‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 25 sur 43 · TROISIEME AGE · texte numérisé non relu

TROISIEME AGE

'Apres trente-six heures d'un pénible sommeil /lès vers sont entrés dans leur troisième

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âge, ayant de 6 à 7 lignes de lougueûr, un museau gris, et une peau de couleur bai clair.

• Les signes caractéristiques de cette période de vie, sont : une couleur blanchâtre que prennent les vers au fur et à mesure qu'ils vieillissent; un appétit plus prononcé; un bruit pareil à une petite averse, produit par le mouvement deleurs pattes; enfin, Rosier assure que l'on peut connaître ceux qui feront des cocons blancs , ou des cocons jaunes.

Ceux qui auront des pattes blanches , dit-il , feront des cocons blancs, et ceux qui les auront jaunes, feront leurs cocons dé même couleur. • v

A cet âge, les vers mangent beaucoup,* et grossissent à proportion. Geirç: produits par une once de graine, consomment soixante-dix livres de feuille, distribuées, chaque jour en quatre repas, que l'on donne de six heures en six heures , il faut encore la leur donner tendre, et la coi per par petits morceaux; ils occuperont alors soixante pieds cariés. '

Les soins qu'exigent les vers de cet âge, son t les mêmes que ceux des âges précédensmais il faut les établir dans la maguanièrè' sur des claies , châtrer leur litière , et la, changer totalement au moins une fois, dans l'intervalle des deux mues, les éclaircir et les égaliser de la manière que nous l'avons

J20> DE LA SECONDE MUE v

indique j déjà, la propreté devient de plus ça plus nécessaire, ainsi que les moyens dont on fait usage pour renouveler l'air ambiant.

Quelques auteurs recommandent de soutenir encore dans les premiers jours du troisième âge , la chaleur de l'atelier au dix-neuvième degré, je pense que celle de dix-^sept degrés suffit: les .vers à celte époque, ont acquis de Ja force et de la vivacité; une trop grande chaleur loin de soutenir leur énergie l'affaiblirait, et l'on sait qu'aucune fonction animale ne se fait bien, lorsque fc système organique est frappé d'atonie. Je suis de ceux qui pensent que l'air est plus favorable aupc'vers que la chaleur: de ce que ces insectes <sont '.originaires des régions chaudes de l'Asie, je ne tire pas la conséquence qu'ils doivent se plaire datas une atmosphère brûlante; si la chaleur est forte en Chine, dans l'Indoustah et dans l'Asie mineure, l'air y est aussi plus pur, plus flexible, plus m obile; les vents du nord et de Test balayent continuellement le raéphitisme qui s'exhale de la terre, et cette chaleur- ardente que donne le beau soleil des contrées orientales, pst toujours plus douce, plus saine, plus tolérable que la chaleuî artificielle de nos foyers et de iios poêles.

Si l'on compare tous ces avantages avec

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