‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 26 sur 43 · A LA TROISIEME · texte numérisé non relu

A LA TROISIEME

.ceux de nos pays k éducation , on trouvera facilement la cause qui fait que les vers à soie vivent et prospèrent sous une latitude élevée, tandis qu'ils meurent souvent d'inanition et de marasme , sous une température apprêtée, ou dans une atmosphère tantôt hunçiidé et froide, tantôt sèche et brûlante , telle enfin que se trouve communément celle des pays tempérés de l'Europe. - j f

Toutes ces raisons me forcent d'iinprouver le mode des éducations hâtives; car je ne pense pas qu'en provoquant la croissance des vers a soie par des moyens extrêmes, on puisse atteindre -le but de la nature, et même celui de l'att. D'abord la chaleur est nécessaire; mais la chaleur mal distribuée ou trop forte, est la causc-dc tous les^ccidens qui arrivent à une éducation. Dans le premier cas , elle arrête le ver dans sa croissance , soit en viciant ses organes digestifs, soit en diminuant" ou augmentant l'action lente et graduée de ses fonctions vitales. Dans le second , elle rompt l'équilibre des forces organiques; en les exaltant, elle les affaiblit et les frappe de nullité. On a voulu chercher ailleurs la cause des maladies des . vefs à spie, on a eu tort; la nature et l'expérience sont là pour combattre contre tout esprit de système, qui viendrait substituer

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des hypothèses à des faits avérés.D'où viennent lcs passis, les brûles, la menuaiïle, les ronges, les gras, les muscardins, les dragées ? Jl ne faut pas de grandes dbserva^oiîs , pour se .convaincre que c'est la çhalear au» les a produits, et, la preuve : c ? est que la couvée peut être retardée sans qu'il en résidté aucun accident; mais iU'enest pas ainsi, lorsqu'on cherche à la hâter, les'âges peuvent traîner eu loBgueuç, et la récolte être excellente; mais si lâ cha leur accélère leur marche, il faut tou- ]our$ s'arttendre à dçs pertes plus ou moins considérables. »'

Les cultivateurs du Dauphiné et des Cévenncs-, ainsi que ceux du Bas-Languedoc et de la Pro^nce* ne poussent les vers à la croissance que lorsque la saison du printemps est précoce : alors le progrès de la feuille a crainte., des chaleurs étouffantes de juin les obligent à faire/ainsi , et on.ne n'eut que les applaudir de saisir le seul moyen raisonnable pou*; sauVer leur récolte; maïs dans Ies.saison5 ôrdinairës, ils ne précipitent rien, Us laissant suivre aux vers leurs dispositions naturelles, çtils s'«n trouvent bien. ■

Un pense généralement que les quatre premiers a i5 e « peuvent être hâtés sans incouveuieut, et l'on admet qu'il faut laisser eèhii de la grande frèze à son cours ordi-

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