ;les témoignages des plus savants médecins d’Angleterre, des Etats-Unis et du Canada, s’accordent à üire qu’elles sont dangereuses et dommageables à l’homme dans presque toutes les circonstances où l’on est dans lusage d’en prendre. Ils disent que dans les cas rares où eiles sont bonnes, elles peuvent toujours £lors être suppléées par quelque chose de meilleur. ....
Elles sont très nuisibles à jeûn ; aussi les personnes qui en prennent avant leur déjeuner ou tout auire repas, sont-elles peu de temps sans s’apercevoir de leurs pernicieux effets, En peu d'années, et souvent en peu de mois, elles perdent completement l’appétit ; elles ne sentent plus le besoin de manger, parce que l’organe de lestomac que Dieu a chargé de nous avertir lorsque
nous ce C deve mod com nous:
gout devi poui mi, ( ains qui sort
vrio Pint lui
pour être heureuse
sommes »s ont fait si on en Dersonnes > qu’it n’y puissent ela nous nmes les témoigd’Angleda, s’acreuses et presque dans l’udans.les peuvent quelque
ussi les r déjeupeu de
pernisouvent mplete- > besoin stomac lorsque
SOCIÈTE DE TEMPERANCE,
le corps a besoin de nourriture, est paralisé, brûlé par la boisson. Delà vient que les personnes qui ont eu la mauvaise habitude d’en prendre à jeûn ne sont plus capables de déjeuner, sentent même comme une espèce de répugnance à prendre aucune nourriture.
C’est alors qu’il faut prendre des excilanis, et boire ce qu’on appelle le petit coup d’appétit. Mais l’estomac, chez nombre de personnes, se fait bientôt à ce petit coup, et exige quelque chose de plus: alors on augmente la dose. ,... et cette dose ainsi augmenté, finit souvent par être encore insuiñsante ..... il faut alors l’augmenter encore jusqu'à ce qu’enfin...,. Mais nous nous arrêtons pour demander à toute personne sensée, si ce n’est pas inconvenable, ridicule, nous oserions dire, honteux de prendre ainsi ce coup d’appétit dont l’usage est pourtant devenu de nos jours si commun et si à la mode! Nous devrions regorder la table comme unchamp de bataille, funeste pour nous par mille défaites que le Démon de la gourmandise nous a fait essuyer. Nous ne devrions nous avancer vers la table qu’armés pour combattre notre plus formidable ennemi, et voilà que nous nous livrons à lui pour ainsi dire pieds et poings liés, avant même qu’il nous ait attaqués,en excitant par toutes sortes de moyens un appétit que nous devrions bien plutôt chercher à modérer dans Pintérêt de nos corps autant que dans celui de nos âmes. |
La table est dressée, l’heure du repas est arrivée ; un homme s’avance pour y prendre place... c’est un chrétien. Il forme sur son front le signe de la croix, de cette croix sur laquelle son Sauveur Jésus a été abreuvé de fiel amer et de vinaigre. . .. Alors une pensée l’occupe. ... Il est inquiet. .... Savez-vous pourquoi? Îl a peur de ne pas manger assez. .... Îl craint de n’avoir pas assez d’appétit. . ...
Et pour augmenter cet appétit, il jette dans sa poitrine un liquide brûlant qui va si bien agiter toutes les fibres qu’il ne pourra plus s’apercevoir lorsqu'il aura assez mangé. ...
Voilà qui serait incroyable si on ne le voyait tous les jours. .... Lorsqu'on se met à table, notre seule inquiétude doit être que nous allons trop manger. ...,. et la crainte contraire est plus que puérile ; elle est inconvenable et honteuse..... Nous n’avons pas besoin de ces choses pour exciter l’appétit,.... Nous ayons assez du démon qui nous en exagère les bonnes quaïités et qui nous crie depuis le commenccment jusqu'à Ja fin du repas :... ‘“ Manges, manges, tu en as besoin :”’.... Mais siles boissons fortes sont inutiles avant le repas ; elles le sont encore plus pendant le repas,
D’après le témoignage des hommes les plus instruits sur ces matières, le plus puissant dissolvant que nous ayons pour notre
d’êt
géré vien:
faut
trois n’eu veut
un sons éprt mau son!
que boit
u repas pour y en. Il oix, de Jésus a Ge +.
| est in- !' Ha ORNE |:
à CRE te dans si bien ra plus 1gé....
> voyait met à re que crainte est in- ’avons r l’apdémon ités et nt jusanges, s siles repas ; pas,
es Îles S puisnotre
nourriture est l’eau, et l’eau pure telle que Dieu nous la donne. Les boissons fortes, loin d’aider la digestion, comme quelques personnes le prétendent, l’arrêtent ; et ceux qui s’en servent pendant leurs repas sont infiniment plus sujets à avoir des vents, des rapports d’estomac, des indigestions que ceux qui boivent de l’eau. La raison en est bien claire. Veut-on conserver longtemps de la chair, ou tout autre substance sujette à la corruption: veut-on quelle devienne dure et coriace, (si on veut nous passer ce mot en usage dans nos campagnes) on la fait tremper dans des boissons fortes, on l’en imbibe. Ainsi si les vivres que vous mettez dans votre estomac sont imbibées des liqueurs spiritueuses que vous buvez, loin d’être plus tendres et plus faciles a être digérées comme vous le pensiez, elles deviennent nécessairement plus dures ; et il faut alors que votre pauvre estomac travaille trois fois plus pour les broyer que si vous n’eussiez pris que de l’eau. Aussi, si on veut être de bonne foi, on avouera qu’après un. repas où on a tant soit peu pris de boissons fortes, on se sent fatigué, appesanti, on éprouve une forte fièvre, on ressent des maux detête,onaun mauvais sommeil : ce sont là des misères et des infirmités auxquelles on ne sera jamais exposé si on ne boit que de l’eau pendant son repas,
116 RECLEMENT DE LA
Si les boissons fortes ne font que du mal à homme avant et pendant son repas, au moins, dira-t-on, elles lui son infiniment utiles lors: qu’il travaille fort ? Point du tout: Plus un homme travaille fort, et moins il a besoin de boisson. Le pauvre journalier a bien assez de ses pénibles et durs travaux pour se fatiguer et s’épuiser sans boire encore d’une liqueur dévorante qui le fatigue et
| Pépuise plus que son travail, en tenant constamment son sang à l’état de fièvre.
Dieu a condamné l’homme au travail, à la peine, à la fatigue, et c’est en vain qu’il cherche à se soustraire à cette sentence, ... N'allez pas croire que les boissons fortes que vous prenez vous ôtent l'épuisement, la
fatigue du travail ; non elles ne vous ôtent ne que le sentiment, et vous exposent Le là lui à prolonger vos travaux bien au delà de vos fort forces. Si vous prenez des boissons fortes, peu nous avouons très volontiers que sur le mo- 1 Sc ment vous sentirez moins la fatigue que ce vou lui qui ne boit que de l’eau, peut-être qu’à fait l'instant continuerez vous un travail que vous à s étiez sur le point d'abandonner ; oui, mais pro tout cela est au dépens de votre santé que un vous épuisez, de votre vie que vous abrégez. n’a s plè , Nous allons expliquer plus clairement CoI notre pensée .... L’homme qui travaille son
‘sans prendre de boissons fortes, travaille qui
u mal à u moins, les lors:
: Plus besoin a bien X pour encore igue et nt cons-
nil, à la n qu’il der s fortes nent, la s Ôtent là e vos fortes, le moque ce e qu’à 1e vous l, mais té que )régez.
rement availle avaiile
SOCIÈTE DE TEMPERANCE. 117
comme un homme raisonnable ; il suit la loi de la nature qui € t celle de Dieu : lorsqu’il | est fatigué, il se repose ; il n’a pas l’impru-
dence de se charger d’un fardeau au-dessus de ses forces ...., s’il faut le porter, il refuse sagement de le faire tant qu’il est seul, il attend que ses amis, ses compagnons viennent à son aide. Mais dès qu’un homme prend des boissons fortes on peut dire qu’il s’expose à travailler non pas comme un homme, mais comme une bête sans raison...
Donnez-lui un verre de boisson il vous dit qu’il ne sent plus la fatigue ; donnez-lui en deux il vous dira qu’il est presqu’aussi frais, aussi reposé que s’il navait rien fait encore. Donnez-lui en un troisième, il rit, il chante sous le fardeau qui lécrase ; il le trouve léger, il ne s’aperçoit pas qu’il le porte ; si vous lui en donnez un quatrième, il se sent si fort, qu’il ne voit rien à son épreuve ; il ne peut plus se porter lui-même, et cependant il se croit capable de porter la terre si vous vouliez la lui mettre sur les épaules ... Le fait est que la boisson n’a pas donné de forces à son corps, mais qu’elle lui a ôté l’esprit en proportion de ce qu’il en a pris. Elle avait un peu diminué son bon sens, lorsqu'il n’en n’avait bu qu’un verre, elle le lui avait complètement ôté au quatrième. Aussi voyez comme il s’agite, comme :l force outre raison, comme il travaille sans prudence lorsqu’il a la tête tant soit peuéehauffée. Mais
aussi souvent, et ie lendemain il est au lit malade d’une pleurésie, d’un effort, dont il nc sera guéri qu'après des mois enticis de souffrances, Il faudra alors payer cher un médecin ; perdre un temps considérable dans le moment le plus précieux pour gagner sa vie ; le peu d’avance qu’on avait est bientôt dissipé ; en peu de jours on est réduit à la mendicité ; il faut que les voisins viennent au secours ... Ht nous doutons fort que le bourgeois qui vous aura ainsi fait boire pour vous porter à travailler plus que vos forces, et qui sera la première cause de votre malheur, soit bien pressé à apporter du pain, des habits à votre femme infortunée, à vos pauvres enfants qui lauguissent autour de votre lit de douleur.
dur Nous avons interrogé sur ce sujet une s’at foule d’ouvriers respectables à Québec et biè: ailleurs, qui tous nous ont déclaré, que lors- les -qu’ils prenaient de la boisson même en pe- Le tite quantité, s’ils oubliaient pour un mo- vol ment la fatigue, ils payaient à Pinstant bien liqt cher ce léger soulagement.... car quel- Ph ques moments plus tard ils se sentaient tel- gin lement épuisés, fatigués, que pour oublier ce nouvel épuisement et continuer la besogne, | ii fallait boire de nouveau des liqueurs me fortes presque pour la valeur de leur jour- bo née, à la fin de laquelle pourtant ils n’avaient vit
jamais tant fait d’ouvrage qu’ils en font Ge- ce
. au lit dont il es de her un le dans ner sa bientôt it à la nent au que le e pour forces, e malin, des À vos ur de
et une bec et Ce lorsen pen mot bien
quelt tellier ce sogne, queurs jourvalent nt üe-
SOCIETE DE TEÉMPERANCE. 119
puis qu’ils se sont mis de la société de J'empérance. Îlest si faux que la boisson augmente les forces de l’homme et le rende plus propre à supporter la fatigue de ses durs travaux, que tous les maîtres de chantiers, tousles grands entrepreneurs de Québec et d’ailleurs préfèrent la journte des hommes qui sont de la Tempérance parfaite à celle des autres. Plusieurs même ne veulent pas avoir d’autres ouvriers que ceux qui sont de la Tempérance.
Cette vérité a été mille fcis prouvée :
Mais le père Mathieu vient de la démontrer d’une manière aussi frappante que nouvelle et ingénieuse :— Plusieurs personnes respectables lui avaient dit qu’elles trouvaient dur de conseiller aux pauvres ouvriers de s'abstenir des boissons fortes et des grosses bières qui étaient, suivant elles s1 propres à les soutenir dans leurs pénibles travaux.
Le vénérable Apôtre de la Tempérance, voulant convaincre ces Messieurs que les liqueurs fortes loin de donner des forces à l’homme, ne servaient qu’à l’affaiblir, imagina le moyen suivant :
Il fait faire trois fortes chaloupes parfaitement semblables ; mêmes dimensions, même bois, mêmes ferrures, même pesanteur, même vitesse : .... chacune d’elles pouvait recevoir douze rameurs ;... On choisit pour
les monter 36 hommes des plus robustes, et autant que possible d’égale force. Les Messieurs qui sont d’avis que les boissons spiritueuses donnent des forces à l’homme, choisissent eux-mêmes 24 hommes, dont 12 sont accoutumés a boire du Rum, du Wiskey et d’autres boissons fortes, et 12 qui sont dans l’usage de ne prendre que de la grosse-bière. Ils montent chacun dans la chaloupe qu’ils préfèrent, on 1eur donne un coup de la boisson qu’ils aiment pour les fortifier, et on leur promet une forte récompense s’ils peuvent passer la troisième chaloupe qui est montée par douze membres de la société de Tempérance, qui n’ont pas pris de boisson spiritueuse depuis longtemps. On montre à tous l’espace qu'il faut parcourir. ... 1] faut au moins une heure de marche et de travail de leur part. Des milliers de témoins sont accourus de tous côtés. Les trois chaloupes sont rangées de front ; elles sont également belles, également légères ; la mer est parfaitement calme ! Les rameurs sont chacun à leurs postes, les bras tendus sur leurs rames, ils attendent le signal.... Tous les cœurs sont palpitants d’espérance et de crainte.
Enfin le signal est donné. Les trois chaloupes s’élancent ensemble avec une égale rapidité .... Aucune d’elles ne semble d’abord dévancer les autres ; mais bientôt un cri de joie part de celle que montent les
e)1 #0 plus disc der!
les rest du pou de | plai que se
est | frêl san:
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n’es la c part yan reg:
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son!
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ustes, et e. Les boissons homme, »s, dont um, du t 12 qui > de Ja dans la )nne un our les récomme chaibres de ont pas s longul faut > heure t. Des le tous gées de égaleitement leurs nes, ils cœurs crainte.
is chae égale semble bientôt ent les
SOCIÈTE DE TEMPERANCE. 121
buveurs de boissons fortes. Et on s’apperçoit, en effet qu’il dévance leurs adversaires de quelques pieds. Ceux qui les suivent de plus près sont les buveurs de bière. Les disciples du PERE MarrHieu sont dans la dernière confusion ; la chaloupe montée par les membres de la Société de Tempérance reste la dernière, chacun du rivage excite du geste, et de la voix le courage de ceux pour qui sont ses sympathies. Les buveurs de boissons fortes triomphent, et expriment le plaisir qu’ils éprouvent par des cris répétés que le vent porte jusqu’à leurs amis, et semble redoubler leur force. . . .
Mais déjà près de la moitié de l’espace est franchie . .. On a peine à distinguer les frêles embarcations ; On voit cependant que sans être à une grande distance les unes des autres, elles ne vont pas de front .. On croit appercevoir que celle qui dévance les autres n’est pas la même qu’au commencement de la course. . Le silence le plus absolu règne parmi cette multitude de personnes si bruyantes il n’y avait qu’un instant... Chacun regarde avec une inquiétude impossible à décrire dans l’espérance qu’il va reconnaître en avant des autres la chaloupe pour qui sont ses vœux. Mais les esprits ne sont pas long-temps en suspens. La chaloupe qui est la première semble voler sur les eaux ... Le PERE MarrHreu reconnait bientôt qu’elle
est montée comme il l’avait prévu par ses chers et bien aimés disciples. Les buveurs de bière arrivent ensuite à une certaine distance et paraissent beaucoup plus épuisés.
Les buveurs de boissons fortes étaient les derniers. Jls semblaient plus forts et plus vigoureux que les autres au moment du départ. Mais ils n’étaient pas au milieu de leur course que déjà ils commençaient à mollir et à perdre leur premicr a&vantage. Ils paraissaient tellement épuisés, ils étaient tellement inondés de sueurs à côté de leurs vainqueurs qui semblaient frais et capables de recommencer, que chacun resta convaincu que les liqueurs fortes loin de donner des forces à l’homme ne sont propres qu’à l’épuiser et à l’affaiblir.
Le Grand O‘Connell est encore un bel exemple que l’homme actif et laborieux ne doit pas attribuer aux boissons qu’il prend, sa force et Son énergie, ei qu’on y gagne toujours lorsqu’on en abandon:v l’usage.
Ce glorieux défenseur de sa religion et de sa patrie désirait se faire disciple du PERE MarwmiEv, et devenir avee le reste de ses frères membres de la Société de Tempérance, mais il n’ôsa pas le faire sans consulter ses médecins. Ceux-ci lui répondirent qu’il était dangéreux à son âge de changer de régime de vie ; qu’étant obligé presque
par ses buveurs ine disipuisés, ent les et plus du déde leur nollir et Ils paent tele leurs apables nvaincu ner des d'à lé-
un. bel
eux ne prend, gagne
age.
pn et de