DES MALADIES
- DES VEBS A ' SOIE.
Les maladies des insectes cominè celles de tous les ailimaux qui ne sont point soumis à rc&clavagç domestique , ne sont que des ac~
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' cidensque les tir constances. font naître el que la nature prend soin de-répary. c
Le defaot d'équilibre, la faihlessë.des organje^, la dissolud^i des Jiu*nertrs , tout ce qqi tend à arrêter Ja^urculation : de la x)e dans l'individu , n'a souvent pour cause que les fréquentes, m y tétions "que la civilisation fait éprouve* à Tet4.de nature. Unlion ne mourra jamais de langueur ou âe dégoût dans les fp^ts de ('.Afriqiië, ~et le ver à soie surTes murîërs qui croissent sp ontanéraeiit dans leS Indes , ne s'y verra jpas surpris par Ja grasseiie, ou par quelques* unes.de ces infii mués locales qui désolent, nos .éducations. : * • ,
Il'fr'y a dbnfc rien de plus in^usleet de plus absurde que d'accuser la divine Providence de nous avoir fôit naître pour souffrir, puis- que sa inAÎn. puissante, a jeté sur la terre toutes les , espèces vivantes avec les perfections physiques nécessaires à leur conservation. • • v' ' . / ' 1
Puisque Tes maladies n'ont point leur type dans^ la . nature des êtres , il serait sage d'en chercher les caiisesdahs les altérations (jneles espècés primitives ont/éprouv&s, peut-être que dans le mélange des racées , dans leprs transplantations continuelles', dans la nécessita de se plier à des influées étrangères ,
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• tromperions - nôjis ccft^' source /îhorbi fi que que les poètes de . l'antiquité nous ont peinte . sous les tçaits de la plus piquante allégorie, . ê* * \ • * . *■ * \* r
Je ne veux ricu^prouver ni rien combattre , y ose une question.- Les yers à 'soie* % abandpnnés à une, éducation naturelle^ sont- , ils sujets 'à être brûlas, grds ou muaca'rcfins? En vain jç consul les ailleurs agronômçs'et • les historiens qui ont e^rit sur .<Iés Indes orientales', ils gardent- tous le silence, mais la nature répond. pour eux ."non 9 dit'-elle r rien de ce qui sof\ dçt me& mains avec un principe de vie-,, n'est ^ujet à a % ucbne mala^-' die, car l'œuvre de la création porte avec * elle l'harmonie et la perfection. % '
Ainswfes- maladies des vers à soie naissent du m prie*- plus oit metns inipaVfait que nous employons' -pour tes élever ; et coufime ndiîs * nesomiçes pas si savans que la nature , dans les maux qui sont irptre ouvrage 9 nous' ûc ; sommes pas aussi^si habiles à les réparer.
- Les rouges', les brûlés, les .passis., 5Ônt des vers qui ont souffert soit € l'époque de Vin- •
• cubation, soit après, l'éolôsion. Surpris datis . le premier jet die leur croissance /ôu par une trop forte chaleur , oiv^par un trop grand - Trpid , ils sont engourdis , làpgûissans ; ils se dessèchent et tombent clans le paràsmê.-Les
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.rouges sont ainsi appelés à cause de leur peau . qui prend une teinte rougeatre, laquelle blatft chitaiiK approches dit terme fataJ. Lcspassis et les'^rûlés, que Pon appelle aussi arpions ou ai*pians , ont une peau, un peu jaune ; les , futceSjsé distinguent par leur forint qui est ; plus grêle et plus effilée , et par leur petitesse. • ' # Ils ûe meurent pas tous-dans les premières
* mues , quelques uits arrivent jusqu'à la montée , et font même 'des cocons ; mais ils sont , faibles , "perf soyeux , et ne sont d aucune valeur. Lorsqu'une couvée est infectée de
• cette race racbîtique , le meilleur est de Pa- 'bandonner et de se procurer d'autre graine.
La grasserie est une maladie qui attaque . J
• les vers du troisième âge. On n'est pas d'ac- y
# . côrd sur, les causes qui la font naître. Sa u- j - vages prétend que la feuille mouillée par les j
* eau* de la pluie , celle de # s jeuile$ mûriers , qui est fibreuse et amère , engendre la grasserie. Rosier l'attribue à l'insalubrité de l'air,Nysten à la feuille du mûrier <PEs pagne: 1 quoi qu'il en soit , le ver attaqué a la tete en- • fiée , la peau luisante , les anneaux gonflés, le bord des stigmates j^une ; l'insecte rend • ' une eau jaunâtre par la touche. Ceux qui
. sont atta(jués de cette maladie meurent en : partie dans la crise de la mue qui précède le i\ troisième âgt, lès aûtreS atteignent quelque-
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fois jusqu'à la montée, mais, ne coçonncnt p|<;. Ainsi tout ver attaque de la grasseie,' doit être jeté hqrs de l'atelier." On a [facile lu/ettes ou clairettes les vçrs qui,. après la quatrième mue, deviennent transparens , et sont couffe et gros ;*leur couleur d'aberd»
d'Un rouge clair devient ensuite d'un blanQ sale ; c'est encore un ver inutilodont il faut . se débarrasser. La nnis^rdiue est une ma- 1 ladie cruelle qui attaque le ver du cinquième âge , elle a pour causç ou la touffe, ou un air corromjfci et lourd. • • ♦
Les dragées sont des vers repfcrméS dans leur cocon , qui n'ont pu opérer leur métamorphose. Eu général , les» maladies des vers à soitf naissent de trois causes , savoir : l'inégalité de la température, l'insalubrité de l'air ambiant , c£ l'ignorance de la part du magnanier sur les modes les plus favorables pouD faire une cdud&tion. 1 *
. AlAGÉ ET DÉVISAGE ,
Lç dîfcïdage de. fa soie en cocon est une
ô'pe'ratfbn mécanique au irfoyen de lamelle on^derôuje, pour mettre en é^ev^eaux, le (il deipiegui formait les couches circulaires des cocons. :( To/. la fig. 'i T %) - ;
Pour être.faite avec avantage, cette opération dfeman3e dç l'adresse , de la vivacité et yûe longue habitude'. Une dévideuse et un tourneur habiles, peuvent, filer trois livres de soie çn un joitt, ' : *\ ' Avant de sbume^ré les çpconsau tirage , *on les dépouille de toute leur bourre, et on sépare de ceux qui sont beaux et bien#offës, le* 'faibles et les Roubles, que Ton réserve pour faire lé fleuret. , >
" I/eair fraîche n'a pas assèz d'action surle cocon pour le ramollir convenablement , et séparer son fil , collé sur. lui-même , par Pingénieusè adresse de l'insecte. On a recours à •l^ai^chaude pour en venir h boût , et le plus
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grand art de la dévideusc , c'est celui de savoir le -degré' de chaleur qu'il faut donner à cette eau pour dévider facilement et sans perte : car si l'eau est trop froide, le fil, se rompt à ^out instant ; et si elle est trop chaude . il se ramollit trop , et perd de son lustre ( 1). é
Pius le cocon est beau et fort, plus il faut que l'eau soit chaude. Dans les différens endroits où j'ai vu faire le tirage, les fileuses avaient le soin delà tenir presque bouillante. Pour dévider la soie en cocons , on se sert d'une roue de différentes dimensions, montée sur un châssis soutenu par quatre pieds et d'une hauteuç proportionnée à l'appareil filatoire. Aù-devant de ce déviloir , se trouve un fourneau élevé de deux pieds et demi à trois pieds de sa base, et dans lequel se trouve
(1) Le degré de ^chaleur convenable à l'eau pour le tirage de la spie , n'e'tanf pas facile a déterminer lorsqu'on opère par l'action- immédiate du colorique , ML <le Gensouls* a imagine! un appareil qui remédie à^Jous le» inconvéniens de l'ancienne méthode* et facilite le tirage sans altérer la qualité des soies. C'est une espèce de bain à vapeur, au moyen dutruel on donne à l'eau de la bassine le degré de chaleur nécessaire au dévidage des coqons. Le procédé *lc M. de Gensouls se propage déjà dans le midi de la France et dans Te 'J'iéniont , et je ])cuse que ses* avantages le feront adopter dans tous les ])ays ; à édueatious.
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implantée une bassine de cuivré, de quinze à dix-huit pQuces de diamètre et'dc six pouces [ de profondeur.
Si nous Voulions décrire ici tôus les tours ! que Ton a inventés dèpuis r«intro(tyction des vers à soie en Europe , % il nous faudrait faire un volume : telle n'est pas notre inten- .
lion. Nous dyrorçs seulement que de tous les appareils de dévidage connus jusqu'à nos jours , on préfêre'encore celui du Piémont ; et c'est aussi celui dont on se sert dans tout Le midi (r). On peut voir cet apupreil, avec 'toutes les notes explicatives , dans'Tiïncyclopédie méthddique (section Manufacture). - , Ainsi , pour se faire une idée du tirage dé
(i) Les» griffes ou verges de fer du tour à tirer la soie, sont attachées à un va-et-vient, datîtîa constante et variable mobilité fait que la soie 5e croise et l'empêche de se, -porter .sur Je même point du dévidoir. S'il en était autrement ? les Û\s sortant {le la bassine toirt mollasses et^luâris se colleraient entre eux. Malgré £cla dans les tours .ordinaires cet inconvénient n'est point vaincu', et les révolutions trop fréquentes de la roue occasionnent .trop souvent le vitrage , nom quaTon donne à un echeveau de soie , dont les- fils sont collés Jes uns sur les^ autres. Nous devons encore àJM.. de Gensonls un tnécanisme adapté à la roue , qui prévient le vitrage ,4ît cette découverte n'est pas moins importante que .celle que nous avons rapportée dans la note précédente. 1 * /
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la soie, que l'onsfc représente unç femme* assise devant une bassine de figure elliptique , remplié d'eau bouillante <et soutenue par un fourneau dans lequel ou maintient un feu lent et sans flamme. Cette femme jette par intervalles dans cette eau une ou deux poignées de cocons, les secoue, les fouette avec lia balai court de bouleau ou de bruyère, «de sorte que le fleuret ou la trame grossière s'at; tache d'aborfl la première au& b: ins de ce balai. Elle le sépare et le met à part. Ënsuite arrivent les bouts de soie, qu'elle passe entre les guides „qui sont deux ^erges de f i , qui s'avancent jusque sur le fourneau. Eu c les croise quinze à dixrhuit fois pour les soies les plus fines , et beaucoup plus^our les grossières , et les redresse , pour les passer dans le va - et -vient, elles porter jusqu'au dévidoir^. D'un autre coté,. une autre ouvrière fait touYner la roue sans interruption, par le moyen 'd'une manivelle dont elle est munie. Ordinairement la roue. ne 'contient que deux écheveaùx , quelquefois un , et d'autres fois trois. # # % -
Gfe tire la soie dans des espèces de hangars un peu découverts , mais à l'abri <lu vent. On doit ^voirja précaution de tenir auprès de la dévideusc. une corbeille fournie de cocons, du bois pour 'alimenter^ feu , de