‹ Manuel pour servir à l'étude de l'antiquité celtiqueChapitre 47 sur 158 · XV · texte numérisé non relu

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(3) Histoire naturelle, xxviii, 51, 191 ; Reynier, De l'économie publique et rurale des Celtes, Genève, 1818, p. 327.

(4) Ibid., XXII, 82,

(5) DioDORE, V, 33 ; Strabon, m, 4, 16 ; Catulle, xxxix, 17-19 ; cf. XXXVII, 20.

(6) Pline, Histoire naturelle, xii, 26, 45.

(7) Guerre de Gaule, v, 14 ; Cf. Properce, ii, 14, 26 ; Mêla, III, 6, 51 ; JoRDANÈs, Histoire des Goths, 2.

(S) Cf. Caervileos cute Bripjantas (ms. scuta) (Sénèque, Apokoloki/ntose, 193) ; caeruleis Britannis (Martial, xi, 53, 1).

(9) Histoirelnaturelle, xxii, 2, 2. Cf. Vendryès, Res>ue celtique, t. XXXII, ip. 235.

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cérémonies religieuses. Ce n'est que chez Hérodien (1) et Solin (2) que l'on voit que les tatouages des Bretons représentaient toutes sortes d'animaux.

On a souvent dit que la richesse relative des parures celtiques prouvait un état avancé de civilisation qui contrastait étrangement avec ce que nous rapportent les anciens de la pauvreté des habitations et de la grossièreté des repas, et on a parfois tenté de récuser les témoignages grecs ou romains. Mais rien ne prouve que le rapport qu'on établit de nos jours entre les diverses conditions de la vie fiât le même chez les anciens Celtes que chez les nations modernes. Et il semble que l'aspect de la Gaule et de ses habitants ait bien été, à cette époque lointaine, telle que se le figurait Cicéron (3) : « Pourquoi », disait-il, « César veut-il rentrer dans sa province, sinon pour achever son œuvre ? Faut-il croire que le charme du pays, la beauté des villes, la civilisation et l'élégance des habitants le retiennent *? Qu'y a-t-il de plus rude que cette terre, de plus grossier que ses oppida, de plus sauvage que ses habitants? >'

La vie des Celtes nous est peu connue. A l'exception de César, qui l'a d'ailleurs peu observée, les anciens ne nous ont guère laissé que des anecdotes destinées à orner les

(1) Histoires, in, 14, 7.

( ') Collectanea, xxii, 20. Peut-être des tatouages sont-ils représentés sur les effigies de certaines monnaies. Blanchet, Traité des monnaies gauloises, p. 158.

(.3) Des provinces consulaires, 12,

recueils de morale enseignée par l'exemple. L'archéologie, en l'absence de tout monument épigraphique, ne nous fait connaître que les coutumes de l'inhumation ou de la crémation.

Voici ce que l'on a de plus sûr sur la condition des femmes et des enfants et sur les usages relatifs à la naissance et à la mort.

La femme apporte une dot, mais le mari y joint une valeur égale prise sur ses biens. Celui des deux époux qui survit reçoit les deux parts avec les fruits des années antérieures (1) Le maria sur sa femme le droit de vie et de mort. Quand un père de famille de haute naissance vient à mourir, ses proches s'assemblent et si l'on a quelque soupçon au sujet de sa mort, ils mettent les femmes à la question comme des esclaves ; si leur mauvaise conduite est démontrée, ils les font périr par le feu et dans toute sorte de supplices (2). Au siège de Gergovie, les mères de famille jetaient du haut des murailles des vêtements et de l'argent et, les seins nus, les bras étendus, suppliaient les Romains de les épargner ; quelques-unes se laissaient tomber à la force des bras et se livraient aux soldats (3). Quant à la polygamie en Gaule, on ne pourrait invoquer d'autre texte que celui cité plus haut et où le pluriel uxoribus s'oppose

(1) César, Guerre de Gaule, vi, 19. Cf. Justinien, Novelles, 97. La dot était en espèces d'après C. Jullian qui remarque que pecunias n'a chez César que le sens de « valeur monnayée » (Histoire de la Gaule, t. n, p. 408). Cf. H. d'Arbois de Jubain ville, Cours de littérature celtique, t. vu, p. 231-240. P. Collinet, Revue celtique, t. xvii, p. 321-333 ; Lefort, Revue générale du droit, t. IV (1880), p. 503-504.

(2) /6id., VI, 19.

(3) Ibid., vu, 47. Cf. H. d'Arbois de Jubainville, Cours de littérature celtique, t. vi, p. 321.

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au singulier paferfamilias (1). Chez les Bretons, les femmes appartiennent en commun à dix ou douze hommes, surtout à des frères, à des pères et à leurs fils ; mais les enfants qui naissent de ces unions appartiennent à celui qui a eu la femme vierge (2). En Irlaf de, on trouve tout naturel que (les hommes aient des rapports avec les femmes des autres, avec leurs mères ou leurs sœurs (3). La communauté des femmes existe en Calédonie (4j. Les Gaulois (raHta-.), rapporte un auteur anonyme, lorsqu'il se produit une disette ou une épidémie, châtient leurs femmes comme étant la cause de ces maux ; ils décident, sur leur conseil, de la paix ou de la guerre ; mais s'ils sont vaincus, ils coupent les têtes de leurs femmes et les jettent hors de leur territoire (5).

La littérature épique et les lois de l'Irlande nous font connaître un état social à peu près semblable ; le mariage irlandais est une vente par laquelle le père, ou le parent qui remplace le père défunt, cède à l'époux ses droits sur la femme ; la valeur d'une femme est évaluée à trois bêtes à cornes, plus le prix de l'honneur qui varie selon la condition sociale ; à côté de la femme légitime, le mari peut entretenir au domicile conjugal une ou plusieurs concubines.

(1) De bello gallico, vi, 19. Cf. au contraire vu, 66 • sanclissimo jurejurando confirmari oportere, ne lecto reclpiatur, ne ad liberos, ne ad parentes, ne ad uxorem adiUim habeat...

(2) Ihid., V, 14.

(3) Strabon, IV, 5, 4. Cf. Saint Jérôme, Contre Jovinien, ii, 7 ; MiGNE, t. xxui, col. 335.

(A) Dion Cassius, lxxvi, 12. Cf. ce que dit la femme du calédonien Argentocoxos, lxxvi, 16 ; et lxii, 6.

(5) Paradoxographus Vaticanus Rohdii, 25, 416, dans les Rerum naturalium scriptores graeci minores de O. Keller, Lipsiae, 1877, p. 109,

Lugaid, roi suprême d'Irlande, épouse sa mère. Un roi de Leinster a pour femmes les deux sœurs. Diarmait mac Fergusa, roi suprême d'Irlande, avait quatre femmes dont deux avaient le rang de reines. La coutume de la dot et du douaire est commune à l'ancienne Irlande et au pays de Galles (1).

La condition des femmes chez les anciens Celtes paraît donc avoir été assez misérable. La domination des femmes, qui est très fréquente chez les peuples belliqueux, nous dit Aristote, est inconnue chez les Celtes 2). Cependant, au milieu du i" siècle après notre ère, en Grande-Bretagne, les Brigantes sont gouvernés par une femme, Cartisniandua (3). Plus tard, en l'an 62 de notre ère, Prasutagus, roi des Iccni, avait désigné ses deux filles comme héritières de son royaume (4). En 61 après Jésus-Christ, Boudicca, femme de race royale, commande l'armée des Bretons (3\ D'après une tradition recueillie par un compilateur grec anonyme, c^était une femme, Onomaris, qui avait guidé les Galates lorsqu'ils franchirent l'Istros, et qui était devenue leur reine dans le pays qu'ils conquirent (6). Mais on ne trouve aucun autre fait semblable sur le continent et à des époques anciennes. On voit seulement que le mariage était un moyen souvent employé pour s'assurer une alliance politique ; ainsi Orgétorix donne sa fille à Dumnorix ; celui-

(1) H. d'Arbois de Jubainville, Cours de littérature celtique, t. VII, p. 210-241.

(2) Politiques, ii, 6, 6,

(3) Tacite, Annales, xii, .36.

(4) Ibid., XIV, 31.

(5) Tacite, Agricola, 16 ; 31 ; Annales, xiv, 35 ; Dion Cassius, abrégé par Xiphilin, lxii, 2.

(6) Revue des éludes anciennes, l. viii, p. 123.

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ci fait épouser à sa mère un noble Biturige, et marie sa sœur et ses parentes dans d'autres cités (1). Il est donc probable que les femmes n'étaient pas dénuées de toute influence. Nous verrons plus loin qu'on les prenait comme arbitres.

La fidélité des femmes celtiques était célèbre chez les anciens, et l'histoire et la légende oni recueilli quelques récits dont elles sont les héroïnes (2). L'historien Polybe (3) avait eu occasion, à Sardes, de parler à une femme galate célèbre pour sa sagesse et sa grandeur d'âme. C'était Chioinara, femme d'Ortiagon, roi des Tolistobogii. Elle avait été faite prisonnière dans la guerre contre les Romains, en l'an 189 avant Jésus-Chris! . Un centurion s'empara d'elle et lui fit violence. C'était un homme aussi cupide que débauché. On lui promit une grosse somme pour la rançon de la captive. Il la conduisit à l'endroit désigné. Mais, à peine les Gaulois avaient-ils remis au centurion l'or convenu et reçu Ghiomara, qu'elle fit signe à l'un de ses compatriotes de frapper le Romain au moment oii elle lui dirait adieu. Le Gaulois obéit et coupa la tète du centurion, qu'elle saisit et emporta dans les plis de sa robe. Arrivée auprès de son mari, elle jeta la tête à ses pieds. Ortiagon étonné lui dit : « Femme, la fidélité est une belle chose. » — « Oui », répondit-elle, « mais il y a quelque chose de plus beau encore : c'est qu'il n'y ait à vivre qu'un seul homme à qui

(1) Guerre de Gaule, i, 3 ; 18.

(2) H. d'Arbois de Jub.\inville. La légende et les femmes dans la plUs ancienne histoire des Celtes et de la Gaule, Revue celtique, t. VII, p. 129-144.

(;>) Histoires, xxii, 21. CI. Tite Live, xxxviii, 24 ; Plu- TARQUE, Des vertus des femmes, 22 ; Valère Maxime, vi, 1, ext. 2.

j'aie appartenu ! » Dans l'épopée irlandaise, la douce Derdriu se tue lorsque le roi d'Ulster, après un an passé avec lui, la livre au meurtrier de son mari (1). Gomme Chiomara, elle n'admettait pas qu'une femmS eut à la fois deux époux vivants.

Le dévoûment héroïque de la Gauloise Eponine (ou Emponê) à son mari Sabinus (2) est d'une époque où les Celtes avaient été pénétrés par la civilisation romaine.

Les malheurs et l'héroïsme d'une autre Galate, Gamma, prêtresse d'Artémis et femme du tétrarque Sinatos, racontés par Plutarque (3i, appartiennent-ils à l'histoire ou à la légende ? Il est impossible de le décider. Un des parents de son mari, Sinorix, devint amoureux d'elle et voyant qu'il ne pourrait triompher de su vertu et de sa fidélité, tua Sinatos par trahison. Il lui parla de sa passion, de sa puissance, de ses richesses et finit par lui avouer que, par amour pour elle, il avait assassiné son mari. Gamma d'abord le repoussa avec horreur, puis sembla s'adoucir et consentit enfin à s'unir à lui. Au jour fixé, dans le temple d'Artémis, suivant le rite traditionnel, elle lui présenta une coupe d'hydromel, en versa quelques gouttes par terre, en but une partie et invita Sinorix à boire le reste. Celui-ci aciieva la coupe. Avant l'arrivée des invités, Gamma avait mélangé à l'hydromel un poison mortel. Et elle eut la satisfaction, en mourant, d'avoir vengé son mnri par la mort de celui qui l'avait tué.

La femme celtique apparaît encore dans le récit de la

(1) H. d'Arbois de Juba inville. Cours de littérature celtique t. V, p. 236.

(2) Tacite, Histoires, iv, G7 ; Plutauque, De l'amour, 25 ; Dion Cassius, lxvi, 3, 2 ; IG, 2.

(3) Des vertus des femmes, 20 ; De l'amour, 22.

fondation de Marseille (Ij. Bien qu'accueilli par Aristote(2) et Trogue Pompée (3), ce récit semble être une fable généalogique imaginée pour donner une origine illustre à la famille marseillaise des Prôtiades. Gomme Nannos, roi des Segobrigii, préparait les noces de sa fille Gyptis (ou Petta), deux Phocéens, Simos et Prùtis (ou Euxenos), abordèrent en terre celtique et vinrent demander au roi son amitié et le terrain nécessaire pour établir une ville. Gelui-ci les invita au repas de fiançailles. Quand la réunion fut complète, la jeune fille entra et son père lui ordonna d'offrir une coupe d'eau et de vin à celui qu'elle choisissait pour mari. Gyptis se tourna vers les Grecs et présenta la coupe à Prùtis. Cet usage était-il celtique ou ligure? On ne peut le déterminer ; car, si le nom de Segobrigii est celtique, les environs de Marseille étaient alors occupés par les Ligures.

Les anciens, d'après ces exemples, semblent avoir parlé avec plus d'indulgence des femmes celtes que de leurs maris. Ce n'est qu'au iv" siècle après notre ère qu'on trouve rapportée une coutume celtique d'où l'on pourrait conclure que les femmes de l'Est de la Gaule étaient légères et coquettes. L'empereur Julien raconte que les Celtes prenaient le Rhin comme juge de la fidélité de leurs femmes (4).

(1) J'admets ici cette histoire ((juoiqu'il s'agisse probablement de Ligures), à cause du nom des Sego-brigii, qui paraît celtique ; cf. Sego-briga, Sego-dunum, Sego-marus, Sego-vellauni ; Nitio-hriges, Brigo-magus. La légende peut d'ailleurs être en partie de provenance celtique. L'étude en a été faite par C. Julhan, Histoire de la Gaule, t. i, p. 201-208.

(î) Athénée, xiii, 36.

(3) Justin, xliii, 3, 8-11.

('ij Discours, II. Cf. Lettre à Maxime, 16 ; Anthologie palatine, IX, 125 ; EusTATHE, Hijsmine et Hysminias, viii, 7 (Erotici scriptores graeci, éd. Didot, p. 570).

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Lorsqu'un enfant naissait, le père le mettait sur un bouclier, et le déposait sur le fleuve. Si l'enfant était légitime, il restait h la surface; sinon, les flots Ipiigloutissaient. Mais s'agit-il vraiment des Celtes et non des Germains? Chez Julien, CeJtis désigne la Germanie par opposition à Galatia, Gaule Transalpine (1).

Outre la fidélité conjugale, les femmes gauloises avaient d'autres qualités. Elles étaient grandes, fortes, belles (2), fécondes (3), bonnes nourrices et élevaient bien leurs enfants (4). Sur les occupations des femmes gauloises, r ous devons nous contenter du texte obscur de Strabon (o) où il est dit que les travaux des deux sexes sont répartis chez les Gaulois juste à l'inverse de ce qu'ils sont chez les Grecs, mais que c'es^ là une particularité qui leur est commune avec mainte autre nation barbare.

Nous savons par ailleurs que les femmes des Celtes accompagnaient leurs maris à la guerre 16). Les femmes et les enfants des Helvètes défendaient des retranchemeiiis contre les Romains (7). Les femmes des Bretons les excitaient au combat (8). Au siège de Gergovie, les femmes gauloises, pour encourager leurs maris, leur montraient leur chevelure éparse à la manière gauloise et amenaient

(1) Discours, m, '124 a ; cf. 279 c.

(2) Athénée, xiii, 79 ; Diodore, v, 32.

(3) L'accroissement de population est donne par les anciens comme la cause des émigrations gauloises, Jtllian, Histoire de la Gaule, t. i, p. 283, n. 2.

(4) Strabon, iv, i, 2 ; 4, 3.

(5) Géographie, iv, 4, 3.

(C.) PoLYBE, V, 78. 1. Cf. 77 ; 111 ; Tite Live, xxxviii, 23; (Galales) ; Tacite, Annales, xiii, 34 (Bretons).

(7) Plutarque, César, 18.

(8) Tacite, Annales, xiv, 34 ; 3G.

en leur présence leurs enfants (1). L'épopée irlandaise fait souvent mention de fées et de femmes guerrières {"i). Ammien Marcellin (n) nous fait un pittoresque tableau de la femme gauloise venant en aide h son mari engagé dans une querelle: il la montre plus forte que son mari, verdàtre, le cou gonflé, frémissante, balançant ses bras blancs énormes, jouant des pieds et lançant ses poings comme des :atapultes chassées par la corde enroulée.

Avant le passage des Alpes et la conquête de la Cisalpine par les Gaulois, il y eut chez eux une terrible guerre civile. Les femmes s'avancèrent au milieu des armées, et, prenant le rôle d'arbitres, réconcilièrent les partis en présence. Depuis lors, ajoute Plutarque, les Celtes n'ont pas cessé, quand ils délibèrent sur la paix et la guerre, d'admettre leurs femmes au conseil et de faire régler par leur arbitrage les coulestations qu'ils ont avec leurs alliés. Entre Annibal et les Celtes, il avait été convenu que si les Celtes avaient à se plaindre des Carthaginois, les généraux carthaginois les jugeraient, et que si les Carthaginois avaient à se plaindre des Celtes, le différend serait jugé par les femmes des Celtes (4).

Quant aux rapports du père avec ses enfants, César nous apprend qu'en Gaule le père avait droit de vie et de mort sur ses enfants (5), et Gaius remarque que les Galates

\l) Guerre de Gaule, vu, 48.

■J) Cath Finntrâgo edited by Kuno Meyer (Anecdota Oxoiiii iisia, nied. séries, i, 4), p. 76-77.

i Histoire romaine, xv, 12. Cf. Diodore, v, 32, 2. i) Des vertus des femmes, 6. Cf. Polyen, vu, 50. Paradoxo- Lji.iphus Vaticanus Rohdii, 46 [Rerum naturalium scriptores -i-"ri'i tniiiores, p. 112).

Guerre de Gaule, vi, 19.

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