DU CHOIX DÇS COCONS
Dis-Oimt à vjngt jours après ledfcombyies
en sortent, on l? s transporte aussitôt sur u»e table bien unie, sur laquelle on a étendu «n ^ux xnorceau /etofle: On les accouple
inale a cote de là femelle.; il, ne tardent pas a* unir. ' • ', • 1
Au bout.de six à sept heures d'accouplement on les sépare s'ils ne le sont pas, en lesprehant délicatement par le bout des ailes et ., à v moins de.nécessiié,on ne fait plus resservir le mâle. • F
Quelques heures après la femelle dû bom bycepond Ses .œufs avec beaucoup d'actif ite. .Lorsqu'on voit qu'elle est -épuisée et que 1 opération, est.fînie, on n'attend' pas quelle ant rend», une. eau limpide et iaunatre qu'elle tient çn réservoir, et qui tacherait tous les œùfs , on la jette g^x poules.
Les œufs sont.détach?s âu bout d'un certain temps, et conservés de la manière que
nous lavons expliqué au chapitre de la ' çouvee, r
D ETOUFFER LES* CfcCONS. l53
DE IjÉ MANIÈRE
b'étouiter les cocons. *
Je crois, avec Rosier, que si Ton pouvait filer les cocfcns aussitôt qu'on fes aderaMés, le dévidacf s'en ferait iaieux,, et la soie $e- . rait plus pelle èt plus flexible; mafe les frais pour l'appareil du tirage et .là -trop pé.tité quantité de coeons^qoe chaque particulier récolte rendant la chose impossible 7 , on*est obligé de les étouffer pour en attendre la vente. /Sans cela les hoœbyces les perceraient; et ils ^'auraient plt» de valeur-
Les expériences de Rëauraur ayant appris ' que la chrysalide a besoin d'air, étiquette respiiA dans son enveloppe soyeuse, on, a fait usage, pour étouffer les cocqns,' desub's- . tances fortes,, de gaz non respirablcs , t«ls xpiele camphré, fe gaz acide sulfureux,^.
Mais ces ^procédés étant trop eau teux , qù d'une trop difficile exécution; on a préfébé l'action pure et simple du caloriq^ie* \; .
1 54 'MÀNli&Ê^D'ETO.UFFJift
Soixante-quinze degrés de chaleur suffisent pour atteindre fe ftût ^u^o^ -se propose; qui est -eejiuàe f^ire mourir Jaelicysalicte. On étouffe Jes cocons^ soit au : fouï\,4oit pat- l'action des rayond splatfes , soit enfin par des apparais faits exprès.- •
. Le prôccdé du four est sujet à de graves inconveniens, tejs que ceu* d'altérer, ia soie et de rider le cocon-. Cependant c'est celui qtff est le plus généralement suivi par lès gens* de la campagrçe^ It consiste à placer daris un four , tout aussitôt que le pain en a été tiré , des, cçfrbeilles ou ^cs tiroirs de tnâfçonnçrie, sur lçs^uelâ on a étalé dçs ooéons, par Couche? de cinq à six pouces , recouverts :dë vieux linge* Une. heuré suffit pour Fopératîon.
Le procédé par les feu* du soleil est aussi commode, et n'entraîne avec lui aucun accident. On étend en plein diivsur un drap, des cocons par cofichès légères ; on les lâissextrois ou quatre heures de la journée au soleil, forsefue ses rayons fràppeiA direc- -tèinpnt. Quatre jours suffisent pour étouffer J*|chry5alide. Ou étouffe ^ncorp les cocons apbip-maric : on suspend un vaisseau elos , Rempli de cocons ^ dàus l'eau bouillante.
Une -demi - heure suffit pour rétouffement,
M". Domb.res d'Alais a inventé, pour étouffer
» LES COCONS. » î 55
ics cocons , un appareil dont la description se trouve^lans les notices des travaux, de l'académie du Gard pour l'année' 1808. Cet appareil, compose decé^ssçs de cuivre formant dans une armoiVe les supports de yiroirs à fond de canevas, est très - utile , surtout pout les grandes fabrique^. Dans une heure on peut en.étouffer deux cents ki* logrammos : mais l'acquisition ea est coûteuse; et les petits propriétaires ne se soucient point 'd'en faire la dépense.
v De tous les procédés décrits parles auteurs agronomes*, on doit préférer celui qui s'opère par les rayons du ^Qleil , lorsque le temps est propice , ou bien celui du bainmarie. • .