NOMS COMMUNS
, petit cheval de trait (Lucrèce, III, io63) des f. Consentius, Keil, t. V, p. 364). Est-ce le pre. 8 de Manduessedum ?
< javelot, mot emprunté par les Romains aux après Varron (Aulu-Gelle, XV, 3o, 6. Cf. Dio-
lina, vêtement de dessus fabriqué en Gaule V, 4, 3 ; cf. Isidore, Orig., XIX, a3, i).
symphytum » (Pline, Nat. hist., XXVI, 26, 4a ; ,4i) n'est donné expressément comme gaulois ircellus (De medic, XXXI, 29. Le texte des ma- ; Pline porte : « halus au te m quam Galli sic ^ocant ; » sil est d'origine obscure.
sinture employée par les Gaulois pour rougir ;ux (Pline, Nat. hist., XXVIII, 5i, 191). Ce mot ans les langues romanes, par exemple, fr. savon, îé le breton soavon, saon.
1 (var. bettonica) « bétoine » (Pline, Nat. hist,, l'est conservé que dans les langues romanes. Cf. nom d'un peuple d'Espagne.
alouette », mot gaulois d'après Pline (Nal. hist., ), n'est conservé que dans les langues romanes, le, v. fr. aloue.
:cu$ « marcotte de vigne » (Columelle,De re rust., mble avoir pour second terme le mot roman qui, >rme féminine, a donné le français « souche >. x ; soc, gallois swch, signifie « soc de charrue ».
ou emarcus, «. vigne médiocre », mot employé [lolumelle, III, 2, 55), en français marc.
L\ LANGUE
de Perse, II, 4a). On a rapproché de ce mot To toco (i).
hrodanus : roth « violentum », dan et in gallico e braeo judicem (Endlicher) .
brio « ponte » (Endlicher), cf. Briva Isarae « Pou et Samaro-briva.
ambe « rivo » ; inter ambes » interrivos » (Endli
anam « paludem » (Endlicher).
onno « flumen » (Endlicher).
nate « fili » (Endlicher). C'est le mot latin ; à moii ne s'agisse de filum, fil, irl. sndth.
agaunum, interpréta tione Gallici sermonis « sa dicunt {Act. SancL, 22 sept. VI, 345) ; agaunus Gallico... sermone... petra (Act. Sanct., 28 febr., I a) ; cf. acaunumarga.
Les auteurs anciens ne nous ont pas donné le s< mots suivants :
Tau gallicum (Virgile, d'après Quintilien, VIII, sans doute, la lettre T, dont la forme est celle d'un Il semble bien que, comme le remarque Roget de guet, le thau de Grégoire de Tours (Hist. Franc. , '. signe qui apparut sur les murs des maisons préser la peste, soit la lettre hébraïque, par allusion au f de la Bible (Ezéchiel, IX, 4, 6).
4/Celtarum (Ausone, Technopaegn., XIII, 5) : Di significent Gatalepta Maronis ? In his al Geltarum ] sequitur non lucidius tau. Nous n'en savons pa qu'Ausone.
(1) Bréal, Les Tables Eugubines, p. 359.
LA LANGUE 71
taratrum « tarière » (Isidore, Orig., XIX, 19, i5), en irlandais tarathar, en gallois taradyr.
medio lanum « vocatum ab eo quod ibi suo « medio lanea » perhibetur inventa » (Isidore, Orig., XV, 1, 57) ; le premier terme de ce mot peut être celtique ; irlandais Mide, nom de la province centrale de l'Irlande. Pour Sidoine Apollinaire (Epist., VII, 17,2, 20) l'explication de ce mot est tout autre : quae lanigero de sue nomen habent.
D'autres mots n'ont subsisté que dans les langues romanes. Tels sont :
pontones « genus navium gallicarum » (César, De belL civ.y III, 29), en français ponton. Est-ce un mot latin?
materis (var. malaris), sorte de javelot (Sisenna, chez Nonius, p. 556), v. fr. matras.
betuila, « bouleau » (Pline, Nat. hisl., XVI, 3o, 74) ; conservé dans les langues romanes, fr. boule.
cervesia « bière » (Pline, Nat. Hist. t XXII, 82, i64), conservé dans les langues romanes, fr. cervoise.
cucullus (var. cuculla) « capuchon » (Juvénal, III, 169), mot adopté par le latin, qui du latin a passé dans les langues romanes, fr. coule, et dans les langues celtiques : irl. cocull, bret. cougoul.
bardo-cucullus, capuchon de barde en Gaule (Martial, I, 53, 5), a pour premier terme un mot celtique (v. p. 54).
sparus « lance » (Festus, p. 270, 16), mot passé en la. tin et en germanique, et de là en gallois : ysbar.
bal ma « grotte », Gallico ut reor sermone sic vocatam (Act. Sanct., 28 febr. III, p. 746 a), conservé dans les langues romanes ; v. fr. balme.
LA LANGUE 73
murmillq (var. myrmillo, mirmillo), sorte de gladiateur gaulois (Festus, p. 285).
euhages (var. cubages), sorte de prêtres gaulois (Ammien Marcellin, XV, 9) ; c'est sans doute le grec eùorpfc, de même que oùaxei; (Strabon, IV, 4, 4) est vraisemblablement le latin vaies.
caracalla, vêtement (Aurélius Victor, Epit., XXI, 2).
cateia, arme de jet germaine et gauloise (Servius, Ad Aen. y VII, 741). Le gallois catai « hache, massue » est sans doute un mot emprunté.
taringa (var. tarinca), instrument de supplice (Ad. SancL, 3i oct. XIII, p. 788 a).
mercasius : loco qui prisco vocabulo propter geminum lacunar Gemellus mercasius nuncupabatur (AcL Sanct., 3oaug. VI, p. 582 d).
3° Mots qui ne sont pas donnés comme celtiques.
Quelques mots latins dont aucun écrivain de l'Antiquité n'indique la provenance s'expliquent assez facilement par les langues celtiques. Ce sont :
gabalus « gibet » (Varron, Sat. Men., p. i65, a4), irl. gabul, bret. gavl « fourche » .
carpentum « char », mot latin sans doute emprunté aux Gaulois (cf. Arrien, Tact., 33), en tout cas identique à l'irlandais carbat ; cf. fr. charpente. On le trouve dans Carbanto-rate, var. Carpentorate.
carrus « char » (Tite Live, X, 28, 9), en irlandais et en gallois carty français char; on ne peut décider si ce mot
LA LANGUE 75
berula « cresson », donné comme latin par Marcellus (De medic. XXXVI, 5i), répond à l'irlandais birur, bilar; brct. bêler ; fr. 6er/e.
D'autres mots ne sont conservés que par les langues romanes, et on ne peut donner aucune preuve de leur origine celtique.
alausa « alose » (Ausone, Mos. t 127).
tinca « tanche » (Ausone, Mos., ia5).
gamba « jambe « (Végèce, Mulomed, II, 28, 38).
gunna « robe » (Anthol. toi., 209, 4), v. fr. gonne, d'où le gallois gwn par l'intermédiaire de l'anglais gown.