‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 2 sur 43 · DU M17R1£B · texte numérisé non relu

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tcres tlistiçctifs. Le gr^nd irtjâgt! que Ton fait de sa feuille, de son bois et de soikécorce, la infiniment répandu -partout où il peut croître avec avantage ; et les nombreuses plantations qu'on en a faites ont donné de nombreuses variétés. 1

Il était nécessaire, pour né pas confondre et perdre celles de ces variétés qui paraissaient supérieures par la qualité de leurs feuilles et la beauté de leur port, de les distinguer, soit par des- noms propres; soit par quelques caractères particuliers que le laps du temps a, pour ainsi dire, greffés sur ceux de l'espèce originaire.

Plusieurs ailleurs modernes oitf reculé devant les difficultés que présentait une classification bien ordonnéé>des variétés existantes, *^t nous sommes obligés de rapporter celle que Constant Castanet publia daus son Traité des vers à soie et du mûrier, en 1760. Ge cultivateur divise les mûriers en sauvages et greffes; il distingue quatre variétés dans les premiers , savoir : le mûrier à feuille rose ; il a un petit fruit blanc , sa feuille est petite , arrondie et dentée comme ceile du rosier, mais plus large : n° 2, le mûrier t à feuille dorée: il a. te fruit d'un noir purpurin; sa feuille est luisante et s'allonge sur le milieu ; n°-3, mûrier -reine bâtarde ; son fruit est

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noir, sa feiïilla est grande et inégalcmen dentée^ n° 4 > la femelle ; l'arbre est épineux et pousse ses fruits avant ses feuilles.

Les mûriers greffes sont : n° i, la reine, feuille luisante pins grande qu'aucune de celtes des mûriers sauvageons, fruit couleur* d'ardoise; n° 2, grosse reine, feuille d'un vert fonce', fruit noir ; n° 3 , feuilles d'Espagne , feuille épaisse et fort grande, fruit blanc et allongé ; n° 4, flocs, feuille d'un verf foncé , rcsseniblant à celle d'Espagne. Elle est en bouquet sur les tiges; son fruit est nombreux, et ne vientjamais en parfaite maturi té. Cette di vision ne s'étend que sur les variétés les plus remarquables et les plus saillàntfs; et .c'est pour cela que nous avons dit qu'elle était la plus juste possible. Toutefois nous observerons que le mot de sauvage applicjué aux mûriers non greffés , est impropre. Aucun mûrier ne croît spontanément ni par la voie d'un semis naturel. La mûre qui tombe de l'arbre peut bien , par l'effet du hasard, laisser en terre une graine féconde, qui se développe et pousse avec le temps, ainsi que nous le voyons des fruits de l'orme , du chêne et de plusieurs autres arbres; mais le sujet qui en proviendra sera caduc , racbitique et incapable d'une végétation active. C'est toujours par le moyen d'une culture soignée

Digiti

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qupsl'on^a d<$ arbrfcs de ce genre d'une belle venue , qfc sur la prospérité' desquels on peut complet. Loiseleur - Delongclumps rapporte dans le Dictionnaire des sciences méidieales, indivision plus étendue des variétés du mûrier blanc', ïaitc par M. Audibert dc\TaLrascon. Elle nous paraît aussi bonne, puisqu'elle est établie sur les mêmes bases que celle de Constant Castanet. Nous y renvoyons le lecteur qui voudrait .avoir clcs notions' plus étendues sur les variétés sauvages et cultivées du mûrifcr blanc.

Le cadre que nous nous sommes tracé ne nous permet pas de rapporter tout ce que les autcurs#mt pu dire sur le sujet qui nous ocqupé. Nous ppurriçus sans doute citer de bonlies choses : mais. les citations doivent être près dans un ouvrage élémentaire , et nous ne devons pas nous écarter de la règle.

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