‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 22 sur 43 · DE LÀ PREMIERE MUE · texte numérisé non relu

DE LÀ PREMIERE MUE

soin dans "leur premier âge d'une chaleur soutenue, de la nourriture tendre ctnouvèlle, et de la .propreté. ' • , •

Un-chef magnanier qui entend bien sa partiç* satisfait facilement à ces premiers besoins dé l'insecte qu'il élève. Ce n'est pas encore que les peiçes et la fatigue le tournjentént , ' il n'a besoin , pour arriver à la Seconde mue, que de soins et de précaution. » * !

PERIODE

Qui comprend dqjjuis là fin de la première - nnce jusqu'à la jin de la seconde.

SECÔM) AGE.

Nous avons laissé les. vers muans et dans une. espèce de somnolence léthargique. Cet état ,'qni se renouvelle à la fin de touà les âges; n'a rien d'alarmant : c'est la nature' (Jui a youi\i marquer par des particularités les diversupériodes de la vie de l'insecte.

♦ A LA SECONDE.. 1 l3

Il y a- eu pendant cet intervalle de renos fe'rie à la magnanière ; mais l'heure du réveil est arrivée. Lfcs vers , dépouilles de leur étroite enveloppe, reprennent l'usage de leurs facultés organiques; et ce second degré d'existence demande de nouveaux soins.

Au sortir de la mue , leur museau est d'un gris clair j il devient peu à peu noir , et reste dans cet état jusqu'à la prochaine métamorphose. Leur peau est garnie de poils noirs , qui lui donnent une apparence tigrée. Trois jours après,, il se développe sur" leur dos dcùr demi -cercles, rangés l'un à côté de l'autre, en forme de parenthèses.

On voit, que leur mue a été bonne : d'abord lorsqu'elle a été rapide, et que les insectes en sont sortis plus forts et plus vigoureux; ensuite lorsqu'on les voit se j'etet* avec un appétit vorace sur la feuille qu'on leur présente, et qu'ils s'agitent avec vivacité, si on leur souffle légèrement sur le dos. On peut juger de leur prospérité future s'ils sont tous égaux et gros au moins de quatre lignes, si leur couleur est plus saillante et d'un gris perle, si lfcur appétit est plus fort et plus prononcé. Ils doivent manger, dans le cours de cet âge, vingt-une livres de feuilles, qu'on leur distribue en trois où quatre repas par jour, à des distances égales , ou mieux

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lorsqu'il ne reste que les nervures des feuilles dcjk données. . a

Au fur et à mesuré qu'ils sortent de là mue.erlôrsqueles deux tiers au moins en sont débarrasses , on leur donne de la feuille tendre et nouvelle , coupée par petits morceaux, et cueillie deux fois par jour. On oonseiHe de prendre cilles deç mûriers sauvageons, que Ton trçruve dans les pépinières.

Cêk pourrait sefaire si les pépinières étaient assez nombreuses dans les pays à éducation, et ' si les* pépiniéristes vbulaient permettre qu'on, effeuillât leurs jeunes arbres. Mais , comme cela ne peut et ne doit pas être, il fajut passer outre , et donner de la feuillé la plus tendre et la plus fraîche possible.

Si on les ? laissas. passer leur premier âge sans les déjiter , il faut le faire au plus tôt et petit à petit. Comme la litière n'est point encore bien épaisse dans les grandes éducations , on se contente de la châtrer; cë qui sefait^.n soulevant avec précaution la couche supérieure shr laquelle se. trouvent les vers, et jetant l'autre hôrs du clayon. Lorsque V on a uri clayon de supplément, l'ope'ration se fait plus facilement : on enlève lés vers avec toute là feuilte du clayon qu'ils occupant , pour les mettre dans celui qui est vide; on nétoic la table et le clayon dégarnis, sur

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