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avec clic la pulpe et la mauvaise graine. On fait subir à celle qui reste dans le vase plu-' sieurs lotions, et lorsqu'elle est entièrement dépouillée de sa pulpe, on la conserve ainsi que nous venons de le dire. L'un et l'autre de ces procédés étantbons,t)n peutégalement les suivre. ♦ 'Pour ensemencer la graine séchée avec la ' pulpe, on doit préalablement la froisser N avec les mains , et ensuite la laver. On fait les semis de mûrier après la récolte de la graine, dans le midi l ex sur la lin de l'hiver partout ailleurs. La saison et le climat doivent. fixer le temps de la semaille. Un terrain léger, ni trop sec ni trop humide, et amendé par de nombreux labours, est celui qui convient pour faire les semis. Sur une planche. d'un pareil terrain, plus longue que large > bien travaillée, bien unie, ou trace de petites raies de deux pouces de profondeur et distantes enlr'elles de liait à dix pouces; on y répand la graine sans en déterminer le nombre (il vaut mieux en mettre plus que moins ) ; et on la recouvre aussitôt après d'une couche légère , de terre. Pour conserver, entretenir et faire prospérer les semis y il faut les couvrir d'un peu de crottin de cheval, les sarcler souvent, les arroser de temps en temps, quand la terre est sèche ,
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etsiirtûut renouveler parfois là' surface du sol par des labomp- faits avec précaution. Lofs- (]i!C les jeunes" plants, appelés poùrrctîcs, son' sortis de terre, <iu enlève ceux qui n'olïrei! pas une belle apparéncc N de Végétation. On eclaircit te semis s'il est trop épais* on laisse seulement un pouce et demi à deux ptwres entre chaque piàut, et avec les précçiulioùs déjà indiquées; on les laisse ainsi végéter deux années., y compris celle qui court* On replante la pourrette en pépinière sur la fin de novembre de la seconde année. II faut pour cela , d'après Rosier, ou'ellc ^il au collet de la racine le calibre d'une plume écrire. Tout<? dimension au - dessous ofli e un plant herbacé et trop faible, susrcplib'*' de donner des sujets caducs et de médiocre venue. La terre de la pépinière doit êfrt dte même qualité que celle du semis; et les soins que l'on doit porter aux jeunes phmts repiqués ne doivent point YÀTifeY. Arroser, sarcler, labourer , arracher les bourgeons qui pousseut autour du tronc, tailler la tige la plus faible des arbres qui en donnent plusieurs, receper à fleur de terre ceux' qui sont grêles ou mal venus. A la seconde année, supprimer les branches inférieures delà tige, à un. pied d'élévation , sépare! les pourreltes qui aie sont . point assez, foi les pour être
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gkiFées dan§ le cours de l'année. Dans une planche d'une longueur proportionnée à la quantité de plants que Tondent repiquer, ou dqns des rayons de trois pieds de distance, que Ton a préalablement bien travailles, faites votre transplantation, et espacez vos plants à deux pieds les uns des autres. Quelques auteurs disent qu'en arrachant la pourreltë avec la bêche, on risque d'endommager les racines et le chevelp , que le point essentiel pour que les plants prospèrent dans les pépinières , c'est de laisser leurs parties radicales dans leur intégrité. Je crois aussi que, plus on prend de soin pour arracher les jeunes arbres, et plus on conserve leurs racines, mieux ils doivent végéter; car je ne peux pas présumer que la nature ait rien fait d'inutile. On dit aussi que le mode employé pour repiquer les arbres est vicieux , qu'au Jieu de faire un trou avec une cheville , et d'y placer le jeune plant, il vaudrait mieux remuer la terre , creuser à quelques pouces de profondeur, un large trou, et disposer les jeunes racines dans les directions les plus naturelles, aûn qu'elles ne trouvent point d'obstacles a leur développement. Toutes ces faisons me paraissent justes ; et il serait à désirer que les cultivateurs voulussent les méditer, afin qu'on n'eut à l'avenir qu'une
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bonne manière de faire dans la plus importante de tontes les parties de l'agriculture ; car c'est des soins que Fon donne aux jeunes arbres que dépend leur prospérité future.
Les plants produits des semis de l'automne peuvent être greffés au printemps, et ceux provenus des semis de mars ou d'avril, peuvent l'être à la fin de Tété ou au commencement du printemps de l'année suivante. On greffe les mûriers à Fécusson et en fliïte: la greffe cYl'écusson s'opère au bas de la tige de l'année ; à six pouces au-dessus du sol\ suides plants qui ont à cette partie six lignes cfc diamètre. On greffe en flûle les arbres déjà vieux restés dans les pépinières. Une greffe de l'année doit atoir de six à sept piedfc ; dans le cas contraire on la recèpe avant la pousse de Tannée suivante. Rosier de qui nous avons emprunté ce passage, préconise lusagfc de la greffe. Il dit que c'est l'unique moyen d'ennoblir les espèces , et de conserver les bonnes, et cette transmutation d'une espèce à une autre, est à ses yeux une chose admirable : quelque respect que j'aie pour l'autorité d'un homme estimable dont les oifvragcs ont rendu de si grands Services à l'agriculture , je ne partage point son sentiment , et je m'étonne même que lui qui voulait que l'on imitât en tout la nature , veuille
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s^c^rhîifdn précepte tjuUl donne sur un sujet ausçi important Cependant*)! était tout simple -de supposer qu'en ~ forçant les racines nçdçricièws ^'alimenter une to^te autre espècè 4 , ^ r l )re 9 ue çellê-pourlaquellé elles <ont été créées, on cpntrarjaiijes intentions de la nature , on changeait ses dispositions , et quelque flatteurs , quelque séduisans , que fussent les accidens , ou si Ton aiiiie mieux, les avantages qui pouvaient en résulter , il était
ii résomptueux et téméraire . de penser qu'ils 'emporteraient .sur ceux de la tige primitive^ puisquec'etait prétendre en savoir plus que la .puissance créatrice qui distribue si sagement , et.d'yne manière si constante, à tous {es êtres organiques des qualités et .une portion d'existence analogue à leur espèce j . qr> qtiels sont les effets àe la greffe? De don- 1 ner à l'arbre une vigueur factice qui précipite sa crpisfca\ce et le terme de sa vie , de lui prêter un port avantageux et d'accroître ses produits aux dépens de ses qualités et de cette ïonjê lente tt progressive de végétation qui le pojrte a des siècles d'existepce. v Ést-ce donc bictr avantageux pour un cultivateur qui a soigné scrupuleusement pendant sept à huit ans ses taûriers,de les voir périr au bout de vingt ou de vingt-cinq, ans? Cette feuille qui les couvre , tonte belle , toute nom-
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brcusc qu'elle est, peut-elle jamais balancer les "avantages de la petite feuille du sauvageon qui réunit trois qualités essentielles , reconnues par d'habiles cultivateurs; savpir:
celle de rendre les vers moins sujets aux maladies , celle de leur procurer un aliment plus nutritif, et celle enfin de lui fournir un cinquième de soie de plus , sans compter que cette soie est toujours plus belle et plus solide ( i) que les autres?
Ontrouve encore, au rapportée tyl. Faujas dè St--Fond, aux environs de Montolimarî , des mûriers qui datentr.de la première planta tion quifut faitecnFrance;ces libres ont donc voeu, plus de trois siècles , c'est-à-dire , douze fois plus qu'un mûrier greffe. Comparez les avantages, et jugez. Mâis pourquoi grc/fèrle mûricr, dira-t-oç , par une raison qui fait qu'on le greffera toujours tant qu'où fera de (jet arbre un sujet de commerce et de spéculation ? La greffe fait pousser l'arbre plus vite, et donne des sujets d'une belle vehue.
Cela est avantageux pour le vendeur , ci se* duisant pour l'acheteur; le premier y trouve son compte , le fécond sa satisfaction : que faut-il de plus pour qu'une chose prospère dans ce monde ?
i j v.im z l'Guyrdge «le Mf. Ie-ct>mtë Dacfdcflo, sur les vers à si^ic , et celui de 31. D.ivaurc , sur la greffe.
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Enfin l'arbre greffé , le sauvageoa doivent être replantes à demeure, le premier après trois ans, le second api v cs cinq. À Oct, effet, on établit des fosses de six pieds carres, et de deux pieds et demi de profondeur; on a soin de les ouvrir en été' pour planter en février ou en mars. La transplantation doit Se faire dans le même ordre , » et avec le même soin que la mise en pé- i pinière. Labourez la terre, Tari osez, la sarclez , et renouvelez souvent sa surface dans les premières années* Ne prenez point des arbres vieillis dans les pépinières , ni de ceux qui présentent quelque difformité, ou qui n'ont qu'une faible vigueur; ne coupez point les grosses racines , ne vous précipitez ■ pas d'enlever ia terre qui tes entoure, plantez le plus tôt que vous pourrez, des que vos arbres seront sortis de terre , et ne les exposez pointau soleil ni au vent.. Si vous êtes obligés de les garder plusieurs jours , on enveloppe alors leur racine avec de la paille, et on place les arbres dans un endroit frais* On reconnaît un arbre délaissé dans la pépinière , à son écorce grisâjrc , chargée d'ecaillcs d'un vert jaune. On doit entretenir l'arbre àr demeure par quelques labours (i), *
(i) Boniiafo-us. Là première année on laisse 'es bout-
par des arrosemens , si la saison esj chaitde et non pluvieuse, et par des sarclages si elle est trop buinide ; il ne faut l'effeuiller que lorsqu'il a pris une certaine consistance. On conseille de ne le fafre qu'après la cinquième année de la transplantation ) il n'est point naturel d'efieûiller les arbres, c'est une opération que l'on fait toujours au détriment de leur prospérité'. Quoique le mûrier se montre docile aux volontés de l'homme , et qu'il se soumette à l'énorjne tribut qu'il lui impose , je ne crois pas que. le dépouillement annuel soit bien avantageux pour l'arbre, et même pour le propriétaire. Cette question a été décidée différemment- par les écrivains agronomes qui ont traité de la culture de cet arbre ; le plus grand nombre est de l'avis de lui laisser un an de repos , et de ne l'effeuiller qu'alternativement d'une année à l'autre : je me range du côté du plus grand nombre , car lorsque pour satisfaire nos besoins il faut contrarier les intentions de la nature , il est juste de ne le faire que le
;cun?; en mars de Ja seconde un bon labour nu pied; on rabat à une longueur moyenne les jets de la première année; on supprime les pousses faibles, et on conserve les vigoureuses ; on enlève lc.^ pousses qui se dirigent vers le centre de -l'arbre.