fait
endrait ne Jui | ne sehé d’iant pas trait déstres et nous ne ille déhez la pour les Das ; et ra pas andise, ous un ou trois ‘ait pas ître de ce n’est lorsque mployé, KA
nts sont disent école :
foule de S jours moyen olissent, rtie de oissons.
Ce n’est pas exagérer que de dire que chacun de nos habitants, nous parlons des plus sobres, a dépensé, année commune entre quinze et vingt piastres de boisson tous les ans, ce qui fait environ trois cent soixante piastres sorties de chaque maison depuis vingt ans ; c’est-à-dire, plus qu’il ne faut pour commencer un bei établissement à un jeune homme tant soit peu industrieux. Et si à cela on ajoute les autres dépenses que cette boisson a entrainées comme visites, promenades inutiles, temps perdu, maladies, repas, festins, &c. rien de plus certain que l’usage des boissons fortes ne sera pas pour peu de choses dans le poids d2s iniquités d’une foule de Pères de familles, même parmi ceux qui ne se serort jamais enivrés.
Nous connaissons deux paroisses, ou la Société de Tempérance du second ordre est établie, et nous tenons de la bouche de MM.
leurs curés, qu’il n’y a pas, ou presque pas d’iviognes parmi leurs paroissiens ; c’est-àdire qu’ils observent très bien ce que nos bons habitants appellent la pelite tempérance, chose d’ailleurs très-facile ; Eh bien, dans Pune de ces paroisses qui ne compte guères plus de 1000 communiants, il s’est dépensé l’année dernière 840 gallons de Rum, à 25, Gd. le gallon ; 988 gallons de Wisky, à 2s. 7d. ; et 69 gillons à 7s. 6d.: Ce qui fait que ces habitants, qui se disent et qui
se croient tempérants, ont dépensé 1,888 gallons de boissons fortes, et qu’il leur a fallu donner plus de mille piastres pour les payer, dans une année ou une partie des grains était gelée, et une autre partie restée sous la neige, sans compter qu’une grande quantité de patates étaient péries par les froids prématurés. (Cette même année,
cette paroisse avait peine à soutenir deux misérables écoles !
L'autre paroisse compte environ dix-huit cent communiants : presque tous ses habitants se sont mis aussi de la pelile tempérance : Eh bien, ils ont dépensé pour ‘ dixhuit cent quatre-vingt piastres de boissons fortes l’année dernière !”?
Les respectables marchands qui nous ont fourni ces détails, et qui ont eux-mêmes vendu ces boissons, sont désolts de voir le peu de sagesse de leur co-paroissiens de donner tant d’argent, au milieu de la misère publique, pour se procurer une chose si par-faitement inutile, ou plutôt si féconde en maux de tous genres.
Ces deux paroisses réunies (elles sont voisines) ont donc dépensé dans une seule année la somme énorme Ge deux mille huit cent piastres, pour la boisson ; de sorte que si elles continuent à s’en tenir à leur Société
1,888 leur a our les rtie des tie resqu’une ries par année, r deux
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de Tempérance prétendue modérée, ces deux paroisses auront dépensé, dans vingt ans, l’effrayante somme de cinquante sept mille six cent piastres.
Ces calculs sont bien propres à nous démontrer que si la Société de Tempérance du | second ordre n’est pas de nature, comme le disait Mr. le Curé de Québec, dans une assemblée publique, à réformer les mœurs et à ‘faire disparaître l’ivrognerie, elle n’est pas de nature non plus à arrêter un autre crime, peut être plus funeste encore ; nous voulons dire, le mauvais usage des biens que Dieu nous donne.” Car qui osera dire que ‘chacune de nos paroisses a le droit de dépenser pour une chose inutile, et dangéreuse sous tous les rapports, (dans la plus grande partie des circonstances où l’on s’en sert,) les sommes énormes citées plus haut ? Or, on peut dire que presque toutes les paroisses du Canada excepté celles où la Société da Tempérance parfaite a été généralement établie, font autant et plus de dépenses pour la boisson, que celles qug nous avons citées. Après cela nous taxera-t-on d’être outré dans nos principes, si nous émettons l’opinion que les chefs de familles qui dépensent de pareilles sommes n’en n’ont pas le droit ; qu’ils les ravissent d’une manière aussi cruelle qu’insensée à leurs pauvres enfants dont ils diminuent et ruinent lhéritage ; et à qui ils
Le)
n'auront qu’à léguer des exemples d’une folle prodigalité, et qu’ils en rendront un compte sévère à Dieu .... Nous blâmerat-on d'élever notre foible voix, pour dire à nos compatriotes que Dieu leur a donné du bien pour en faire un plus noble usage : que la religion et la raison n’ont qu’une voix pour nous avertir qu'il est temps de cesser ces folles dépenses ? Serons-nous condamné de conjurer tous nos compatriotes d’employer le peu que la providence leur laisse à instruire Jeurs enfants, à établir leurs familles, à nourrir et à vêtir leurs pauvres, à soutenir leurs institutions ; à se servir enfin le ce qu’ils ont pour le plus grand bien de leur patrie, pour la plus grande gloire de Dieu.
Pour l’amour de leur pays, que les membres de la Société de ‘lempérance se montrent donc partout zélés, courageux à détruire autour d’eux, et à bannir de leurs paroisses toutes espèce de boissons fortes, et que pour cela ils s’efforcent d’attirer sous le glorieux étendard de la Société de Tempérance, tout ce qu’ y a dans leurs localités d'hommes généreux, à qui un petit sacrifice ne coûtera pas quandil s’agira d’éloigner de leur pays le plus grand des fléaux dont Île ciel l’ait jamais visité dans sa colère.
Oui, le plus grand des fléaux que Dieu, dans son trop juste courroux, ait fait tomber
s (l’une [ront un )âmera-
dire à onné du ge : que ox pour sser ces amné de loyer le instruire à nournir leurs u’ils ont ie, pour
s memnce se 'ageux à le leurs ortes, et sous le Tempélocalités sacrifice ner de dont le
Dieu, tomber
SOCIETE DE TEMPCRANCE. 141 sur nous, a été de laisser introduire parmi nous l’usage des boissons fortes.
On parle encore avec effroi des années de deuil, où le choléra semait partout la désolation et fa mort .... Mais, depuis vingt ans, lesboissons fortes nous ont fait mille fois plus de mal que le choléra.... Elles ont abrégé la vie, et par conséquent, causé une mort funeste, prématurée, et souvent plus cruelle, plus prompte que le choléra, à dix fois plus de malheureux: Et tout ce qu’il ya de médecins respectables en ce pays, sont là pour nous le dire.
Quel est le Canadien qui ne sent son âme comme flétrie, écrasée de peine, en pensant à ceux de nosfrères qui sont péris sur l’échafaud ; ou qui gémissent en ce moment, chargés de chaines, dans la terre d’exil ; si loin de leurs familles, si loin de la patrie ? Qui ne déplore ence moment les folies, les fureurs et les crimes de la guerre civile? Mais les maux que la guerre civile nous a faits, ne sont rien, si on lés compare à ceux que nous ont causés les boissons fortes. La guerre civile, il est vrai, à fait périr sur léchafaud plusieurs de nos infortunés compatriotes : Mais combien plus grand est le nombre de ceux que la boisson a fait périr de la main du bourreau !
Le)
Le nombre des malheureux exilés à la suite de nos troubles politiques est il comparable à celui de tant d’infortunés que la ‘boisson a conduits de crime en crime, de pri-
son en prison, jusqu’à ce qu’enfin la patrie les ait chassés loin d’elle, et les ait condamnés, eux aussi, à vivre chargés de chaines pesantes et ienominieuses, et mourir dans la terre d’exil ?
Entrez dans la prison, et interrogez les nombreuses victimes qu’elle renferme: presque toutes vous diront que le premier pas vers l’abîime où elles sont tombées, a été l’usage des boissons fortes.
La plus grande partie des voleurs vous avoueront, que la boisson seule est la cause des vols qu’ils ont commis ; et que sans la hardiesse que la boisson donne, ils auraient été incapables de commnettre les crimes dont ils sont coupables. Pénétrez au fond des noirs et humides cachots ; et si vous y rencontrez un de ces monstres qui a trempé ses mains dans le sang de son fière, et qui va, dans peu de jours, expier son crime par la plus ignominieuse ct la plus tragique de toutes les morts. Demandez lui comment il a pu se décider à commettie un pareil forfait ; etil vous répondra presque toujours, que jamais un pareil malheur ne lui serait arrivé s’il n'avait pas eu l'habitude de boire ;
lés à la il coms que la ; de pria patrie condamchaines -dans la
gcz les e: preslier pas , à été
urs vous cause sans la auraient es dont nd des yrenpé ses qui va, e par la que de ment il ‘eil for- Dujours, rait are boire ;
qu'il était échauffé par la boisson lorsqu’il est devenu meurtrier. Dans le cours de l’année- dernière, trois personnes ont perdue la vie en ce pays des suites de blessures reçues de persrnnes ivres.
Chacun se rappelle la tragique histoire de ces deux jeunes gens qui, il n’y a pas encore bien long-temps se rencontrèrent après une longue absence : c’étaient des amis d’enfance ; ils avaient voyagé chacun de leur côté, et ne s'étaient pas vus depuis plusieurs années ; aussi, grande fut la joie de se revoir. Îls se pressent cordialement la main... Mais ils étaient à là porte d’une auberge : on y entre pour se traiter en véritables amis, et célébrer dignement la fête : chacun fait sa polilesse, et la reçoit de son amis: la joie va toujours augmentant : les verres se vident rapidement, et bientôt les voilà à peu près ivres tous les deux, Alors la conversation s’anime : ils se contredisent, ils se fâchent, ils s’insultent et se frappent sans pitié : celui qui est le plus ivre des deux tombe ; Pautre lui donne un coup de pied, et le tue !
Voici ce quon lisait encore dernièrement sur tous Îles journaux du pays: “ Jean Baptiste Rousseau, garçon tailleur, entre chez Mr. Dubois, auberziste, près du marché, pour s’y faire faire Îa barbe. Quelques instants après, un nommé {ouis Baucaire, boucher,
Érnna E mené RE - -
et père de famiiie, quoique jeune encore, entre dans la même auberge, échauffé par la boisson ; il se mit aussitôt à engendrer que: relle au premier, contre qui il avait conservé du ressentiment par suite de quelqu’altercations qu’ils avaient eu ensemble autrefois.
Rousseau, pour l'apaiser, lui offrit de prendre un verre de boisson avec lui ; ce qui fut accepté, et l’accord parut rétabli. Mais comme le remède était plus propre à exciter les passions que les apaiser, quelques moments après, Beaucaire saisit un fer a bière qui rougissait a la porte du poële, et en asséna un si rude coup sur la tête de Rousseau, qu’il Pabattit à ses pieds. :.. Le coup était mortel, et l’infortuné Rousseau expira le lendemain !
Mais la lettre suivante que nous a adressée Mr.le Gardien de la Prison de Québec, en réponse à quelques questions que nous lui avions faite, prouve mieux que tout ce que nous pourrions dire, le mal que la boisson fait à notre pays, etest bien de nature à augmenter le nombre de ceux quiy ont déja renoncé pour l’amour de J.'C. et qui travaillent à porter lereste de leurs frères à faire le même sacrifice :
Révérend Monsieur,
Je vous répond avec plaisir aux questions que vous me proposez, touchant le
encore, Ïé par la rer que: conservé ’altercautrefois.
rit de ; ce qui 1, Mais | exciter ues moa bière , et en le Rous- Le coup u expira
adres- Québec, ue nous it ce que boisson ature à ont déja travailsa faire
X queshant le
nombre de personnes emprisonnés annuelle-
ment, surtout par suite de l’intempérance:
Je suis convaincu que si les personnes bien pensantes voulaient réfléchir sérieusement, elles nous aideraient de tout leur pouvoir à détruire l’usage des boissons fortes, et à éloigner loin de notre pays le monstie de l’intempérance ; car on ne peut être témoin des scènes qui se passent à la prison durant les mois d’ISt6, par ces malheureuses femmes qu’on y amène pendant la nuit, réduites aux rangs des animaux, par l'effet de l’ivrognerie, et entendre les juremens et imprécautions qu’elles prononçent contre tout le monde et contre elles-mêmes, sans que le sang se glacc dans les veines.
En réponse à la première question, je vois que pendant l’année dix-huit cent quarante, il y eut dix-neuf cent quarante-deux personnes d’emprisonnées.
Je vous envoie ci-inclus un état que je tiens depuis neuf mois des personnes qui entrent ici chaque mois et la cause de leur emprisonnement, et d’après les informations que j’ai, je dois conclure que l’intempérance est la cause des neuf dirièmes des crimes qui se commettent. Réponse à la seconde question ; en référant au régistre tenu à la prison depuis quatre ans, j’apperçois que le nombre N
-des emprisonnements aujourd’hui est bien moins grands qu’il ne l’a été pendant ces quatres années, (£8 est le nombres de prisonniers.) Il n’y a pas eu la moitié autant de Canadiens cette année qu'il yena eu l’année précédente.
Nous donnons plus bas le tableau ou résultat de nos recherches.
Les emprisonnements causés par l’intempérance ne sont enrégistrés comme tels, qu’après que nous en avons eu les preuves les plus convainquantes.
La colonne des emprisonnemenis pour causes inconnues renferment certainement plusieurs cas dont l’intempérance est la source ; mais n’ayant pu l’authentiquer d’une manière bien certaine, nous n’avons pas cru . devoir les mettre dans la première catégorie.
Nombre d’em-| Provenants de
Mots. prisonnements.| l’Intempérance. Rennes: 18 0. | Janvier, 57 33 24 Février, 75 41 8 Mars, 54 30 24 Avril, 57 47 10 Mai, 179 159 20 Juin, 291 165 56 Août. 212 194 15 au 25 Sept. 265 236 29 + Do 1400 : 1140 252
9 mois.
prop qu’e cont culie crim tout vent
de :
com
est bien dant ces le prisonautant de eu J’an-
1 ou ré-
l’intemme tels, preuves
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pas cru atégorie.
Inconnus.
: Quand à la troisième question, vous pou:
vez en tirer vous même conclusion des faits ci-dessus mentionnés ; je prendrai seulement la liberté de vous faire observer que je suis convaincu que si la Société de Tempérance était généralement établie, on aurait peu besoin de prisons.
Je vous souhaite beaucoup de succès dans ka cause de la Tempérance pour laquelle vous travaillez.
J'ai l'honneur d’être, Monsieur, Votre très-humble serviteur,
JAMES McLAREN,
SPL PPS LES LL SL SSL RSS SSSR RS r
Si nous devons tous haïr les boissons en proportion du mat qu’elles nous ont fait, qu’elles bornes mettrons-nous à notre haine contre elles. A la vue des malheurs particuliers et publics, des morts funestes, des crimes de tout genre, qu’elles enfantent partout où elles règnent, quelles pensées doi:
vent naître dans nos âmes, sinon des pensées de mort, de destruction, d’anéantissement complet. Si elles produisaient quelque bien à notre pays, il faudrait les détruire, à
RECLEMENY DE LA
cause de l'immence dispropoition qui se trouveraient entre le bien et le mal qu’elles Causent. Mais c’est qu'à côté des maux sans nombre qu’elles enfantent, elles sont entièrement stérile: pour le bien. C’est donc Pabstinence totale du Pere Marruieu qu’il faut embrasser et prêcher de paroles et d'exemples. Les plus chauds partisans de l'usage modéré, ne peuvent s’empêcher de dire que l’homme qui ne prend aucune boissons spiritueuses, ne court aucun danger de les aimer, tandis qu’ils sont forcés d’avouer que celui qui y goûte peut fiair par les aimer, et court visiblement le risque de devenir ivrogne. Or l'Esprit Saint nous dit : “ celui qui aime le danger périra.” Aussi si ie vois 10 personnes qui font aujourd’hui ce qu'on appelle un usage modéré de ces liqueurs violantes, je puis dire sans crainte de me tromper, qu’aimant le danger, plusieurs d’entr’elles périront ; mais il n’est pas possible aujourd’hui de prêcher d'autre Société de Tempérance que la parfaile. Le PERE Marrmeu, dans une lettre qu’il nous a fait l'honneur de nous adresser, a flétri pour toujours les sociétés du second ordre, ‘ di- ‘ sant qu'ils les regardait avec horrerr ; ‘“ qu’elles n'étaient bonnes qu’à faire des “ jvrognes.” ‘ Et Mr. le curé de Québec, ne leur a-t-il pas aussi porté le dernier coup, en s’unissant à ses quatre mille braves associés, pour déclarer qu’il les considérait comme énéficaces à la réformation des mœurs.”
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SOCTETE DE TEMPERANCE. 149
Mais qu’avons nous à craindre en renon- Gant entièrement aux boissons fories et en portant d’autres À y renoncer pour Parour de J, C1 Qu'on ne dise pas, *“ que c’est “ demander un sacrifice trop grand, trop “ pénible. Que les peuples ne sont pas ‘ainsi appelés à pratiquer la vertu la plus ‘“ héroïque ; que cette abstinance parfaite “ ne peut être proposée qu’au petit nombre, comme la chasteté.” Il n’y à assurément aucune parité entre prêcher l’abstinance totaie d’un breuvage mal faisant, et prêcher la chasteté parfaite. Celui qui précherait aux peuples la chasteté parfaite ; et qui s’efforcérait d’amener le monde à cette vertu héroïque, serait un véritable fou, ct sil avait assez de talents oratoires pour enchaîner les peuples dans cette voie, il serait prudent de le renfermer. Il s’opposerait à une des pre-
mières loix de la nature. Il chercherait à meltre sur les énaules de tous un ïioug insupportable au plus grand nombre. !‘’épru-
vantables malheurs, des crimes horribies surgiraiont bientôt au milieu d’un péuple assez stupide potr essayer en masse à praliquer une toile vortu.... Pour ‘être parfaitéement chaste dens un corps humain, il faut une vrâce surtus we pour que
Ju ” -! Loé, di 3 N 19 , Vert, qui . j'hotuime à AnTes
Cotto puisse Give pretic née, il fu comme un miracle contiauel du ‘rout-Puissant, au milieu de la mer orageuse du ri le vase si beau
La LE
150 RECLEMENT DE LA
mais si fragile du cœur d’un homme parfaitement chaste, serait en un moment brisé si Dieu ne le tenait constamment dans sa main toute puissante. Mais faut-il une grâce extraordinaire et surnaturelle pour qu’un homme se prive, toute sa vie d’une boisson qui ne lui fait aucun bien ; et qui peut tôt ou tard amener la désolation et la ruine dans sa famille ? Non, il ne faut qu’une grâce ordinaire: Il ne faut point de miracle pour soutenir dans sa bonne résolution un homme qui ne veut plus boire que de l’eau, surtout en Canada, il ne faut qu’un crucifix, une image de Jésus-Christ abreuvé de fiel, avec un esprit droit et un cœur de bonne volonté. 1] n’y a-donc encorc une fois aucune parité entre prêcher aux peuples la chasteté parfaite, ou quelqu’autre vertu évangilique, et linviter à s’abstenir des boissons que les nègres de la Jemaïque lui envoient, ou que les Américains lui composent dans leurs caves infectes, et si le PERE MarrHteu eut prêché la chasteté parfaite au peuple Irlandais, aussi bien qu'aux habitants de Londres, on l’aurait couvert de boue et d’ignominie, et on aurait eu raison. Et s’il y eut eu quelque danger qu’il réussît à ranger sous le régime six millions d'hommes, on lui aurait fait son procès, et il aurait été renfermé pour le reste de sa vie. Mais parce qu’il a invité ses frères à renoncer à l’usage de boissons qui ne leur faisaient que du mal, il a été écorté
ime parnt brisé dans sa ne grâce qu'un boisson ut tôt ou » dans sa ice ordi- Jour soumme qui rtout en e image Cun €sonté. Il 1e parité eté parlique, et que les où que ans leurs IEU Gut le Irlanondres, minie, et quelque e régime fait son r le reste vité ses sons qui écotté
avec respect. Il a planté un arbre que Dieu a béni, et six millions d'hommes ont goûté de ses fruits et ils les ont trouvés délicieux. Et des peuples entiers se sont mis à Pombre de cet arbre, dont les racines sont sur la terre, mais dont la tête est au ciel ; et ils y ont trouvé le ralraichissement, la paix, le bonheur, la prospérité, la vie qui leur manquaient auparavant. Ceux qui s’effraieraient des progrès dela Tempérance parfaite, qui en craindraient les suites, en rèvant une réaction comme si c'était la vertu angélique qui fut prêchée et suivie, démontreraient deux choses ; la première qu’ils n’ont pas de jugement, la seconde qu'ils ne comprennent pas ou qu’ils ne veulent pas comprendre ce que c’est que la. Société de Tempérance, ne craignons rien ; en travaillant pour lamour de nos frères et de nos enfants, pour l’amour de notre pays, pour amour de Jésus-Christ à détruire l'usage journalier des boissons enivrante, nous travaillons à une œuvre sainte et bonne ; Dieu nous sera en aide ..: La chose est plus facile qu’on ne pense. Les boissons ont de grands et puissants ennemis qui les combattent. De tous côtés nous voyons des bras et des cœurs généreux armés contre elles. Prêtons lorcille, et nous entendrons des voix au ciel, sur la terre, et dans les enfers qui les accusent et qui les maudissent, et qui nous encouragent à les détruire. Elles sont maudites par une ef-
froyable multitude de réprouvés qu’elles ont précipités dans lPabîme éternel. klles sont maudites par des milliers de femmes qui leur doivent une vie de larmes et de désolation ; elles sont maudites par d’innombrables enfants qu’elles ont cépouiliés des biens de leurs ancètres, et qu’elles ont iéduits à la dernière misère.
Ei si Jésus-Christ a maudit le figuier stérile parce qu’il ne portait pas de bons fruits, ie doit il pas bien détester et maudire la boisson qui lui a arraché des milliers ee âmes qu'il avait rachetées au prix de son Sa
Prosterné aux pieds de chaque ministre de J. C, dout nous savons que nous sommes le dernier ct le plus indigne : aux pieds de chaque chef de famille, de chaque canadien, quelque humble que soit la position sociale ue Ja providence lui ait assignée : nous les conjurerons de frapper, mais de frapper à mort cet ennemi si redoutable de nos âmes et de nos corps. Qu'on ne parle point entre nous de modération dans l’usage de ces détestabies et brûülantes liqueurs. Parlons nos peuples, à nos amis, à nos frères, le Ianguage de la vérité. Disons leur franchement que ces boissons ne sont pas un breuvage que Dieu à donné à lPhoemme pour en faire un usage journalier ; mais qu'eiles sont un poison destructeur. Et si quelqu'un nous
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dit
les ont Iles sont qui leur oiation ; bles enjisns de ts à la
uer stés fruits, la boisd’ämes ing
istre de mes le eds de inadien, sociale ous les pper à S àmes t entic ces déons à le Janhement eUY age n faire ont un 1 nous
dit: ‘“ Si les boissons sont si mal-faisantes, ‘“ comment donc un si grand nombre ‘ d'hommes qui en ont toujours fait usage, ‘ ont-ils atteint un âge avancé.”
Répondons leur :——“ Le feu qui passe dans la forêt, détruit, brûle et ravage tout ‘“ devant lui. Cependant il reste toujours ‘ quelques arbres qui échappent à sa fureur, soit à cause de la dureté naturelle de leurs écorces, soit à cause de quelques autres ‘ circonstances. Tandis que la terre gémit ‘ sous la chute de tant de Pins, de Cèdres, ‘ qui ont si long-temps bravé la tempête et ‘ Ja foudre, et qui tombent dévorés par la ‘ flamme ; le chêne, l’érable, n’ont perdu ‘“ que quelques feuilles, que quelques bran- “ ches. Il en est ainsi des boissons en ‘ usage ‘parmi nous ; elles abrègent la vie ‘“ à des milliers d'hommes ; mais il y en ‘“ quelques-uns dont les forces physiques ‘“ plus grandes, dont la constitution plus ro- ‘“ buste, font qu’ils résistent plus long-temps.”
ce
La]
Il est impossible qu’on puisse appliquer le mot de modération dans l’usage journalier d’une chose qui est déclarée par les pius savants hommes presque toujours nuisibles et Jamais utile à l’homme. Le moindre usage est mauvais, le grand usage est un crime affreux.
Notre malheur jusqu’ici, c’est d’avoir eu de]
la modération quand il ne fallait que détruire.
‘“ Si votre æil, votre bras, votre pied droit ‘“ vous scandalise, vous fait pécher, coupez ‘“ le jettez-le au feu.” Jésus-Christ ne parle pas d’en régler mieux l’usage, mais il ne parle que de détruire. Arrachez, jettez au feu dit-il. Ces paroles ne sont pas seulement adressées à l'individu, elles sont adressées à la société toute entière. Ainsi ce n’est pas seulement Pindividu qui doit cesser enticrement de faire usage de ce qui est communément pour lui un sujet de péché, mais la société toute entière est tenue et doit détruire ce qui est pour elle un sujet de no.
Si nous n'osons pas marcher sur les pas de PApôtre que Dieu a choisi pour opérer l’admirable réforme de la Tempérance, si nous n'avons pas Île courage d’embrasser là ‘Fempérance parfaite, sinous nous contèntons de nous réduire à ce qu’on appelle lPusage modéré des boissons, que résultera-t-1l ? Sans doute que les cforts prodigieux qui se font par tout pour abattre l’ivrogneric, auront quelques succès. Mais la racine du mal restera. l’Arbre aux mauvais fruits n’aura été qu'effeuillé, que coupé dans ses branches, bientôt il repoussera pour couvrir la terre et Pempoisonner de nouveau. L’usage prétendu modéré de ces abominables boissons, qui n’est dans le fond qu’une apprentissage à l’ivrognerie, ramènera une réaction terrible,
ied droit , coupez hrist ne mais il , jJettez as $seues sont . Ainsi qui doit > ce qui t de pétenue €t sujet de
“les pas r opérer rance, Si rasser Ja contènelle lucra-t-1l ?
qui SC , auront mal resaura été ranches, terre et ve pré- OISSOnS, ntissage
erriblé,
SOUIETE VE TEMPERANCE. 155
ä laquelle rien ne pourra résister, Ce sera comme l’étincelle qu’on a eu le malheur de négliger après l'incendie, et qui rallume bientôt un incendie plus funeste que le premier. Ce sera non pas comme un fleuve dont on a tari la source, puisqu’on aura men“ qué de courage pour cela. Mais ce sera le torrent qu’on aura arrêté quelque temps dans sa course, qui brise ses digues, et ertraine tout dans ses flots üévastateurs.
Qu'elles sont belles et sublimes, qu’elles sortent bien d’un cœur embrâsé de charité pour ses frères les paroles de Mr. le curé de Québec, à son peuple :—“* Mes chers frères, ‘“ dit-il ; un jour dans une instruction, je suis ‘“ tellement pénétré d'horreur à la vué des ‘ maux épouvantables et sans remèdes que ‘ Ja boisson fait parmi nous, au milieu de “ mille famille infortunées ; je suis si bien ‘ convaincu qu’elles ne sont utiles à per- «“ sonne ; que si mon Dieu me demandait le «“ sacrifice de ma vie, Je le ferais avec joie, « pour détruire les boissons.”
Ces paroles sublimes devraient être gravées dans tous les cœurs des membres de la Société de Tempérance.
Elles font connaître mieux que tous les autres discours avec quel zèle nous devrions
chercher à détruire l’usage des boissons fortes, et avec quelle inébranlable fidélité nous devons tenir la promesse que nous avons faite d’y renoncer pour l’amour de nos frères, de notre patrie, de notre Dieu.
boissons » fidélité ue nous ir de nos U,
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DU