‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtique (volume 2)Chapitre 51 sur 129 · CITÉS · texte numérisé non relu

CITÉS

iim(i). Les Carnutes sont, après 57, clients des Rémi (2). César met les Morini sous la dépendance de Commius (3).

Certaines cités étaient étroitement unies : les Parisii anciennement s'étaient joints aux Senones (4) ; les cités armoricaines formaient une sorte de confédération ayant un contingent et des envoyés communs et qui comprenait les CuriosoliteS) Bedones, Ambibarii, Caleti, Osismi, Lemovices, Veneti, Unelli (5). En temps de guerre, des liens d'alliance se nouaient entre les diverses ci lés ; elles se donnaient mutuellement des otages comme garanties du traité ; mais l'engagement le plus solennel et le pins sacré se contractait en jurant sur les enseignes militaires réunies (6). Un roi pouvait être uni à une cité par des liens d'hospitalité (7).

Les civitates qui ont un grand nombre de clients arrivent à certaines époques à dominer la plus grande partie de ♦ la Gaule. Les Aedui, au temps de César, prétendaient avoir eu la primauté, principatum sur toute la Gaule (8). Ils disputaient cette primauté aux Sequani qui s'étaient alliés aux Germains. Après la défaite des Germains par César, les Rémi prirent la place des Sequani (g). Vers 121 avant notre ère, les Arverni étaient maîtres du territoire qui s'étend entre Marseille, Narbonne, les Pyrénées, l'Océan et le

(1) De bello gallico, iv, 6.

(2) Ibid., ▼!, k.

(3) Itrid.* vu, 76.

(4) î>e bello gallico, vi, 3

(5) Ibid., v, 53 ; vu, 75 ; Cf. nr, 8. Cf. J. Lot h, Dé vocis Aremori* cae usquè ad sejctum post Christum natum s&culum forma atque significatione, i883, p. i8-33.

(6) lbid. t vn, a.

(7) De bello gallico, vi, 5.

(8) De bello gallico, 1, A3.

(9) Ibid., vi, ia.

l'état 183

Rhin (i). Vercingétorix avait proposé aux Allobroges la primauté sur la province romaine (a). Nous ne savons pas exactement en quoi consistait celte primauté. Elle nous apparaît dans les Commentaires comme une suprématie militaire. Les troupes des peuples clients ne sont pas distinctes des troupes de la métropole. Les clients ne reçoivent pas d'ordres directs du conseil des principes de la Gaule (3).

Rien n'indique que les Etats fussent formées de tribus ou de clans comme chez les Celtes des Iles Britanniques. Les civilates sedi visent en circonscriptions que César appelle pagi. La cité des Helvètes comprenait quatre pagi (4).

On ne trouve chez César que quelques mots sur les ressources financières des Etals de la Gaule. 11 est question d'impôts de toute sorte ; tribata, sans doute les impôts directs (5) ; reliqua omnia vectigalia (6), impôts indirects que l'on affermait ainsi que les péages (portoria). Les marchands payaient des droits de passage onéreux dans les montagnes du Valais (7). Les navigateurs étrangers payaient tribut pour entrer dans les ports des Veneti (8). Certains impôts se payaient en nature ; c'était surtout des fournitures de blé que César imposait aux peuples gaulois (9). Les impôts directs étaient fort lourds (10).

(1) Strabon, iv, 2, 3.

(a) De béllo ga'lico, vu. 64, 8.

(3) H. dArbois de Jubainville, Recherches sur Corigine de la propriété foncière y p. 33-34,

(41 De bello gallico, 1, 1a; Cf. iv, 22 ; vi, 11 ; vu, 64. Strabon parle de trois rôXtx des Helvètes (iv, 3, 3).

(5) De bello gallico, vi, i3.

(6) Ibid., 1, 18.

(7) Ibid.n m, 1.

(8) Ibid., m, 8.

(9)/Wtf.,i, 16; 17. Cf. H.d'ArboisdeJubainville,iîec/i€rMe5,p.72 74. (10) De bello gallico, vi, i3.

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