‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 13 sur 43 · DJE MAGNANIERE · texte numérisé non relu

DJE MAGNANIERE

les plus grands détails sur lVtabljsSement d!une ma£nanière , et de montrer Ici résultats^ sa bqnhe ouafcauvaiseejqiosititin ; car ii dans le midi il y a beaucoup plps de positions favoraJ>lqs-que dâijs Vautres, dans le nord H dans Koueyt y ^ ^en trouvé tant de contraires/ et tant d'incompatibles à la sante du ver à soir-, que l'^on ne pourrait trop cous'eil'er aux spéculateurs dq>se tïuir en gude contre les iptt^m jlci ics Ses disons , contre la situation des lieux j t Influence 'des vents ".Uominans j toutes choses qui ne peuvent sç détruiré, .mais qu'un local bien'exposé peut neutraliser ou affaiblir.- • -

Une magnanicre ne doit point être établie ni près d'un marais , ni près d'une rivière , parce que les exftalaiso^e l'un it l'humilité et la fraîcheur deTautrcHuiseîit aux vers. Oh ne doit pas non plus la piacej'iii sur une montagne,* ni dans un vallon , attendu qu'il' ne- -lui faut ni* un trop fort courant d'air, ni un tro^lông soleil ,*t qu'il fui faut suffisamment de l'un et # de l'autre pour échauffer, éclairer et aérerles insectes que l'on y éliç.ve. Ce qu'elle aurait 3e trop sur la montagne lni manquerait dans le vallon. L$ voisinage des bois et des forêts \ celui des usines et des grands- chemins' ne conviennent pas. Les premiers concentrent trop la chaleur , et les"

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seconds extalent tfop de miasmes délétères. *

Une petite monticule tu l'air se renouvelle continuellement , autour de laquelle se trouvent quelques arbres d'une haute stature, est un endroit favorable *pt)ur ; établir une magnanière.

Si on veut en faire la dépense; on donne au bâtiment une grandeur relative à la quantité de vers que Porr veut élever* Sa direction Soit être du nord Juiriidi/et sa foritte celle d'un carre long /cri observant dans sa eons* truclion que sa plus gra«de îajce confronte le levant. 11 faut donner au mur une épaisseur moyenne , recrépir et blanchir Pinterieuïj.

il ne doit pas être très-élcvé , le rez-dechauss'ée et detix é.ages doivent suffire : le rez-de -chaulée est réservé pour mettre les feuilles* il doit être frais sans /êtréliurnide, carrehi ou pavé , et percé de quelques lucaN nés qui servent de point de communication avec l'air extérieur,, et facilite la soflfe de ï'évapôration continuelle des féuilles.

Le premier étage est cé qu'on appelle l'a-, telier. Il doit être élevé, perce cle toiis côtés de grandes fenêtres , opposées entre elles sur les quatre faces et munies de leurs, contrevents. Sur le même étage il faut réserver un petit espace pour' former une chambre à

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éinve^y et qui au besoin sert pour plâçer les Vers malades , ou ceux qui se trouvent languissons et retardataires. Cette petite pièce n'aura qu'une seule fenêtre faisant face-au / levant, garnie d'un châssis, couvert '.d'un papier huile'. A l'époque de J'éclosion on la ferme lorsque la chaleur extérieure est plus forte que celle de l'étuve. Dans le moment de l'éducation où place dans cette chambre de petits clayoïxs sur lesquels on soigne les vers qjû comme je viçn%dé le dire , n'ont .

# pas gne bonne santé.

t Le second étage nç sert que pour étendre et faire sécher les feuilles récoltées pat un temps hnmide. On* y tieut en réserve les olàies les échelles et les autres instrumens propres à l'Êducation/H cst# ordinairement très-aéré ; les^ fçnetrçs doivent cire aussi nombreuses que dans l'ateliçr. La «plupart des agronomes recommandent de' placer dans la chaurbre où l'éducation ;se fait de grandes tlieminéœ, pour fairè un fin clair

N êt flamboyant. Le comte Dandolo les préfère aux poêles et aux réchauds. Dans le (ait, sces defniertf donnent une chaleur étouffante et peu favorable au renouvellement de 1 air.

(Les feux de cheminées, au contraire, sont plus actifs, plus animés ^ et dépouiljent plqs ra pidement l'atmosphère en vironnante dc*es

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éléniens méphitiques. Rosier, qui a dit de fort bonnes choses sur l'éducation des vers à soie, soutient que plus les ateliers sont élevés, plus ils sont favorables. Il donne pour raison que l'air pur et léger est nécessaire à ces insectes , et cite pour exemple que dans les vastes appartenons des vieux châteaux ils s'élèvent bien mieux, et produisent beaucoup plus. Tout cela est très- juste; mais il est plus prudent de dpnner.des dimensions raisonnables à la magnanière que d'en donner de gigantesques , attendu que dans dès températures extrêmes, il est plus facile de parer aux inconvéniens dans un-instant et à peu de frais , comme cela doit se faire. Quoi qu'il en soit, lorsque l'on a un bâtirtient tel que nous venons dé le décrire, on peut opérer et commencer à élever l'échafaudage nécessaire pour l'éducation. 11 faut d'abord savoir quel espace occuperont les vers d'une quantité donnée de graine. Plusieurs auteurs assurent que les vers pro venus de dix onces de graine peuvent être logés dans une pièce de sept toises de longueur sur trois de large et haute de deux. Le comte Dandolo , pour vingt onces , veut un espace de trente pieds de largeur, soixante de\longueur, et dix-neuf à «vingt de hauteur. Latreille donne aux vers produits par une once

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de $râine, soixante pieds carrés. En prenant .l'opinion de ces écrivains pour règle , on ne . risque* pas dé 's'égarer. Toutefois il Vaut - mieux avoir plus d'espace que moins. Lever * • sëiorte beaucoup mieux lorsqu'on le met à V$oh aise. Lors donc que l'on est sur d'avoir • assez d'fc'spacè pour loger les vers que Ton

lequel sont suspendues les tables qui servent d'asile aux vers à soie* Ce .sont, quatre " 1 'grande? perches. de quatorze à quinze jjieds de haut, qnf prennent de 'bas , en haut, as-^ stijéuessolideinentânx deux extrémités, cfttre ,1e carrelage et le plafond , et disposées eu jcarré long. À leurs parties latérales sont attachées d'autres perchés, éloignées entre elles de trois pieds. Çe sont celles-ci qui suppor- * * tent les ttfbles. Chaque échafaudage est sé- s

paré de/celui qui l'avoisiné de deux ou trois r pieds, afin de donner aux ouvriers la facilitéd'agir et de manœuvrer. Les tables sont -placées, dé manière que celles de la partie inférieure rebordent et dépassent les autres. De cette façon* les vers qûi tombent sont reçus sur la litière des premières claies , et ne se 1 font auçun mal. On appelle fclaiës , en term^ de magnanier, des corbeilles planes, plus

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longues qnc larges, ayant un pouce et demi de uebord , composées d'osier ou de 'châtaignier, ou le plus souvent- de roseaux fendus; : ( leurs* dimensions varient. selon 'le p?ys ou l'âçc du ver: mais ordinairement elles ont trente à quarante polices de longueur sur quinze h vingt de largeur. Elles doivent être toujours bien sèches dt les plus légères possible. Les clayons sont des claies plus petites, qui servent pouf^le premier ;Vj;e. On doit avoir encore pour l'usage de la magnauière des échelles, dW vaisseaux pour entretenir le feu, lorsqu'on ne veut ni poê'es ni cheminées; des sacs pour cueillir la fouille des balais, des arrosoirs et un thermomètre, Les échelles doivent avoir lin pied de plus de longueur que les ateliers , afin de pouvoir atteindre jusqu'au faîte, où se trouve la dernière claie. On peut avoir des marche-pieds . pour les claies infeidfcures. L'un et l'autre doivent êite faits'avec du bois solide et dur, ' tel que le chêne , le charme ou d'autre bois de pareille nature. Les instrumejis pour entretenir le feu sont ordinairement des bassines de terre ou des réchauds tout simplement. Les sacs'sont de grosse toile ; ils sont courts et larges à fcnir bord. On a, des balais de bruyère et de bouleau, auxquels on ajoute un manche. On arrose, soit avec des arro- -

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