‹ Manuel pour l'éducation des vers a soie et la culture du murier, méthode simple et facile de conduire ces insectesChapitre 30 sur 43 · QUATRIEME AGE · texte numérisé non relu

QUATRIEME AGE

Plus le ver approche du terme de sa vie , plus, sa .voracité' de'veloppe; maison ' s'aperçoit que ;ce besoin naturel, qui devient avec l'âge si impérieux et si puissant ; ^st tout au profit de l'insecte, car plus il mange, plûs sa croissance' est, rapide* Nous( avons v>u t les yers provenus d'une once de graine maqger sept livres de feuille au premier âge y ïiogt-une au second , et soixante et dix au troisième ; dans celui- ci ils vont en xie'vorcr dans /espace de sept à Luit jours deux cent huit livres;. mais aussi ils avaient six lignes dans Tâgé précèdent, et maintenant ils en ont douze, et ils en aujront vingt-deux lorsqu'ils commenceront lèur cinquième époque de croissance.

* A LA. QUATRIEME. Il~

-Lever du quatrième âge , sorti de sa mue, a une couleur d'ùn bai plus fonce qtfe celle de la ijiue précédente; mais elle s'éclaircit et devient blanche deux jours après. Je pense que cette couleur particulière qui marque le passage d'un âge à l'autre, et qui n'est rien moins que constante*, est duc aux labôrieu^ efforts que l'insecte est obligé de faire pour se dépouiller , efforts qui, pour être insensibles , n'en sont pas moins pénibles et dou-v lourcux. Si cela n'était pas ainsi , la couleur ne disparaîtrait pas lorsque le veràsoie prend, avec un nouveau degré de vie la vigueur et l'appétit pour reparaître de nouveau à chaque crise périodique. Quoi qu'il en soit , à cet âge on doit espacer lés vers de manière à ce qu'ils soient bien au large ; les uns ont déterminé à quatre fois le diamètre de leur corps l'espace que l'on,doit leur laisser pour agir , les autres dontient soixante pieds carrés aux vers provenus d'un, once de graine. En théorie , ces espèces de règles que le calcul k éta* blies , peuvent s'entendre, et s'apprécier j mais dans la pratique elles sont trop Vagues , trop indéterminées. L'éducateur sait que plus les vers grossissent f plus ils doivent êtré espacés. Il ne mesure p^s , il conçoit les distances, et comme lorsqu'il Sait, son métier , dans le plus ou le moins il ne va jamais

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à l'extrême y il est toujours sur de ne jamais se tromper. On- doit donc espacer les vers dans lès proportions convenables à leur croissance et félon le besoin toujours plus pressant qu'ils ont de remuer et de se mouvoir; ou les espace en transportant les vers d'une claie où ils sont trop presses, dans une autre qui est vide et sur laquelle,, on a préalablement mis une bonne couche de feuiîla fraîchement rcueillie. Il n'est guère besoin de faine leur part de terrain , ils savent la prendre avec plus de justesse que nous pourrions le faire nous-mêmes. Ordinairement les tnaÇnaniers prennent les vers en masse pour les transporter .; ils en usent ainsi pour changer leur litière, et les placent poignée par poignée sur les claies nouvellement préparées , les vers ne tardent pas à se répandre daus leur nouveau domkilc , et à moins qu'il n'y ait des clairières ou des coins vides de feuilles ? on les voit bientôt repartis dans des espaces égaux.

La litière à cette époque doit être changée le ''plus souvent possible , chaque jour en partie , et tous les s deux jours entièrement; alors eÙe est plus épaisse , plus compacte , -plus chargée çl'excréitfens^ et par conséquent plus fétide. : Bon-scu!ement il faut la renouyelçr. , mais il faut faire cette opération

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