‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 12 sur 43 · DE LA MÀGNAN1ERE · texte numérisé non relu

DE LA MÀGNAN1ERE

L'emplacement où se fait l'éducation des vers à soie , s'appelle -m.agnanière , terme dérive' de celtii de magnan , que les Italiens et les-habitans de nos contrées méridionales donnent à Ja chenille du mûrier. Les écrivains qui ont traité' de l'industrie agricole nous ont donné dans le Jgkïs grand détail la description de ces sortes^rétablisseraens. Je dois faire observer, avant de le faire con- , naître , que dans presque tous les cantons

\ du midi , la plupart des éducations se font en petit , et que peu de personnes font la dépense d'un établissement spécialement consacré à cet usage : on choisit ordinairement l'endroit le pins commode de la maisou qu'on habite, et on en fait sa magnanière. Cependant il n'est pas égal tfc prendre le premier local venu; mais les villages où

w l'on élève des vers à soie se trouvent presque

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tqus situes dans des positions ' favorables , de sorte que les ateliers sont le plus souvent tôus naturellement places où ifs doivent être, y * • '

D'un autre coté , une ' éducation en petit coûte beaucoup moins dé peine , et peut se« gouverner plus facilement qu'une éducation en grand; la propreté , la température , sçuis lesquelles iLn'est point de bqnne r éducation, s'y entretiennent* conètafnmenl et à peu de frais, de sorteque cjijand même l'atelier d'une petite éducation ne présenterait pas les mçanes avantages que celui d'urrc grande magnanière , la compensation t'étâblirait dans lés récoltes , c'est ce qu<r l'on voit presque toujours c|aos un canton où se fait beaucoup de vers à soie. Sijffipe onc« de graine d0Ïine à un grand.cultivâteilr cent livres de cocons,, le petit cultivateur en fait cent livres avec La même quantité. v Dans\es,pajs fatorises pquf ces sortes'd'entreprises , i| n'y a , gomme je l'ai déjà dit /que le manque de^soins qui puisse faire diminuer les flécoltes lorsqu'elles , doivent être bonnes. ■ " x - ;

. A l'époque où Sauvages, Rosier et les auteurs, de la Maiscm riïslique écrivaient , on n'avait pat e&co're perdu l'espérance de pro\ pager par toute la France la culture des \rer^ à soie : iP était donc nécessaire d'entrer dans

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