Consonnes bllablo-palatales
59. Les consonnes bilabio-palatales se forment en combinant la position bilabiale (§ ^7) et la position palatale {§ 50). La voie buccale est ainsi rétrécie en deux endroits: d'une part entre les lèvres, d'autre part entre la langue et le palais dur par suite d'un léger relèvement de la région antérieure de la langue. — Ces consonnes ne se présentent que comme spirantes.
60. Les bilablO'palatales spirantes sont le \n] sonore et le {^] sourd correspondant; cette dernière forme est due à l'assimilation et ne se trouve qu'en combinaison avec des consonnes sourdes. Il existe entre la consonne lu) et la voyelle [y] le même rapport qu'entre la consonne [j] et la voyelle [i] (cf. § 51), et de même le [q] s'articule parfois si indistinctement que le bruit buccal consonantique disparait presque complètement et qu'on entend un [y] rapidement articulé. On peut remarquer aussi que le (q) n'est pas autre chose qu'un [i| arrondi. La position de la langue varie suivant la voyelle qui vient après le [q]: par ex., si nous prononçons à la suite l'un de l'autre les mots [nqi] (nuit), (nqej (nuée), [nqarj] {nuage), nous sentons que le point d'articulation recule graduellement vers le fond de la bouche.
Exemples de [q] sonore: [qi^l] (huile), [qit] (hail), [bqi] (buis). [Iqi] {lui), [nqirr] {nuire], |anqijø], {ennuyeux).
Exemples de [?[] sourd: |t^e] (tuer), [pEji) {puis), [f^i:r] (fuir), [s^i:vy} (suivre).