VI PRÉFACE
trancher de ce qu'elle avait accueilli avec faveur, comme de rien ajouter qui fût contraire aux idées approuvées par elle.
Ceux qui se rappellent les faits passés reconnaîtront , en se reportant à l'époque du récit qui va suivre, que nous avons observé fidèlement la vérité historique. Nous ne nous en sommes guère écarté que pour quelques détails tels que la découverte des mines d'or de la Californie et de l'Australie et les faits qui en ont été la conséquence, et pour la création de quelques institutions, comme la Caisse des retraites pour la vieillesse, qui est un bienfait du gouvernement actuel. Mais, précisément à cause de l'importance de cette dernière institution pour l'amélioralion de la condition des classes ouvrières, nous n'avons pas vu dans cet anachronisme un motif suffisant pour nous refuser à signaler le pari' que ces classes devraient tirer de l'existence de cette caisse.
Nous devons dire, en outre, que pour tous les chiffres que nous avons l'occasion de citer, à l'exceptipn de ceux qui se rapportent nécessairement à l'époque du récit , nous avons pris les nombres donnés par les documents officiels les plus récents. Cela nous a paru beaucoup plus utile pour le lecteur que des détails statistiques qui auraient déjà quinze ans de date. Ces légères anticipations ne changent rien à la valeur des raisonnements ; mais, dans un siècle où les choses marchent si vite, il importe de faire connaître la situation présente.
La nature de ce livre nous ayant interdit de lui donner la forme d'une dissertation où nous aurions cité nos autorités, c'est un devoir pour nous d'exprimer notre regret de ne pou' voir rendre à chacun ce qui lui appartient. Nous n'avons pas la prétention d'émettre des idées nouvelles; nous ne faisons que résumer ce qui a été dit par les écrivains qui nous ont précédé. Nous en repro<luisons donc les pensées et quelque-