IÎ STATUAIRE ANTIQUE
quité ; certaines statues en marbre qui nous sont parvenues sont, croit-on, des copies anciennes de ces statues en bronze. Ce serait le cas du Gaulois mouranl du Capitole, eu qui on a vu longtemps un gladiateur, et du groupe de la villa Ludovisi à Rome (représentant un Gaulois se tuant après avoir tué sa femme), dans lequel on croyait autrefois reconnaître Arria et Paetus. Les statues figurant des Gâtâtes, qui se rapportent sans doute àl'ex-voto de l'Acropole, sont au nombre de six ; toutes représentent des blessés ou des morts (1).
Une autre série comprend des sarcopliages ornés de basreliefs représentant des batailles contre les Gaulois. Le plus important de ces sarcophages est celui qui a été découvert en 1830 sur la voie Appienne dans la vigne do Santé Ammendola. La partie supérieure des bas-reliefs représente des groupes de captifs et de captives avec leurs enfants, des armes et deux morts. Aux angles sont fignrées des têtes de Barbares. Le reste des bas-reliefs est occupé par une scène de combat (2).
Parmi les monuments qui représentent vraiaemblahh' ment des Gaulois, on peut encore citer : la statue trouvée à Montdragon (Vaucluse) et conservée au Musée Calvel à
(1) Revue archéologique, t. xiii (1889), p. 11-13, Bulletin de correspondance hellénique, t. xiii (1889), p, 123 ,pl. I. Baumeis- TER, Denkmàler des klassischen Alterlums, fig. 1411 et suiv. Œuvres de A. de. Longpérier, réunies par G. Sciilumbehger, Paris, 1883, t. ii, p. 374-380, pi. VII. Dans un article de la Revue celtique, (t xxx. p. 67-72), M. Ad. Reinach étudie oL compare aux trophées de Pergame les trophées de la frise du bouleuterion de Milet élevé par le roi de Svrie Antiochus iv ( 175-1 r.4).
(2) Voir l'excellente reproduction donnée dans la Revue archéologique, t. XII (1888), pi. xxn-xxiii.
Avignon, précieuse pour l'étude de l'armement celtique (1) ; l'arc d'Orange qui daterait du i" siècle avant J.-C, sur lequel sont sculptés des combats entre Romains et Barbares et des trophées d'armes (2) ; le tombeau des Jule?. à vSaint- Rémy (Bouches-du-Rhône), dont une face représente un combat de cavalerie (3); le pilier d'Entremont (Bouches du-Rliône) où sont figurés des cavaliers barbares, et (jui semble dater do la fin du ii* siècle avant J,G. (4) ; le monument de Biot (Alpes-Maritimes), où l'on a retrouvé les restes d'un trophée d'armes gauloises (o), les autels des Nauiae Parisiaci au musée de Gluny qui représentent, outre des divinités celtiques, deux groupes de personnages armés, au dessus deux inscriptions portent : lune Evrises, l'autre Sbnani vseilo .. (6) ; le portifjue d'Athéna à
(1) Revue archéologique, t. xvi (1867), pi. xiii, p. 69. Diction~ nuire archéologique de la Gaule, t. i, planches. Espérandieu, Recueil gêné al, .t. i, p. 210. D'après J. Formigé [Revue archéologique, t. XVI (1910), p. 24.3), cette statue proviendrait de la décoration de l'arc d'Orange.
(2) A. DE Laborde, Monuments de la France, pi. xlviii-xi.ix. Desjardins, Géographie historique et administrative de la Gaule romaine, t. m, pi. xii et xiii ; Courbaud, Le bas-relief romain à représentations historiques, Paris, 1899, p. 330-334; Es: érandieu, Recueil général, t. i, p. 188-205.
(3) A. de Laborde, Monuments de la France, pi. lxxxiii- Lxxxv ; RiTscHL, Opuscula philologica, t. iv, p. 557 et suiv. ; Courbaud, Le bas-relief romain, p. 328-330 ; Espérandieu, Recueil général, t. i, p. 92-98.
('i) E. Desjardins, Géographie Iiistorique et administrative de la Gaule romaine, t. ii, p. 112, pi. 1 ; Espérandieu, Recueil général, t. i, p. 83-85.
(5) R. Laurent et Ch. Dugas, Le monument romain de Biot, Revue des études anciennes, t. ix, p. 48-68 ,pl. ii-vi ; Espérandieu, Recueil général, t. i, p, 29-31.
(6) E. Desjardins, Géographie historique et administrative de la Gaule romaine, t. iii, p. 261-263 ; A. T. Vercoutre, Revue archéologique, t. ix (1907), p. 31-37 (fig.) ; Espérandieu,