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SACRIFICES HUMAINS

consul Postumius, orné de ciselures d'or, comme d'un vase sacré pour offrir des libations dans les fêtes (1). Avant de cueillir le selago, on faisait des libations de pain et de vin (2).

Les sacrifices étaient souvent des sacrifices humains, sacrifices en l'honneur des dieux ou pour obtenir de bonnes récoltes (3) ou pour racheter la vie dun homme. Cicéron, en l'an 75 avant J.-C, parle de la coutume atroce et barbare qu'ont les Gaulois de sacrifier des hommes (4). Ceux des Gaulois, nous dit César, qui sont atteints de maladies assez graves et ceux qui vivent au milieu des dangers de la guerre immolent des victimes humaines ou font vœu d'en immoler, et emploient les druides comme ministres de ces sacrifices. Ils croient que la vie d'un homme est nécessaire pour racheter la vie d'un autre homme, et qu'on no peut apaiser autrement les dieux immortels. Chez certains peuples, les sacrifices de ce genre font même partie des institutions de l'Etat. D'autres ont d'immenses mannequins (simulacra) aux membres d'osier tressé, qu'ils remplissent d'hommes vivants ; ils y mettent le feu et ces hommes périssent enveloppés par les flammes. Ils croient que le supplice de ceux qui sont convaincus de vol, de brigandage ou de quelque autre crime est celui qui plaît le plus aux dieux immortels ; mais quand ces sortes de vic-

(1) TiTE LivE, XXIII, 24. Cf. Ad. Reinach, Revue celtique, t. XXXIV, p. 281.

(2) Pline, Histoire naturelle, xxiv, 62, 103.

(3) Strabon, IV, 4, 4. Voir ci-dessous, p. 380.

(4) Pour Fonteius, 10, 14, 21 ; République, m, 9. 15. Cf. So- LiN, 21, 1 ; Tertullien, Apologétique, 9, nomme Mercure le dieu auquel on offrait ces sacrifices. Cf. Saint Augustin, De la Cité de Dieu, vu, 19.

times ne sont point assez nombreuses, ils y suppléent en sacrifiant des innocents (1). Antérieurement à César, on brûlait les clients et les esclaves aux funérailles des grands (2). D'après Strabon (3), qui utilise sans doute la même source que César, les sacrifices et les pratiques divinatoires des Gaulois s'opposaient à ceux des Romains ; la victime recevait un coup de sabre dans le dos ; puis l'on prédisait l'avenir d'après la nature de ses convulsions ; d'autres fois, la victime était tuée à coups de flèches, ou crucifiée dans les temples ; ou bien on construisait un mannequin colossal avec du bois et du foin ; on y faisait entrer des bestiaux et des animaux de toute sorte pêle-mêle avec des hommes, puis on y mettait le feu. Diodore de Sicile (4) rapporte que les Gaulois gardent les malfaiteurs pendant cinq ans, puis, en l'honneur des dieux, ils les empalent et les brûlent avec beaucoup d'autres offrandes sur d'énormes bûchers. Il est possible que cet usage de brûler des êtres vivants se rattache au culte du feu (5), Avant et après César, il est aussi question de sacrifices humains à la guerre, avant ou après la bataille. Dans la première moitié du ni^ siècle avant J.-C, Sopatros, cité par Athénée, dit que les ^Gaulois sacrifiaient les prisonniers de guerre (6). En 167 avant J.-C, la même coutume

(1) Ce détail, qui ne se trouve que chez César, paraît invraisemblable à M. S. Reinach, Revue archéologique, t. xxii (1913), p. 101.

(2) Guerre de Gaule, vi, 16. Cf. Strabon, iv, 4, 4 ; Diodore, V, 32, 6. Voir ci-dessus, p. 189, 310.

(3) Géographie, iv, 4, 5. Cf. Diodore, v, 31.

(4) Bibliothèque, v, 32 ; cf. César, Guerre de Gaule, vï, 17.

(5) II. d'Arbois de Jub AIN ville, Cours de littérature celtique, t. VI, p. 2i2.

(6) Athénée, iv, 51. Cf. H. d'Arbois de Jubain ville, Cours de littérature celtique, t. xii, p. 297.

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subsistait cliez les Gaulois d'Asie (l). Diodore (2) dit expressément que les Gaulois et les Galates immo'aient les prisonniers en l'honneur des dieux et tuaient avec les hommes les animaux pris à la guerre. Les Scordisci immolaient à Bellone et à Mars les ennemis captils (3). Dion Cassius (4) nous rapporte que les Bretons de Boudlcca massacrèrent avec des raffinements de cruauté les femmes captives, en l'honneur de la déesse Adrastê. Justin nous apprend que les Gallo-Grecs font des sacrifices avant de livrer bataille ; un jour que les présages étaient funestes, ils égorgèrent même leurs femmes et leurs enfants pour apaiser la colère divine (3). Tacite nous parle de l'horrible superstition des habitants de INIona qui regardaient comme un acte religieux d'arroser les autels du sang des captifs et de consulter les dieux dans les entrailles humaines (6).

Dès l'an 97 avant J. -G., un sénatus-consulte prohibait les sacrifices humains. Denys d'Halicarnasse, qui termina ses Antiquités romaines vers Tan 8 avant J.-C., constate que les sacrifices humains sont encore en usage dans la Gaule de son temps (7). Lorsque Lucain (39-65) nous parle des horribles sacrifices offerts à Esus, Taranis et Tentâtes (8), il est probable qu'il faisait allusion à des coutumes disparues, au moins dans les pays soumis à la domination romaine. Eu 77, il semble [^) que les sacrifices

(1) TiTE LivE, xxxviii, 47, 12.

(2) Bibliothèque, v, 32 ; xxxi, 13.

(3) Ammien Marcellin, xxvii, 4, 4.

(4) Histoire romaine, lxii, 7.

(5) Histoires, xxvi, 2.

(6) Annales, xiv, 30.

(7) Antiquités romaines, i, 38.

(8) Pharsale, i, 444-446. Usener, Commenta Bernensia, p. 32.

(9) Pline, Histoire naturelle, xxx, 4, 13. Cf. vu, 2, 9, où Pline

humains subsistaient encore dans les parties de la Grande- Bretagne restées indépendantes ; mais en Gaule, vers 40 après J.-C., les druides attiraient à leurs autels des hommes liés par des vœux et leur faisaient couler un peu de sang, sans les mettre à mort (1). L'ancienne barbarie n'était plus alors qu'un souvenir (2). Les druides [mugi) de Grande- Bretagne, au milieu du v^ siècle, apprennent au roi Yorti« gern qu'avant de commencer la construction d'une forteresse, il faut arroser le sol avec le sang d'un enfant (3). En Irlande, une Vie de saint Patrice mentionne encore une idole appelée Cenn Cruaich, qui était couverte d'or et d'argent et entourée de douze autres idoles et à laquelle on immolait des enfants (4). Ce nom est identique à celui de Pennocriiciiim, station romaine chez les Cornavii (5).

Parmi les croyances religieuses, une de celles qui ont le plus étonné les anciens est la croyance à l'immortalité de l'âme. « Je traiterais les Celtes d'insensés », écrit Valère Maxime, « si l'opinion de ces gens à braies n'était celle de

nous apprend que chez les Transalpins celte coutume vient de disparaître [nuperrime] .

(1) M. S. Reinach [Revue archéologique, t. xxii (1913),, pense que ce rite n'a rien à voir avec les sacrifices humains.

(2) PoMPONius Mêla, m, 2, 18.

(3) Nennius, Historia Britlonum, 40 ; Mommsen, Chronica minora, t. m, p. 182 et suiv. (M. G. IL, A. A., t. xiii). Cf. J. H. ToDD, The Irish version oj the Historia Brittonum of Nennius, p. 90. F.* Robinson a réuni et discuté les textes relatifs aux sacrifices humains en Irlande dans Anniversary Papers by colleague> and pupils of G. L. Kittredge, Boston, 1913, p. 185-

(4) The tripartite life of Patrick, t. i, p. 90, 92. Cf. Revue celtique, t. XVI, p. 35 ; Joyce, A social history of ancienl Ireland, t. I, p. 275-276, 281.

(5) Itinéraire d'Antonin, 470, 1. Cf. Ruvs, Hibbert Lectures, p. 203.

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Pythagore vêtu du pallium ». D'après d'autres écrivains, cette doctrine était venue aux Celtes par les druides (1). Toujours est-il qu'elle était très répandue et très populaire. De là l'ancien usage de se prêter entre eux des sommes remboursables dans l'autre monde (2), de fixer les enfers comme lieu de règlement de leurs affaires commerciales, de brûler et d'enterrer avec les morts ce qui sert aux vivants (3), de jeter dans le bûcher des lettres adressées aux morts (4). On a même vu, dit PomponiusMéla, des parents se jeter volontairement dans le bûcher de leurs proches dans l'espoir d'aller vivre avec eux (5). Les Celtes prétendent ne craindre ni les tremblements de terre ni les inondations ; ils s'avancent tout armés au devant des flots (6). C'est que la foi en une autre vie est éminemment propre à exalter le courage (7) ; elle était sans doute aussi la cause de ces suicides d'un caractère rehgieux que l'on a signalés chez les Celtes (8) ; elle peut, de même, dans certains cas, rendre compte des sacrifices humains, dont nous venons de parler. La substitution de l'incinération à l'inhumation (9) est peut-être aussi en rapport avec l'idée de survivance des âmes.

Il ne semble pas, bien que les textes soient obscurs et

(1) Guerre de Gaule, vi, 14. Timagène, chez Ammien Mar-

CELLIN, XV, 9, 8. Cf. StRAUON, IV, 4, 4.

(2) Valère Maxime, ii, 6, 10.

(3) Guerre de Gaule, vi, 19, 4. Cf. Mêla, m, 2, 19.

(4) DioDORE, V, 28.

(5) Chorographie, m, 2, 19.

(6) Aristote, Ethique à Nicomaque, m, 7, 7 ; Morale à Eudème, ii, 1, 25.

(7) Guerre de Gaule, vi, 14. Cf. Lucain, i, 459-462.

(8) Nicolas de Damas, chez Stobée, vu, 40.

(9) Voir ci-dessus, p. 189-191.

contradictoires (1), que cette immortalité ait consisté en une seconde vie sur la terre dans un corps nouveau. Ce n'est pas la doctrine pythagoricienne, d'après laquelle l'âme des méchants revenait en ce monde habiter un autre corps, tandis que l'âme des justes menait dans les espaces aériens une vie purement spirituelle. Ce n'est pas non plus les demeures silencieuses de l'Erèbe, ni les profondeurs du pâle royaume de Dis que gagnent les âmes. Le même souffle anime leurs membres dans un autre monde, la mort est le milieu d'une longue vie (2). La situation de cet autre monde (3) varie suivant la position géographique des divers peuples celtiques. Comme Ta fait remarquer M. A. Le Braz (4), les gens du continent le plaçaient volontiers dans les îles. Une tradition fixée par écrit au vi° siècle par Procope (5) rapporte que les habitants du pays situé en face de la Grande-Bretagne avaient pour charge de conduire les âmes des morts du continent dans l'ile. Au milieu de la nuit, ils entendent frapper à leur porte, et une voix les appelle tout bas. Alors ils se rendent au rivage sans savoir

(1) César, vi, 14 : « non interire animas, sed ab aliis post mortem transire ad alios. Lucain, i, 454-458 : « UmbrcC non... Erebi sedes... petunt ; régit idem spiritus artus orbe alio ; longse... vitse mors média est. » Mêla, m, 2, 19 : « tieternas esse animas vitamque alteram ad Mânes ». Diodore, v, 28, 6 : lài; d/o^à;... aOavaTO'j;; e.Tva'.... xa! ùi' ettov â)p'.a[i.=vwv 7:dtXi.v S'.oyv, eÎç EtEpo»; (itû[Jia if^z (|;uyY;î E'.JO'JOjjiivr,?.

(2) hvcAïîi , ,Pharsale, i, 454-458.

(3) M. S. Reinach a démontré [Revue celtique, t. xxii, p. 447- 457 ; Cultes, t. i, p. 184-194), que par les mots orbis alius, Lucain voulait désigner une autre région de la terre et non une autre planète ou un astre.

(4) La légende de la mort chez les Bretons armoricains, 2^ éd.,

p. XII.

(5) Guerre des Goths, iv, 20 ; Tzetzès, Scholies à Hésiode, Les travaux et les jours, v 169. Cf. Claudien, Contre Ruffin, i, 124 ; A. Le Braz, La légende de la mort chez les Bretons armoricains, 2^ éd., p. xii-xiii.

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quelle force les y entraîne. Ils y trouvent des barques qui semblent vides, mais qui sont tellement chargées des âmes des morts que leur bordage s'élève à peine au-dessus des flots. En moins d'une heure, ils sont arrivés au terme de leur voyage, alors que d'ordinaire il leur faut une journée pour s'y rendre. Là, dans l'île des Bretons, ils ne voient personne, mais ils entendent une voix qui dénombre les passagers en les appelant chacun par leur nom. Une tradition aussi étrange est rapportée par Plutarque. Dans une île voisine de hi Bretagne habitaient des hommes que les Bretons considéraient comme sacrés et inviolables. A peine Demetrius (1) y avait-il abordé qu'ils se produisit un grand trouble dans l'atmosphère; des souffles firent rage; des trombes de feu s'abattirent. Les habitants de l'île lui dirent que c'était quelqu'un des meilleurs qui venait de trépasser (2). Enfin c'est aussi du côté de la Grande-Bretagne, à cinq jours de navigation, que Plutarque situe l'île de Saturne où les hommes conversent avec des génies (3).

Ce n'est que d'après la littérature épique de l'Irlande que l'on peut se faire une idée de l'Elysée rêvé par les Gaëls, pays merveilleux que l'on atteignait en s'embarquant sur une barque de verre (4) ; au delà de la mer, on apercevait une grande tour transparente aux contours indécis ; dans les ouvertures des créneaux apparaissaient des formes qui ressemblaient à des hommes. Quiconque essayait d'aborder au pied de la tour était emporté par les flots de

(1) Personnage du dialogue de Plutarque, inconnu d'ailleurs.

(2) Des oracles qui ont cessé, 18.

(3) De la face de la lune, 26.

(4) Voir surtout VEchtra Condla Caim, H. d'Arbois de Ju- BAiNviLLE, Cours de littérature celtique, t. v, p. 385-390.

la mer. Au delà de la tour s'étendaient des plaines fertiles plantées d'arbres étranges. Quelques-uns avaient des branches d'argent auxquelles pendaient des pommes d'or (1). Quand on heurtait ces pommes les unes contre les autres, elles produisaient un son si harmonieux qu'on ne pouvait l'entendre sans oublier tous ses maux. Au pied des arbres coulaient des ruisseaux de vin et d'hydromel. La pluie qui rafraîchissait la terre était de bière. Les porcs qui paissaient dans la plaine renaissaient, une fois mangés, pour de nouveaux festins. Partout une agréable musique flattait l'oreille et ravissait l'âme par ses douces mélodies. C'était bien la vie que le Gaël avait pu rêver ici-bas. Toujours jeune, toujours beau, couronné de fleurs, il passait ses jours dans de longs festins où la bière ne cessait de couler et où la viande de porc ne manquait pas. Jamais il ne s'élevait de contestations pour savoir à qui devait revenir le meilleur morceau. Les combats étaient au nombre des plaisirs du peuple des morts ; les guerriers étaient armés d'armes éclatantes ; ils brillaient de l'éclat de la jeunesse ; les batailles étaient plus acharnées et plus terribles que chez les vivants et des fleuves de sang coulaient dans la Grande Plaine. Ainsi le Gaël retrouvait dans l'autre vie tout ce qu'il avait aimé sur la terre, la musique, la bonne chère et la guerre (2).

En résumé, parmi les croyances et les pratiques reli-

(1) M. Jullian me fait remarquer qu'Apollodore (ii, 5, 11) place les pommes des Hespérides dans le pays des Hyperboréens. Nous avons vu (p. 22) que les Celtes sont parfois confondus avec les Hyperboréens.

(2) Revue de l'histoire des religions, t. xiv, p. 53-66. A. Nutt, Essay on the Irish Vision of Ihe happy Otherworld , and the Celtic doctrine ofrebirth, dans The Voyage of Bran, son of Febal, to the Landof the Living, éd. Kuno Meyer, London, 1895-1897 ; ii, p. 133-218.

gieuses des Celtes, un grand nombre n'ont rien qui puisse attirer notre attention. La divination par le vol des oiseaux, par les entrailles des victimes, par les songes, la croyance aux vertus magiques des plantes, l'usage des libations et des sacrifices sont bien connus dans l'Antiquité ; on peut même se demander si certains auteurs latins ou grecs n'ont pas attribué aux Celtes ces îornies de culte parce qu'ils les trouvaient chez eux-mêmes, et sans être autrement documentés sur les usages rituels des peuples celtiques. Nous devons attribuer plus d'autorité aux textes qui nous font connaître des pratiques tombées en désuétude à Rome (4) ou en Grèce (2), comme les sacrifices humains. Quant à la croyance à la survivance des âmes, que les anciens ont signalée avec curiosité et intérêt, mais sans précision ni clarté, nous ne pouvons l'interpréter qu'eu la rattachant à la tradition conservée dans l'ancienne littérature de l'Irlande. Loin d'être le résultat des méditations des philosophes de Grande-Bretagne, cette doctrine est indo-européenne ; on la trouve déjà dans les Yédas (3) ; Hérodote l'a signalée chez les Egyptiens (4) et les Gètes(5). Les Perses étalent convaincus de leur résurrection (6). Elle ne constitue donc pas une croyance religieuse propre aux Celtes (7).

(1) En 216 avant J.-C, on enterra vivants dans le forum boariuni un Gaulois et une Gauloise.

(2) Pausanias, Description de la Grèce, viii, 2, 3 ; 6.

(3) Bergaigne, La religion i^édique d'après les hymnes du Rig-Vcda, t. I, p. 191-198.

(4) Histoire, ii, 123.

(5) Histoire, iv, 93-94.

(6) Thcopompe chez Diogène Laerce, pref. 9.

(7) Cf. Strabon, IV, 4,4 : àaOâpToo; oï Xîyojji y.xl oixo- xaî aX ). 0 '. xà; <!fi^-/i^.

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