‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtiqueChapitre 21 sur 158 · OPPIDA · texte numérisé non relu

OPPIDA

naies ; les monnaies romaines les plus récentes sont de ol avant J. -G. A Gergovie (1) (La Roche-Blanche, Puy-de- Dôme) on a trouvé des monnaies gauloises et des débris de poteries semblables à celles de Bibracte.

Les principaux oppida de construction gauloise sont, outre ceux que nous venons de citer : Le Mont Ghàtel (Meuse), Avesnelles (Nord), Le Ghàtelet en Montigny l'Engrain (Aisne), Vertault (Côte d'Or), Le Grêt-Ghàtelard en Saint-Marcel de Félines, Essalois enChambles, LeGhàtelard de Chazi en Saint-Georges de Baroilles (Loire), La Ségource en Fief-Sauvin (Maine-et-Loire), Vue (Loire-Inférieure), Luzech, Murcens (Lot), Goulounieix (Dordogne) (2).

Dans les Iles Britanniques, on trouve à l'époque de la Tène, outredes oppida et des casteUa, des villages lacustres {crannog) établis sur des îlots artificiels. Celui de Glastonbury, Sommerset), d'une étendue de plus d'un hectare, contenait une soixantaine de huttes circulaires ou ovales, en matériaux légers. On y a trouvé des poteries à décor incisé, des fibules, des peignes de tisserands, des creusets, des perles de verre et d'ambre, de la vaisselle de bois, un très petit nombre d'armes (3).

La sculpture romaine et grecque nous fournit des représentations de barbares dont un grand nombre doivent être des Celtes. Malheureusement, la plupart des monuments de ce genre ne portent point d'inscription qui nous atteste

(1) Napoléon III, Histoire de Jules César, t. II, 18GG, p. 270 ; C. JuLLiAN, Vercingétorix, p. 365-.378.

(2) DÉGHELETTE, Alanucl d' (irchéologie , t. ii, p. 986-996 (fiir.)- Cf. A. Bertrand, La ieli'4ou des Gaulois, Paris, 1897, p. 245- 251 (carte).

(3) BuLLEiD, Gray and Munro, The Glastonhurii lake village, 1910. DÉGHELETTE, Munuel d'archéologie, t. ii, p. 973-977.

que ce sont bien îles Celtes que le sculpteur a figurés De plus, on peut se demander si l'artiste ne reproduisait pas UQ type de convention, assez différent, pour l'apparence physique, les vêtements et les armes, de la réalité. M. S. Reiaacli a remarqué pourtant que, dès le m" siècle, les artistes de Pergame ont eu le souci de l'exactitude ethnographique, et que l'art romain, bien que s'inspirant des modèles grecs, a été plus loin qu'eux dans la voie du réalisme (1).

Les œuvres d'art gréco-romaines où sont représentés des Celtes (2) sont assez nombreuses. Une première série est constituée par les statues'qui proviennent vraisemblablement des monuments destinés par Attale P' , roi de Pergauie (241-197), à perpétuer le souvenir de ses victoires sur les Galates. On a découvert à Pergame, autour du temple d'Athêna Nikêphore, une série de bases qui ont dû supporter des statues. Pline (3) nous apprend que plusieurs artistes avaient représenté les victoires d'Attale I*'" et d'Rumène II (197-159) sur les Galates; et nous lisons chez Pausauias(4) qu'Attale I" avait dédié sur l'Acropole d'Athènes, du côté du mur situé au'sud, des groupes hauts de deux coudées représentant, entre autres batailles, la défaite des Galates en Mysie.

Les statues de Pergame, en bronze et de grandes dimensions, semblent avoir été souvent reproduites dans l'Anti-

(1) S. Reinach, Les Gaulois dans l'art antique et le sarcophage de la vigne Arnmendola, Revue archéologique, t. xii (1888) p. 273.

(2) BiENKOwsKi, Die Darstellungen der Gallier in der hellenisiischen Kunst, Wien, 1908.

(3) Histoire naturelle, xxxiv, 24, 84.

(4) Description de la Grèce, i, 25, 2.

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