ALLAITEMENT PAU LA MÈRE
Lors(iu’on fait varier le nombre des enfants débiles qui tètent une nourrice, on fait vai’ier du même coup la production du lait. En voici un exemple pris entre beaucoup d’autres. La nourrice Al..., accouchée le :25 mai 1897, entreaux débiles le 11 juin (Voy. lig. 19) :
Du
au
13 juin, elle do
nna 720 grammes de lait i
i 2 enfants ;
Du
au
Du
au
Du
au
Du
au
Mais son propre nourrisson avait pris à lui seul l’énorme quantité de 810 grammes; il eut des troubles digestifs et on dut le rationner.
Du 18 au 19, la femme donna 700 grammes de lait à deux enfants. Son bébé n’avait été autorisé à prendre ce jour-là que 360 grammes.
Du 19 au ^0, elle donna 1.180 Du ;20 au !21 , — 1 .!2'20
Du 21 au “22, — 1.520
grammes à 3 enfants :
Du 22 au 23, — 1.720
Du 23 au 24, — 1.550
Du 24 au 25, — 1.510
Elus on mettait d’enfants au sein, plus la production était grande.
Et les femmes, qui sont capables de fournir une telle quantité de lait, peuvent le faire pendant longtemps; l’une, par exemple, donnait encore cinquante-huit semaines après son accouchement 1.690 grammes par jour ; l’autre, alors que son enfant avait près de quatorze mois, 1.880 grammes.
Le lait de nos nourrices, malgré son abondance, avait une constilution normale ; les analyses répétées de M. Michel ont montré qu'il renfermait en moyenne, par litre, 35 grammes de beurre environ.
On voit donc très nettement la quantité de lait s’accroître avec l’appel, avec le nombre d’enfants, pour diminuer quand les noundssons demandent moins ou sont moins nombreux. 11 y a, pour ainsi dii‘e, adaptalion dans la sécrétion, ceciui a des couséquencesj)rati([ues importantes.
Les femmes qui ont un gros enfant prenant beaucoup et ((iii vont se |)lacer nourrice pour allaiter un nouveau-né tétant relativement
ALLAITEMENT AU SEIN
peu, ne produiseiiL bientôL plus que la quauülé de lail nécessaire à ce dernier.
Au couLraire, les mères, qui oui des jumeaux, arrivent à fournir assez de lait pour leurs enfants. En voici nu exemple. Une petite femme maigre, assezchétivc, d’aspect soulTreteux, avait mis au monde
deux jumeaux le 14 janvier 1899. Elle nourrit l’iin d’eux appelé René ; il pesait :2.G30 grammes à sa naissance, tomba à 2.500 grammes, puis eut une courbe régulièrement ascendante, si bien que le 30 janvier il pesait 2.980 grammes, il prenait 500 grammes au sein de sa mère (Voy. lig. 20).
L’autre enfant, appelé Robert, qui pesait en venant au monde 2.600 grammes, fut allaité d’abord par une nourrice ; il tomba à 2.400 grammes puis commença à s’accroître. La mère ne voulait nourrir qu’un seul de ses enfants ; mais que serait devenu le second à sa sortie de l’hôpital? Tout en le laissant téter la nourrice, on le mit aussi bientôt au sein de
Fifï. 19, — Les quanlilés de lait foui'nies par la nourrice SC modilient suivant le nombre et suivant la demande de ses nourrissons.
sa mère ; le 23 janvier il y prit 110 grammes, puis 250, 300, 360, 410 et 520 grammes, qui lui suffirent. R tétait, bien entendu, de moins en moins la nourrice; on la lui supprima. Le jour de son départ, le 30 juin, il pesait 2.725 grammes. Notre petite accouchée, d’apparence si médiocre, allaitait ses deux enfants qu’elle put continuer à nourrir chez elle; la ([uantilé de lait qu’elle avait fournie s’était accrue progressivement avec la demande et elle en produisait à elle
N| |2| |4| |6| |8| |I0| |I2| |I4| |I6| M 1^! 'ït ^
Janvier 1899
Janvier 1899
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Lait de la mère
KSsLaitde la Nourrice
Fit;. ‘JO. — Fciiimo ayaiil. ilu.s jmiiciuix. FIId iiouri'il il’aliord (‘.xdusivcim'nl lo prrrnior (n)loniu‘s Mi'iics). — Ijc (Iciixirmi^ r.sl ii.llailii ])ai' iiiio iiourriri' (colonm'S routes). partir du uriivirmi' jour, il pruiid, lui aussi, Ir sein do sa iiioiX!, ipii lui l'üuiuil. do jilus en plus ol, l'allailo si’uli' à liarlir du ipiiu/idiiu* Jour. — Los ooloiim.’s uoiros, sur la lij^uro (|ui apparlieul au pi’omior iumeau. iiioiilii.'ul i|uu les ipiaidiliis do lait l'ouruios [lar la iiièru au^iuouleul. jouruolloiuenl.