INSTRUCTIONS SUR LE JUBILÉ
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mande. Qu'est-ce que l’indulgence ?
onse. L'indulgence est une rémisdes peines temporelles, qui, pour naire, restent à expier après que ché a été remis quant à la coulpe la peine éternelle.
Est-ce que le sacrement de pénine remet pas entièrement le péet toutes les peines qui lui sont ?
Le sacrement de pénitence remel rement le péché, et il remet aussi eines éternelles que le péché morérite; mais il laisse et impose ’obligation de subir des peines tempoelles pour l’expiation des péchés qu’il het.
Pourriez-vous faire voir, par quelexemple tiré de l’Ecriture, que u remet quelquefois le péché sans
Re À
remettre toute la peine que le I mérite ?
R. Oui: et le saint concile de 1 remarque qu'il y a dans l’Ecriture sieurs exemples célèbres, qui font que Dieu exige souvent de l’hor qu’il expie par des peines tempor le péché qui lui a été pardonné. ( ainsi que David, après avoir 1eçu surance que Dieu lui avait pardo son péché, le pleura longtemps, e pénitence, et en fut aussi puni par fléaux que Dieu lui envoya. |
D. Dieu en agit:il toujours ai lorsqu'il remet le péché ? |
À. Non : Dieu n’en agit pas touijc ainsi ; et lorsqu'il a remis le péché:
le sacrement du baptême, il n’ey pas que le baptisé expie par des œur.
satisfactoires le péché qui lui a!
remis. |
D. Pourquoi Dieu en use.til dis renament dans lé sacrement du be éme et dans celui de la pénitence !
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A ü est bien juste que Dieu traite >C plus de sévérité celui qui, ayant baptisé, pèche avec connaissance 4 loi, viole le temple de Dieu et
: te É Saint-Esprit, que celui qui 6 6 par ignorance avant le baptème.
Dù le chrétien expie-t-il par ces te les péchés dont il , l'absolution dans le sacrement
Idans le purgatoire.
L'Eglise a-t-elle le pouvoir d’imdes peines temporelles ?
ui, l'Eglise a le pouvoir d’impoles peines temporelles, et elle en a jurs imposé dans l'administration crement de pénitence.
La discipline de l'Eglise a-t-elle ijours été la même dans l'imposition peines ?
Non : la discipline de l'Eglise n’a
toujours été la même dans lim
un. 46
position de ces peines. L'Eglise jours conduite par le Saint-Esp jugé à propos, pendant plus siècles, d'imposer pour certains pé des pénitences publiques, qui dur:
souvent plusieurs années, et qu’ell pas Coutume d'imposer aujourd’h:
D. Depuis que l'Eglise n'impose ] ordinairement ces sortes de péniter le pénitent n’est il obligé qu'aux s factions que le confesseur lui imp ki. Comme les pénitences, qui, d le temps présent, sont enjointes par confesseurs, sont rarement proport nées à l’énormité et au nombre péchés, le pénitent doit, pour l’o naire, joindre aux satisfactions qui sont imposées dans la confession, d' tres satisfactions ou œuvres de p tence, que le confesseur ne lui imp pas. | D. Comment feriez-vous voir ( celui qui a accompli les satisfacti qui lui ont été enjointes par son c
en Te
À °,seur, est souvent encore obligé à luttes satisfactions volontaires ?
sig 1 est aisé de le faire voir. Le shit Sméritant présentement une peine ne b grande qu'il méritait dans les N. lers siècles de l'Eglise, et les unes que les confesseurs enjoignent in s Jours aux pénitents ayant pour à naire peu de proportion avec la sl@ur et la durée de la pénitence que nn lise imposait alors, sans qu’elle dû excéder ce que demandait la rafideur du péché et la justice de ieul il est ordinairement nécessaire Me pénitent joigne quelques satisns à celles qui lui sont imposées e tribunal de la pénitence.
“L'Eglise a-t-elle le pouvoir de reher et de remettre les peines temelles dont le pécheur est redevable 1 ustice de Dieu ?
Oui : l’Eglise a le pouvoir de rer et de remettre les peines temtelles dues au péché, et c’est cette
in AD relaxation où rémission qu’on ap}, indulgence. |
D. Par quel pouvoir l'Eglise reg elle ces peines et accorde-t-elle lin, vence ?
R. C'est par le pouvoir qu elle | ë revu de Jésus-Christ.
D. En quel endroit de l Ecri trouvons-nous que Jésus-Christ ai cordé ce pouvoir à l'Eglise ?
R. Nous trouvons que Jésus-Chr accordé ce pouvoir à l’Eglise dans endroits où il accorde à ses apôtre par conséquent à leurs successeur pouvoir de lier et de délier, le pou de retenir et de remettre les péché
D. Ne pouvons-nous obtenir la mission des peines temporelles du nos péchés par aucun autre mt que par l’indulgence accordée l'Eglise ?
R. Outre l’indulgence, il y a d'a moyens d'obtenir la rémission peines temporelles de nos péchés
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M 'obtenone surtout par l’ardeur la force de la contrition parfaite, ce
i fait que, suivant la parole de Notre igfeur, beaucoup de péchés sont remis
hi qui aime beaucoup.
L'Eglise a-t-elle toujours usé du oir qu’elle a de remettre les peines orelles dues aux péchés, et d’acrdér l'indulgence ?
R Oui : l'Eglise a toujours usé du ‘uvoir qu’elle a de remettre les peines 28: ux péchés, et elle a toujours ac- LÀ des ER HS
Aou. les premiers siècles de lise en fournissent bien des exnplés ; et rien n’est si commun, dans sipremiers temps, que l'iidulgence 18 PEglise accordait, en abrégeant le nps de la pénitence publique, aux itents qui apportaient des bi'lets ou recommandations de la part de 1% qui, enfermés dans les prisons,
ee souffraient pour la foi de Jésus-
D. N'y a-til pas de la diversit le manière dont l'Eglise accor indulgences ?
R. Oui: l'Eglise ies accorde quefois d’une manière plus étend d’autres fois d’une manière plus tée : quelquefois elle les accorde particuliers seulement, d’autres 1 tous les fidèles du monde chr d’un royaume, d’une province, ( ville, ou de quelque corps entier.
D. D'où les indulgences tirent leur vertu ?
R. Du prix du sang de Jésus-C des mérites et des satisfactions bondantes de ce divin Sauveu celles de la sainte Vierge et des à saints, lesquelles forment comm trésor de biens spirituels dont |:
pensation appartient à l'Eglise, co épouse de Jésus-Christ.
1). Combien y a-til de sortes
Ne
À. suivant l’usage présent dé
, Il y a, suivant l’usage présent db ’Bplise, deux sortes d’indulgences :
. Qu'’entendez-vous par l’indulgence ière ? |
R. J'entends celle qui remet, lors- Won n'y apporte aucun obstacle, D" les peines temporelles dues enje au Le quoique la tache en
de cent jours, d’un an, et autres setfiblables, qui ont un rapport manifeste avec les peines canoniques que l'Eglise imposait autrefois, lorsque la pénitence publique était en usage, remettant aux pénitents la peine dont ils étaient redevables à la justice de Dieu, et qui pouvait être expiée par les satisfactions qu'on exigeait autrefois pendant quarante jours, cent jours, un an, Ou autre temps précis.
D. L'indulgence plénière dispense t-elle de faire pénitence ?
R. Non: lindulgence, quelque plénière qu'elle soit, ne dispense point Je pécheur de faire pénitence et de se mortifier; saint Cyprien nous fait entendre que Dieu ne ratifiait l’indulgence accordée à la prière des saints martyrs et des confesseurs de la foi, qu’à l'égard des pécheurs qui faisaient pénitence, qui travaillaient et qui priaient. Le Pape, dans les bulles d’indulgences, ne les accorde qu'à ceux
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qui sont vraiment pénitents, et ordonne aux confesseurs de leur imposer des satisfactions salutaires. D'ailleurs la mortification et la pénitence ne sont pas seulement nécessaires afin de satisfaire à Dieu pour les crimes commis, mais encore pour nous prémunir contre la rechute, pour dompter nos passions et assujettir la chair à l’esprit, et pour nous rendre victorieux de tous les ennemis de notre salut.
D. En quelles occasions accorde-t-on lindulgence plénière ?
R. Les Papes l’accordent en plusieurs occasions, dont les principales sont l'année sainte, l’avènement de chaque Pape au pontificet, et certains besoins pressants de l’Eglise.
D. Qu’entendez - vous par année sainte ?
R. On donne le nom d’année sainte à la vingt-cinquième, à la cinquantième, à la soixante-quinzième, et à la centième année de chaque siècle.
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D. Pourquoi donne:t-on à ces années le nom d’années saintes ?
R. On leur donne le nom d'années saintes à cause du grand coucours de fidèles de tout pays qui, par esprit de piété, visitent dans ces années les quatre églises principales de Rome, à cause de l’indulgence plénière qu'ils y ga.
gnent en visitant ces églises, et en faisant les autres œuvres de piété mar.
quées pour la gagner.
D. Quelles sont ces quatre églises principales de la ville de Rome ?
R. Ces quatre églises sont : la basilique de Saint-Pierre, celle de Saint- Paul, celle de Saint-Jean de Latran, et celie de Sainte-Marie-Majeure.
D. N'y at-il que les fidèles qui visi.
tent ces Eglises de Rome qui aient part à l’année sainte, et qui gagnent l’indulgence plénière qui y est attachée ?
R. Les autres fidèles peuvent aussi avoir part à l’indulgence plénière de l’année sainte ; et nos saints-pères les
Papes ont coutume d'accorder aux fidèles qui sont éloignés de Rome un nombre de jours après la fin de chacune des années marquées ci-dessus, pendant lesquels, en visitant les églises qui leur sont désignées par lenr évôque, et faisant les autres choses ordonnées, ils peuvent obtenir les mêmes grâces que ceux qui ont été à Rome.
D. Comment appelle-t-on cette indulgence plénière que l'Eglise accorde en l’année sainte ?
R. On appelle cette indulgence plénière du Jubilé, et les années pendant lesquelles on la gagne sont appelées années du Jubilé. |
D. Pourquoi appelle-on ces années, années du Jubilé ?
R. On appelle ces années, années du Jubilé, pour leur appliquer le nom qu'on donnait dans la loi ancienne à toutes les cinquantièmes années, qui étaient aussi appelées années saintes, années d’indulgence et de rémission.
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D. En quoi consistait le Jubilé de la loi ancienne, et quelles étaient les grâces attachées à ces cinquantièmes années ?
R, Dieu avait ordonné que dans ces années on ne travaillerait point à la terre ; que les esclaves pourraient sortir de la servitude, et que ceux qui avaient été obligés d’aliéner leurs possessions et leurs héritages y rentreraient. On croit aussi qu’en ces mêmes années les dettes étaient remises aux débiteurs. |
D. De quoi ce Jubilé de la loi ancienne était-il la figure ?
R. Le Jubilé de la loi ancienne était la figure de tout le temps de Ja loi de grâce, où Jésus-Christ, ayant payé nos dettes à Dieu son Père, nous a délivrés de l'esclavage du péché, nous à fait rentrer dans le droit à l’héritage éternel, et nous a appelés à l’heureux repos dont on jouit dans le ciel.