A I H I. J<] S S E GONG E N I T A E E
exposé au coiiraiil d’air chaud passanl de l’élagc inférieur à l’élagc supérieur, au point 1 1 .
« Sur l’une des parois latérales, au niveau seulement de l’étage inférieur, se trouve une porte à coulisse occupant toute la longueur de cette paroi (7, fig. 3d) et pouvant être tirée dans les deux sens, suivant (|Li’on veut l’ouvrir ou la fermer. C’est par cette porte qu’on introduira dans la couveuse (Voy. plus loin) des boules d’eau chaude en grès, connues sous le nom de moines (1). A défaut de ces moines, on pourrait se servir provisoirement de bouteilles.
« .\u niveau encore de l’étage inférieur, mais à l’un des bouts de la caisse, sur la paroi 13, il existe une petite baie de 6 centimètres de liant sur 10 centimètres de long, recouverte par une trappe ayant une hauteur de G centimètres et une longueur de 8 centimètres seulement, par conséquent moins grande dans ce dernier sens que la baie (!2), de manière à permettre toujours le passage d’une quantité suffisante d’air, môme lorsque la trappe se trouve placée exactement devant l’ouverture ; quand on veut activer l’aération, on repousse la trappe de côté en la faisant glisser sur les coulisses qui la maintiennent ajipliquée contre la paroi 13.
« Dans l’espace qui fait communiquer les deux étages de la caisse (11) on place une éponge (7) imbibée d’eau pour humecter l’air ; mais cette éponge ayant rinconvénient de se dessécher vite, on peut la remplacer par un bol rempli d’eau. En outre, un thermomètre (8) est destiné à marquer la température de l’appareil ; nous l’avons indiqué, appliqué contre l’une des parois latérales, mais nous le plaçons habituellement près de reniant, pour avoir plus sûrement la température de la couche d’air au milieu de laquelle il se trouve. » (Tarnier et Budin.)
La couveuse est chauiïée à l’aide de 4 ou 5 boules en grès ou moines: on en remplit trois d’eau bouillante et on les place dans l’appareil; quand le thermomètre de la couveuse a atteint 25°, 28°, 30°, on met l’enfant à la place qu’il doit occuper. La température sera plus ou moins élevée suivant que l’état de faiblesse congénitale est plus ou moins accentué; si l’enfant n’est pas extrêmement débile, une température de 25° à 20° est le plus souvent suffisante.
Suivant qu’il fait j)lus ou moins froid à l’extérieur, on ajoute toutes les heures ou toutes les deux heures une nouvelle boule d’eau très chaude, pour que la température reste à cette hauteur. L’air pénètre
TRAITEMENT
parla Irappe^, marche dans le sens indiqué par les (lèches, s’échaude en passant sur les houles et moule vers renfauL pour sortir en 3.
Celle couveuse en hois a été peiTeclionnée. Comme il y a grand intérêt à pouvoir surveiller très attentivement l’enfant, on a imaginé des couveuses dont toutes les parois, sauf celle du fond, sont en verre; CCS parois sont maintenues dans des cadres en fer. La plus simple, la })lus économique, la plus facile cà manier nous parait être une couveuse en hois et en verre dont nous reproduisons le dessin. (Voy. fig. 38 )
Il est facile de nettoyer ces appareils en y brûlant du soufre et en les lavant soigneusement avec des solutions de suhlimé.
Il existe encore de grandes couveuses, appelées couveuses Lion. Elles empruntent à l’extérieur l’air qui, après avoir été chaulfé au gaz, va circuler autour de l’enfant. Ces appareils nécessitent une installation complète de tuyaux communiquant avec l’air du dehors, et de tuyaux qui amènent le gaz. Cela exige forcément un peu de temps pour l’installation et des dépenses que toutes les familles ne peuvent supporter. De plus, à la Maternité, il nous a fallu retirer trois fois les enfants qui s’y trouvaient pour les mettre dans d’autres couveuses. En clfet, la période la plus froide de l’année est l’hiver. C’est à cette époque aussi que les nuits sont longues. Si l’air extéiâeur est plus froid, il faut brûler plus de gaz pour le réchauffer ; or, comme on en consomme beaucoup en ville, la pression devient moindre dans les conduits et, à la fin de la nuit, elle était tout à fait insuffisante ; la température ne pouvait être maintenue au degré voulu.
Citons encore la couveuse métallique en forme de berceau du D*’ DifVre, de Montpellier ; elle est très simple, elle se trouve fermée en haut par des vitres, et elle est chaulfée par une lampe à pétrole; il en résulte parfois une odeur désagréable ; de plus, elle coûte assez cher.
Le professeur Ilutinel a imaginé une couveuse en faïence qu’il
emploie aux iMifaiils-Assislés ; elle ne permel de voir renfant que par le couvercle, mais il est très l'acile de la rendre aseptique.
Le prol'esseur Focliier, de Lyou, a récemment présenté une couveuse cliaulïée par l’électricité ; sou prix est élevé et, ])Our ])Ouvoir l’utiliser, il faut avoir à sa disposition un courant électrique ; maiselle maintient la température très constante et elle peut rendre de grands services ])our des recherches.
Afin d'éviter que le nouveau-né se refroidisse lorsqu'on le change ou qu’on le fait téter, M, le professeur Pajot, vers 1885, avait fait disposer à la Clinique d’accouchement de la Faculté une chambre, ou couveuse géante, dans laquelle ou pouvait placer les enfants atteints de faiblesse congénitale. Mais les nourrices étaient obligées de se rendre et de séjourner dans cette étuve pour y donner à téter ; déplus, les enfants étant éloignés de leurs mères, ces dernières ne pouvaient ni contribuei’ à l’allaitement, ni surveiller leur nourrisson dont elles se désintéressaient trop facilement.
Mieux vaut mettre le nouveau-né dans une couveuse qui puisse être placée dans la meme salle que la mère et à côté d’elle ; la surveillance exercée par cette dernière n’est pas à dédaigner. On n’a pas toujours à sa disposition des personnes très attentives; si donc une garde ou une infirmière devenait négligenle, la mère ne manquerait pas de faire remarquer qu’oii laisse la couveuse se refroidir. 11 faut de plus s’organiser })Our que raccouchée donne elle-même à téter à son enfant.
A quelle température doit-on maintenir la couveuse? Entre 50° et 5;2°, disait-on au début. Pour nous, sauf dans certains cas exceptionnels, cette température est trop élevée. A la Charité, quand on mettait les enfants dans des couveuses à 50°, on les vovait souvent couverts de sueur, criant et s’agitant; ils faisaient même de tels mouvements qu’ils linissaient par se débarrasser de leur maillot, et on les retrouvait presque nus. La température était donc trop considérable ; nous ne la laissâmes plus monter qu’à !25° ou !26“ centigrades.
Quand nous sommes arrivée la Maternité, nous avons été frappé de voir que les débiles, qui étaient dans des couveuses en verre et en fer dont les thermomètres marquaient 50°, ne ])araissaient point en souffrir. Eu examinant de plus près, nous avons constaté que chaque tliermomèlre était placé au-dessus, mais à une |>etite distance du réservoir d’eau cliaude ; il subissait doue l’action du rayonnement. En le transportîint à l’autre cxti'émité du compartiment réservé à l'enfant.
TRAITEMENT
il ne marqiiail plus que 25° à 20°. Nous avons doue adopté cette temj)ératui‘e, qui parait généralement sulTisante. Cependant, pour les entants extrêmement j)etits, on peut les laisser pendant un certain nombre d'heures, au début, à une température un peu plus élevée, à 28° et 30°.
11 semble que la couveuse doive, non pas précisément fournir de la chaleur à l’enfant débile, mais surtout lui permettre de ne pas trop perdre de celle qu’il produit lui-même.
Les débiles doivent-ils, dans la couveuse, être habillés ou non ? .M. I* orak ayant aussi constaté qu’ils se débarrassaient de leur maillot par leurs mouvements, avait Uni par les y laisser nus. Mais si par hasard on commet la faute de ne pas suflisamment changer l’eau chaude, l’enfant non vêtu pourra se refroidir très vite. Il vaut donc mieux, sinon remmailloter, ce qui l’emprisonne et l’immobilise trop, du moins l’iiahiller ; une chemise, une brassière et une petite culotte en laine sont suftisants, et sous ces vêtements, la température du corps est plus élevée de deux ou trois degrés que celle de la couveuse ; ils laissent de plus à ces petits êtres toute la liberté de leurs mouvements.
11 est bon du reste, surtout au début, quand les enfants sont très chétifs, d’essayer d’activer leur circulation à l’aide du massage. Pour cela, ayant déshabillé et placé l’enfant devant un feu clair, on frictionne et on pétrit légèrement les parties charnues des membres et du tronc, et l’on fait mouvoir doucement les articulations avec la main enduite d’huile chaude, ou avec la main dans le creux de laquelle on a versé un [)eu d’eau de Cologne ou d’alcool. Ces manipulations sont pratiquées pendant cinq minutes environ; on les répète deux ou trois fois dans les N ingt-quatre heures.
Quand on esta])pelé près d’un enfant dont la température est tombée notablementau-dessous de la normale, l’emploi de la couveuse estil toujours suffisant ? Il y a intérêt àréchaulfer vite le débile ; pour cela, l’emploi des bains chauds rend alors les plus grands services.
Ces bains peuvent être administrés de deux manières dilférentes.
1° Ltanl donné, ])ar exemple, un enfant dont la température rectale est de 3L° centigrades, on ])eut le plonger dans l’eau qui a été portée à 38°j et l’y laisser pendant quinze ou vingt minutes environ. On constiite que la température interne du (bdjile s’élève el atteint progressivement 35”, 3ü“, 37°, 37°5. On le retire alors du bain, on le met dans
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lii couveuse el ou cherche, en notaul, sa lempéraLure rectale à plusieurs reprises, à savoir pendant combien de temps l’action de l’ean chaude se ])rolonge.
52° On peut aussi procéder autrement. L’enfant chez lequel le thermomètre placé dans le rectum marque 34°, est mis dans de l’ean dont la température est supérieure d’un degré seulement à celle de son corps, c’est-à-dire de l’ean à 33°. On augmente peu à peu la clndeur du bain, et on atteint 38“ ; la température s’élève chez l’enfant jus- ([u’à 37°. Quand l’enfant est resté dans l’eau pendant vingt minutes environ, on le retire et on le remet dans sa couveuse. On constate alors que sa température rectale reste plus longtemps au voisinage de la nonnale et s’abaisse beaucoup plus lentement qu’après la première manici’e de procéder.
Au point de vue pratique, la température de l’enfant se maintient donc beaucoup plus longtemps aux environs de 37°, ([uand l’eau dans laquelle il a été ])longéet maintenu pendant vingt minutes, est devenue progressivement pins chaude. On renouvellerait le bain deux ou Irois fois dans la journée si la température s’abaissait de nouveau.
Tontes les heures et demie on toutes les deux heures, suivant les cas, 011 enlève le couvercle et on retire l’enfant pendant quelques instants, afin de l’alimenter et de faire rapidement sa toilette. 11 ne doit rester exposé à l’air de la chambre que le lemps strictement nécessaire; on s’arrangera pour que cet air soit à i20° environ; on pouvait penser qu’ainsi retiré de la couveuse, le nouveau-né s’enrhumerait facilement, mais l’expérience a prouvé qu'il n’en est rien.
Le nombre de jours pendant lesquels on devra laisser les enfants dans l’appareil est très variable. Habituellement, l’incubation artificielle est continuée pendant une ou deux semaines ; elle a pu être prolongée pendant quarante jours. Le moment où on doit définitivement retirer le nonveau-né est subordonné à son état ; en général, tant qu'il est atteint de faiblesse congénilale, il reste volontiers dans la couveuse où il dort ])resqne continuellement, il est bon de l’y laisser séjourner. Certains enfants, en devenant plus vigoureux, crient chaque fois qn’on les remet dans l’appareil et se taisent quand on les en extrait; il faut tenir com[)te de cette indication.
Quand nous laissions les enfants séjourner longtemps dans la couveuse à la temj)érature de 30°, ils paraissaient parfois s’engourdir et leur poids ne progressait ])lus, quoique l’allaitement lut régulier ; il