DE VER % SOI£. C
déficit* des récoltes a pour cause l'ignorance et la mauvaise foi.
Le commerce des graines 'de vers à soie* ne serait pas si avantageux et si considérable pour l'Espagne et le .Piémont , si Ton ne s'était mis dans l'idée que les' races, de- ' génèrent , et qu'au bout de quatre à cinq v ans , il est indispensable de les renouveler. •
Sans doute toute race dégénère'lorsau'elle est isolée de son pays natal , ou du pays dans lequel elle a été' naturalisée; mais une fois cette naturalisation opérée, elle acquiert une indigénéité propre, qui ne perd que par le manque de soin , ou par un mode d'édu-t cation contraire à ses mœurs et a ses apjte* îits naturels;
. J« ne cro^s donc pas que les rades de vers à soie indigènes dégénèrent poar cause dë ▼étusté, et encore moins par suite des générations. Si on avait le soin , pour la reproduction , d'avoir de beaux et bons cocons', de faire des accoupleracns réguliers (j'entends par «lté expression dés accouplemens ' ni trop courts ni trop longs ) • de ne pas présenter aux femelles des mâles déjà épuisés • si là graine, une fois pondue, sécbée et lavée, était mise dans un endroit convenable; si ceae'graiae n'était point mélangée avec