OBSERVATIONS
roT.M,
Fig. 12. — Feuille i)onr inscrire les quarililés de lait prises par l’enfant à chaque tétée
dans les vingt-quatre heures.
bables seraient inscrits d’avance, il faudrait qu’ils pussent aller depuis 1.000 grammes jus(|u’à o. 000 grammes, mais ils seraient Irop grands et d’un maniement diflicile; si, ])Our éviter cet inconvénient, on les faisait plus pelils, les variations de la courbe deviendraienl à jieiiie
Ai. LA ITEM EN T AU SEIN
appivciahles el par constapicnl les gTaj)liiqiies inanqueraienl de clarlé.
Aussi avons-nous (Tabli des feuilles spéciales, (jui niesureiiL 3(3 cenliiiièlres de haul sur ^(3 de largeur. De petites lignes sont destinées à inscrire les poids de 5 en o graiiiines; devant des lignes de moyenne cj»aisseur sont |)laccs les cliiflres '23, 50, 75 et de grosses lignes niar- (piant les centaines. (,'.es dernières ne sont indiquées que par des zéros sur la feuille imprimée ; on dispose donc ainsi d’une sorte d’éclielle mobile (Voy. lig. 11).
11 suflitde mettre au milieu delà colonne, devant les zéros qui correspondent aux centaines, le cbilfre représentant, en kilos et en bectos, le poids do la naissance. Si l’enfant pèse par exemple 3.2100 grammes, on inscrit 32 devant les deux zéros (Voy. lig. 10), ce (|ui fait 3.200. Comme la bauteur de la page permet une dilférence de 1)00 grammes, on a généralement une place suflisante pour insérer toutes les variations qui surviennent pendant le séjour de l’enfant à riiôpital. Nos feuilles sont assez larges pour qu’on puisse inscrire le poids jusqu’au vingtième jour.
Dans un certain nombre de cas il ne sid’lit pas de peser l’enfant chaque matin; il faut encore, pour bien se rendre compte de ce qui se passe, le faire axant et après chaque tétée (Natalis Guillot). 11 est inutile pour cela de le déshabiller; on note le poids total de son corps et (le ses langes, puis on le met au sein ; quand on le retire, on le place de nouveau sur le plateau de la balance et l’augmentation do poids indique la quantité de lait qui a été absorbée. A la Clinique Tariiier, nous avons des feuilles sur lesquelles sont marquées les heures des tétées: ces heures, en ellet, dans un service d’bôpital doivent être lixées à l’avance. Devant chacune d’elles on peut inscrire la quantité et la variété des laits ])ris par l’enfant; une addition donne le total des vingt-quatre heures (Voy. lig. 12).
En ville, les sages-femmes elles gardes relèvent sur un carnet ce ([ue l’enfant a tété chaque fois qu’il a été mis au sein.
Une surveillance attentive est nécessaire; en elTet, il est certains nouveau-nés (pii, étant trop peu nourris, cessent de crier et lomlient dans un état de lorpeur qu’on croit facilement êti’e de la tranquillité : on déclai’e (pie ce sont des enfants sages ; chez eux, la miction est peu abondante, il y a de la conslijiation , ou mieux des garde-robes rares, ils sommeillent et, (piand on les met au sein, ils y restent longtemps ; ils exécutent bien des mouvements de succion (pii font croire ([u'ils
AI.LAITEMRNT l'Ail I.A MÈllE
tètent, mais en les observant de près, on constate (jn'ils n’avalent rien. Si on ne s’aperçoit jias de la situation dans laquelle ils se trouvent réellement, ils cessent bientôt complètement de téter et succombent. Dans les cas de ce genre, il ne faut pas trop attendre, sa ns quoi le nouveau-né deviendrait incapable même d'avaler à la cuiller. On doit le soigner comme un enfant né avant terme (Vo\ . p. 89), le mettre dans une couveuse afin (lu’il ne se refroidisse pas, lui faire des frictions et du massage sur tout le corps et recourir au gavage. Sous rintluence de ces soins, il cesse de diminuer de |ioids, il reste plus ou moins stationnaire, puis il avale et bientôt il recommence à augmenter.
Si la mère n’a pas assez de lait, on complétera la (|uanlité qui niamiue, soit on mettant l’enfant au sein d’une antre femme, soit en lui donnant des quanlitt's variables de lait d’ànesse ou de lait de vache sté-rilisé (Voy. XUailonenl mu: la, p. D2I).
Dans d’autres cas, c’est l’excès de lait trouvé dans le sein de la nourrice (|iii rend rcnfant souiïrant. Oc dernier tète glou to l'in ement et avale
Fig. 13. — Troubles dus à la suraliiiicnt.alioii chez un enlant nourri au soin par sa niùro
ALLAITEMENT AU SEIN
des quaiiUlés ciiiornialcs de li{|iiide, ce que déinonlre l’usage de la balance. Il iirine conslainmeni,, a des garderolies fréquentes el angmenle dans des proportions exagérées, de 00, 70, 80 gi'amrnes et môme davantage jiar jour; mais bientôt raccroissement cesse et des phénomènes de gastro-entérite surviennent, avec diarrliéc, coliques, cris, etc. l^u voici un exem|)le :
Au momentdesa naissance, l’eufant X... pesait 8.900 grammes; il descendit à 3.085 grammes le lendemain; le surlendemain, il pesait 3.700 grammes, et après le troisième jour, 3.005 grammes. A partir de ce moment, il augmenta d’une façon anormale (Voy. (ig. I3j.
Après le AMour, il pesait 3,735 gi‘..
la différence était de + 70 gr.
En cinq jours, il s’était accru de 380 grammes, c’est-à-dire de 70 grammes en moyenne, par jour. Il commença à ])résenter des troubles digestifs, des garde-robes fréquentes, puis liquides, verdâtres.
Après le 9" jour, il pesait 4.070 gr., la différence était de + 25 gr.
11 cessa donc d’augmenter et même diminua. On surveilla son alimentation, on l’empêcha de se suralimenter et on ne lui donna que les quantités nécessaires ; la diarrhée cessa, les garde-robes redevinrent jaunes et de consistance normale.
Après le l3-= jour, il pesail 4.100 gr., la dilîérence était de + 50 gr.
Ea courbe mcl bien en lumière l’exagération dans l’accroissement, puis les oscillations et la descente au moment des troubles digestifs, enlin l’ascensiou après la guérison.
C’est surtout dans ces circonstances qu’il faut exiger la régularité des tétées; elles ne doivent avoir lieu que toutes les deux heures; de ))lus, comme le lait qui s’accumule dans les canaux galactophores
ALLAITK.MENT PAU I.A MÈUE
et qui doit sortir le premier, est très aqueux, peu chari><‘ de ])riucipes nutritifs, il est bon d’eu faire sortir une ou deux cuillerées avant do mettre l’enfant au seiu. Ce dernier absorbe ainsi un liquide plus nourrissant et son tube digestif u’est pas inutilement cliargé.
I). — (Jtianiilés de lait prises par l' enfant du dixième jour à la fin de la première année. — Ces quantités ont été déterminées à l’aide de la balance. Bouebaud a fixé les ebilfres suivants qui ont été acceptés par Tarnier et Cban treuil et reproduits dans le tableau ci-dessous.
POIDS DU LAIT PRIS PAR TÉTÉE ET EN VINGT-QUATRE HEURES PAR UN ENFANT NOURRI PAR SA MÈRE (TaRNIER ET ChANTREUIL)
PAR TKTÉE