CÉSAR
Romains près de la Gaule celtique et les Arverni, le peuple le plus belliqueux des Galates de Celtique (i).
Les citations de Poseidônios qui nous sont parvenues ne nous apprennent rien sur les pays occupés par les Celtes.
Dans le périple attribué à Scymnus de Chio on lit qu'après la ville de Tartesse on trouve jusqu'à la mer de Sardaigne le pays des Celtes, la plus grande nation de TOccident (a).
Artémidore d'Ephèse avait composé, au commencement du I er siècle avant notre ère, une géographie en onze livres qui est une source importante de Strabon (3) .
On ne trouve guère de renseignements chez les premiers historiens latins. Caton l'Ancien nous apprend que les Leponlii (près de Domo d'Ossola) et les Salassi (près d'Aoste) sont de nation taufisque (4) ; que les Cenomani de Cisalpine (entre Bergame et Trente) sont un rameau des Volcae, et que les Boii étaient divisés en cent douze tribus (5). Sempronius Asellio place en Gaule la ville de Noreia, aujourd'hui N eu mark t en Styrie(6).
11 faut arriver à Jules César pour avoir sur les Celtes de Gaule et de Grande-Bretagne des renseignements quelque peu développés. Aussi Cicéron, bien qu'il nous fasse connaître quelques noms de peuples gaulois, Allobroges , Volcae, Ruleni, peut-il dire : « Des contrées et des nations qu'aucune histoire, aucun récit, aucun bruit pu-
(i) Apollodore, chez Etienne de Byzance ; Fragmenta historicorum graecorum, t. i, p. 437, fr. 6o, 6a.
(2) V. 165-170. Geographi gratci minores, 1. 1, p. 201. ($) Voir ci-dessus, p. a 47.
(4) Voir ci-dessus, p. 28.
(5) Pline, m, a4, i34 ; a3, i3o ; 20, 116.
(6) Scholiaste de Virgile, Gdo'giques, nr, 47/i.
L'EMPIRE CELTIQUE 307
blic ne nous avaient encore fait connaître, notre général, nos troupes, nos armes les ont parcourues. Nous n'occupions auparavant qu'un sentier dans la Gaule : le reste était aux mains de nations ou ennemies de cet empire, ou peu sûres, ou inconnues, ou du moins féroces, barbares et belliqueuses » (i).
Les campagnes de César nous font connaître suc* cessivément toutes les parties de la Gaule, l'Est où demeurent les Aedui, le Nord-Est occupé par les peuples belges, le Nord-Ouest où s'est formée la confédération armoricaine, le centre où se livre la lutte suprême engagée par Vercingétorix pour l'indépendance de la Gaule. Pour la première fois, une armée romaine pénètre dans la* Grande-Bretagne dont l'existence était à peine connue. Une partie considérable du monde celtique fut ainsi, en quelques années, révélée aux Romains. D'autre part, les expéditions de César au delà du Rhin ne l'avaient mis en présence que de peuples germaniques et il ne faut pas s'étonner si désormais la Gaule est considérée comme le centre de la puissance celtique et le berceau de la race. « Il fut un temps, nous dit César, où les Gaulois, surpassant les Germains en valeur portaient la guerre cbez eux et envoyaient au delà du Rhin des colonies parce qu'ils avaient trop de population et manquaient de terres pour la nourrir» C'est ainsi que les Volcae Tectosages s'étaient emparés des contrées les plus fertiles de la Germanie près de la forêt Hercynienne. Cette nation s'y est maintenue jusqu'à ce jour et jouit d'une grande réputation de justice et de vaeur. » (a) .
(i) Deprovinciis consularibus , i3, 33.
(a) De bello gallico, vi, a4.