‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 23 sur 43 · A LA SECONDE · texte numérisé non relu

A LA SECONDE

lesquels on met les vers d'un autre clayon ; ainsi de suite.

Les vers, dans le second âge, ont déjà, comme nous l'avons vu , pris de la croissance : un plus grand espace leur devient nécessaire. Deux fois le diamètre de leur corps est celui que l'on se propose de leur donner. Je pense que si on pouvait les mettre plus au large , cela n'en vaudrait que mieux. L'air et la faculté d'agir sont- deux choses essentielles dans l'éducation pour entretenir la santé des vers à soie ; et l'on gagne toujours quand dans une magnanicre l'un et l'autre n'y manquent pas. Cependant le trop peut devenir nuisible. Distribuez donc l'air et le terrain dans une juste proportion!

Éclaircissez vos vers, en prenant ceux qui montent les premiers sur la feuille nouvellement dounée, ou en détachant par morceaux uae partie de la litière supérieure où ils reposent, et la plaçant sur des claies vides.

Souvent les vers allant à l'aventure sur la claie, se portent tous vers un endroit; on les force à se disperser également, en jelant quelques feuilles fraîchement cueillies sur les places non occupées, en remplissant les clairières. On appelle ainsi les parties des claies où l'on a manqué tic mettre des feuilles.

I lC DE LA PREMIERE MUÇ

' II faut aussi ne pas oublier de les égaliser : les vers inégaux, amalgames avec le reste de l'éducation , donnent beaucoup de pejne , et s pu vent soiit cause de bien des désordres. Rôsiçr propose un moyen qui nous paraît dévôir*etre suivi : c'est celui de donner prenarieremeptâ manger aux derniers , et de leur faire la dosp des* repas un peu plus forte. Si à cola ? on fait vivre cette espèce de ver nain, dans uno te/npératqre^unpeujplus élevée, il acquiert bientôt urt dfegré de croissance égal à CeHii' de ses aînés. II faut observer que la séparation des levées qui^se fait lors de l'éclosion , rend ce moyen facile; On dit aussi qu'en, plaçant les vers qui Sont cclos les derniers, dans la partie supérieure de l'atelier , on obtient les • racQies résultats. La vertu Ascendante du calorique , nous porte à croire qu*e le îiaut de la'magnanicrc est plus clraud que le bais f mais c'est aussi l'endroit où. l'air e^t le plus roéphitisé et le plus impur, puisque toutes Jes exhalaisons s'y réunissent, et cette raison nous oblige de rejeter cette métKodç: . :t v \ JDâns.'Ie' second âge, il meurt beaucoup moins,dc vers que dans le premier et dans les Agés suivans ; mars la menuaillc (Sauvages dopnc ce nom aux. vers qui n'oat pas atteint le degré naturel de croissance ) ? est souvent

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attaquée d'une maladie cruelle, qui frappe de mort tous les vers qui en sont atteints. C'est une espèce de marasme qui les dessèche peii à peu, et les fait mourir de consomption.

On appelle les vers malades , les passis, terme patois qui veut dire flétris; ils sont eflilés, . njaigres, rappetissés, ils abandotinent leurs feuilles, etcôurent çà ctlà sur la claie. Souvent celte maladie ne se développe avec toute son intensité qu'au troisième âge, on la dit occasionnée par le manque de soin du magnanicr , lorsque par un froid subitement survenu, il a poussé trop brusquement la chaleur.

Sauvages considère comme un mauvais signe, lorsqu'après la première mue il setrouve beaucoup de menuaille; if dit qu'une partie de ces vers caducs périssent pendant l'éducation. Ainsi, lorsque^dans une chambrée' il se trouve beaucoup de menuaille au second âge, et qu'on rencoulre parmi elle beaucoup de passis el de rouges, oïi doit l'abandonner afin de conserver sa feuille et son temps.

D'après ce que nous venons de dire, il doit paraître rigoureusement démontré que les vers du second âge, quoique n'ayant, pas ea- , corc une grande croissance , doivent âtre placés plus spacieusement, mais rcsfer dans * la chambre a étuve; qu'il faut les éclaircir , les égaliser, les châtrer et les déliter petit à

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